Les volleyeurs canadiens en quarts de finale

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Glenn Hoag et l'équipe canadienne de volleyball ont maintenant rendez-vous avec les Russes.

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(Trois-Rivières) Peu de gens les croyaient capables de traverser la ronde préliminaire du tournoi olympique et ainsi se qualifier en quarts de finale. Pourtant, ils y sont parvenus!

Glenn Hoag aura le privilège de diriger l'équipe nationale de volleyball, mardi matin, dans ce qui s'avérera l'un des matchs les plus importants du programme dans les 30 dernières années.

Une rencontre au sommet qui n'aurait jamais été possible sans le travail acharné de l'entraîneur originaire de La Tuque.

«On vit une belle histoire. Et le plus encourageant dans tout ça, c'est que je pense que nous n'avons pas encore affiché notre plein potentiel. Les gars savent qu'ils peuvent mieux faire», a lancé Hoag, mardi depuis le Brésil, en entrevue téléphonique avec Le Nouvelliste.

La sélection canadienne peaufinait alors sa préparation en vue de la rencontre contre les Russes, prévue pour 9 h.

Le Canada, étonnant deuxième du groupe de la mort - le groupe considéré comme le plus compétitif -, ne cesse d'impressionner depuis le début. En étudiant les parcours respectifs des sept autres délégations, il n'y a aucun doute que le Canada forme l'équipe cendrillon à Rio.

Tout a commencé avec une victoire par blanchissage face aux Américains. Une victoire qui a trouvé écho partout sur la planète volleyball.

Les Canadiens ont fait sensation en bafouant leurs voisins, qui ont sans doute regardé leurs adversaires de haut avant le déclenchement des hostilités.

Il fallait ensuite affronter les Brésiliens au mythique Maracanãzinho, un endroit considéré comme la Mecque du volleyball en Amérique du Sud.

Malgré un revers en quatre manches, nos représentants ont démontré beaucoup de hargne et ont fait trembler les joueurs du pays hôte.

Face aux Français toutefois, ils ont frappé un mur. «Notre pire match du tournoi. On ne s'est pas présenté», avait confié aux médias, non sans amertume, le fils de Glenn Hoag, Nicholas, seul Québécois du club.

Ça prenait donc deux victoires pour mériter le précieux billet éliminatoire. Il fallait battre les Mexicains et les Italiens, pas une tâche facile contre ces derniers, établis comme grands favoris du groupe.

«Ils ont laissé quelques partants sur le banc, mais nous devions quand même gagner. La pression était forte et nous les avons battus en quatre manches. Nous devions vaincre deux grosses équipes de notre groupe et on a réussi en gagnant contre l'Italie et les États-Unis. C'est une grande fierté.»

Les performances du Canada à Rio font jaser. Pas seulement au Brésil, ici aussi.

Des millions de téléspectateurs découvrent cette équipe pourtant inconnue de la majorité il y a quelques semaines à peine. Bon nombre de Canadiens n'étaient même pas au courant de la qualification olympique en volleyball masculin!

«Je me tiens un peu loin des distractions alors j'ignore comment les gens réagissent au pays. Les gars suivent ça davantage sur les réseaux sociaux», sourit Hoag.

«Mais j'entrevois le genre d'engouement que ça peut entraîner. C'est super, je suis content qu'on parle de volleyball. Au Brésil et en Europe, ce sport attise les passions, les gens adorent ça», fait remarquer l'entraîneur natif de La Tuque, qui n'a pas eu l'occasion d'assister à d'autres compétitions jusqu'à maintenant pendant ces Jeux olympiques.

Il faut dire que le site du volleyball se trouve à environ une heure de route du village des athlètes.

«Si le temps nous le permet, nous irons sans doute voir d'autres compétitions. Ça dépend de notre parcours éliminatoire. Alors moins nous avons de temps, mieux c'est!»

Exploiter les faiblesses russes

Ils n'ont pas affronté les Russes très souvent ces dernières années, mais les Canadiens seront prêts pour le match sans lendemain de mercredi matin, promet Glenn Hoag. «Il faut éviter les erreurs mentales. En milieu de tournoi, je trouve que nous avons commis plusieurs fautes d'exécution et d'engagement. Par contre, nous avons toujours trouvé la capacité de nous relever. Il n'y a pas d'individualité dans ce groupe.»

Hoag connaît aussi les faiblesses de ses adversaires, reconnus pour être très physiques. «Ils misent sur de bons attaquants. Par contre, ce ne sont pas les meilleurs passeurs. En variant nos services, nous pourrions causer la surprise.»

Chose certaine, les Russes ne pourront se permettre de sous-estimer le Canada. Cette époque semble enfin révolue.

«Je parle beaucoup aux entraîneurs aux Jeux et ils sont étonnés. Les autres pays nous respectent.»

Et ça, c'est déjà une grande victoire signée Glenn Hoag.

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