Le Sidney Crosby des chevaux en ville

Pour la troisième fois depuis sa renaissance à... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Pour la troisième fois depuis sa renaissance à Trois-Rivières, le Prix d'été se tiendra ce dimanche à l'Hippodrome 3R. On retrouve sur la photo Claude Lévesque, président du Club jockey du Québec, Vincent Trudel, directeur général du Club jockey du Québec, et Benoît Côté, président d'honneur de l'événement.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il devrait y avoir foule à l'Hippodrome 3R ce dimanche avec la tenue du troisième Prix d'été, le plus gros événement de la saison dans le monde des courses de chevaux attelés.

Et pour l'occasion, le record de piste pourrait bien être fracassé avec la venue d'un des meilleurs chevaux de quatre ans en Amérique du Nord, Wiggle It Jiggleit.

L'année dernière, la bête originaire de l'Indiana a réalisé un record du monde sur la distance d'un demi-mille. En carrière, elle a amassé plus de 3 M$ en gains et a été nommée le cheval sous harnais de l'année en 2015 au sud de la frontière.

Les dirigeants du Club jockey du Québec, propriétaire du cercle de course trifluvien, se frottent les mains d'avoir pu attirer un tel nom pour la course principale dont la bourse sera de 200 000 $.

«C'est comme si Sidney Crosby venait jouer ici. Les gens vont s'en rappeler», lance le président du conseil d'administration du CJQ, Claude Lévesque.

«C'est comme si Céline Dion venait chanter à ton mariage», ajoute l'annonceur à l'hippodrome, Guy Lafontaine, provoquant les rires de la foule.

Wiggle It Jiggleit est à ce point rapide qu'on estime que, si la météo le permet, le record de piste de 1:50,3 tombera, lui qui partira en pôle après le tirage de mercredi. À la condition que le cheval soit intéressé à faire de même. C'est que les quatre autres bêtes qui seront du départ lors de cette course pourraient avoir du mal à l'approcher.

«Pour les records de piste, ce qui est important, c'est le challenge. Si personne ne le challenge, il pourrait se contenter que de gagner. Mais je m'attends à ce que deux des autres chevaux soient agressifs. Ça pourrait nous donner un mille très rapide», analyse Daniel Delisle, expert en la matière et journaliste pour le CJQ.

Un outil pour développer la crédibilité

La venue de Wiggle It Jiggleit à Trois-Rivières ne devrait pas intéresser uniquement les amateurs qui se déplaceront au parc de l'Exposition dimanche. Le programme sera diffusé à travers l'Amérique du Nord dans des milliers de salons de paris. Pour une industrie qui tente de se refaire une santé après avoir été anéantie de la carte en 2009, c'est un coup de marketing important.

«Ça prend un événement comme ça. On se fait demander pourquoi ne pas mettre ce 200 000 $ dans les courses locales. C'est sûr que ça prend de l'argent pour les courses locales, mais si tu n'as pas de visibilité ou de crédibilité, comment mettre l'Hippodrome 3R sur la carte?

Comment convaincre quelqu'un du New Jersey qu'on est sérieux et que ça vaut la peine de parier sur une base hebdomadaire? La concurrence est vive dans ce domaine», souligne Delisle.

Des propos que partage Claude Lévesque, qui estime qu'à long terme des bourses de la sorte permettront de ramener quelques gros noms québécois à domicile, ailleurs au Canada ou aux États-Unis afin de toucher les niveaux de bourses qu'ils méritent.

«On a les meilleurs hommes à chevaux du monde, avec les Yannick Gingras, Daniel Dubé et la famille Fillion, mais il manquait un programme qui est intéressant. Moi-même, mes chevaux sont à Toronto ou en Floride l'hiver.»

D'ailleurs, le réputé conducteur Yannick Gingras reviendra au bercail le temps de ce programme, afin de tenter de mener un cheval de l'un des meilleurs entraîneurs du continent, Ron Burke, à la victoire.

On espère attirer entre 4500 et 6000 personnes lors de ce programme de 12 courses dédié aux chevaux de 4 ans. C'est le membre du Temple de la renommée des courses sous harnais canadien Benoît Côté qui assure la présidence d'honneur de la journée.

Pas de nouvelles du gouvernement

Alors que le Club jockey du Québec tente de mettre en place un programme crédible, il est toujours sans nouvelles du gouvernement québécois, à qui il a demandé un peu d'aide afin de relancer l'industrie du cheval de course. On espère récupérer une portion de la taxe provinciale payée sur chaque pari afin d'offrir des bourses plus généreuses.

«On compétitionne le gouvernement, avec Loto-Québec, concède Claude Lévesque pour expliquer ce silence. On ne veut pas une aide comme une subvention, ce qu'on veut, c'est de nous laisser une portion de la taxe sur les paris. On crée de l'emploi en campagne. C'est beau Montréal, c'est beau, tout le monde bien habillé dans les casinos. Mais il faut aussi penser à la campagne.»

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