Langlois: «J'ai donné tout ce que je pouvais»

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Sixième de la finale B, Andréanne Langlois a terminé en 14e position du K1-200 mètres aux Jeux olympiques de Rio.

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(Trois-Rivières) Fidèle à son habitude, la kayakiste Andréanne Langlois a tout laissé sur les eaux du lac Rodrigo de Freitas, mardi à Copacabana, lors de la finale B du K1-200 mètres.

Sixième à rallier l'arrivée, la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières a finalement complété son épreuve de prédilection en 14e position aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Vivement déçue d'avoir raté la finale A par seulement une demi-seconde la veille, la Trifluvienne d'adoption de 23 ans a amorcé sa course sur les chapeaux de roue, en détenant même la première place lors des 100 premiers mètres.

Puis, dans le dernier droit, la lutte s'est intensifiée si bien qu'elle a terminé sixième, à seulement 42 centièmes de la première position arrachée par Natasa Douchev-Janic, une expérimentée Hongroise qui savourait ses cinquièmes Jeux olympiques.

«Je me sentais mieux que lundi. J'ai donné tout ce que je pouvais. Je pensais avoir obtenu un meilleur résultat, mais c'était très serré. Je suis quand même contente de ma course», a commenté l'athlète originaire de Lac-Beauport en entrevue téléphonique avec Le Nouvelliste.

Malgré une appréciation en demi-teinte de son résultat final, Langlois a admis avoir connu une progression impressionnante au cours de la dernière année.

Cinquième au Championnat du monde U23 en 2015, la voilà qu'elle pointe maintenant au 14e rang mondial chez les seniors, à 23 ans seulement. Dire qu'il y a six mois à peine, elle n'avait pas encore établi de priorité à l'entraînement entre le 200 m et le 500 m... en prévision des Mondiaux U23!

«Présentement, pour ne pas broyer du noir, je dois me rappeler le chemin parcouru au cours des derniers mois. Il y a six mois, je ne m'entraînais même pas en fonction des Jeux olympiques. C'est sûr qu'en tant qu'athlète, on n'est jamais pleinement satisfait. Je suis déçue de mon résultat aux Olympiques, mais mon parcours jusque-là a été impressionnant.»

Son entraîneur au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, Mathieu Pelletier, a justement souligné que la petite rameuse avait prouvé qu'elle appartenait à l'élite mondiale. «La connaissant, elle va être déçue. Mais je ne pense pas qu'elle doive être déçue de sa course, elle a très bien ramé. Elle a montré qu'elle avait la vitesse pour être là et qu'elle était de calibre avec ces filles-là, mêmes celles de la finale A.»

Lors de la grande finale, la Néo-zélandaise Lisa Carrington a une fois de plus prouvé qu'elle était dans une classe à part en défendant avec succès son titre olympique acquis à Londres en 2012. En plus de deux médailles d'or olympique, elle a aussi été sacrée championne du monde quatre fois en autant de tentatives depuis 2011 sur 200 m.

Sur le podium, elle a été accompagnée de la Polonaise Marta Walczykiewicz (argent) et l'Azerbaïdjanaise Inna Osipenko-Rodomska (bronze).

Fierté et admiration

Au club de Canoë-kayak de Trois-Rivières, les regards des rameurs rassemblés pour encourager leur coéquipière étaient remplis d'admiration. Son entraîneur Mathieu Pelletier parlait de sa protégée comme un excellent modèle à suivre pour les jeunes. «Nous sommes une grande famille ici et ça paraît en voyant tous ceux qui se sont déplacés au club pour l'encourager. Nous sommes fiers de sa performance et elle représente un bel exemple pour tous. En la voyant aux Olympiques, elle permet de tracer le chemin pour les plus jeunes.»

Ses parents Jean-Denis Langlois et Line Fortin ne faisaient pas exception au sentiment de fierté généralisé dans la foule. «Elle a fait preuve de beaucoup de persévérance pour se rendre là. Ça représente 15 ans de travail, de sacrifices et d'abandon pour son sport», a commenté sa mère, impatiente de serrer sa fille dans ses bras à son retour au pays la semaine prochaine.

Son père a également rappelé, à juste titre, que le meilleur était encore à venir pour sa cadette. «Elle a encore beaucoup de temps pour s'améliorer. Dans quatre ans, ce sera autre chose qui va l'attendre. Les résultats ne seront pas les mêmes.»

Vendredi, Andréanne Langlois représentera le Canada lors du K4-500 m en compagnie d'Émilie Fournel, KC Fraser et Genevieve Orton. Quatorze pays seront en lice et la course des Canadiennes en vague préliminaire est prévue à 8 h 44.

«On est ici d'abord parce que nous aimons le kayak alors on va aborder ça avec du plaisir. On ne se met pas de pression pour le K4. Ça va juste être le fun de pouvoir profiter des Olympiques, ensemble.»

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