«Elle sera toujours ma championne»

À l'instar des nombreux rameurs rassemblés au Club... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

À l'instar des nombreux rameurs rassemblés au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, Jean-Denis Langlois (à gauche) et Line Fortin (à droite) étaient en liesse pendant les courses de leur fille Andréanne, lundi.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Andréanne Langlois a beau être restée sur son appétit à la suite de sa demi-finale en K1-200 m aux Jeux olympiques de Rio, ça n'empêchait pas ses parents, coéquipiers et amis de déborder de fierté lundi matin.

Au milieu d'une marée de rameurs rassemblés au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, son père Jean-Denis Langlois et sa mère Line Fortin avaient du mal à retenir leurs larmes après la demi-finale.

«Elle a cru qu'un jour elle irait aux Olympiques et elle a réussi on rêve. C'est exceptionnel ce qu'elle a fait, on est fiers d'elle.

Elle est rendue une grande dame. Elle sera toujours ma petite cocotte, mon bébé, ma championne», a témoigné sa mère alors que les larmes de joie coulaient sur ses joues.

Le rythme cardiaque a d'ailleurs atteint des sommets pour la mère de la jeune rameuse de 23 ans originaire de Lac-Beauport. «C'est assez intense! J'ai pris mon pouls après la course et il était autour de 125 (battements par minute)».

Tout au long des 40 secondes que dure cette épreuve de sprint, on pouvait entendre Line Fortin s'époumoner parmi la foule. «On voudrait tellement être là pour pagayer à sa place. On voudrait la pousser et l'aider.»

Un départ canon

Comme elle en a l'habitude, Langlois a connu un départ canon en demi-finale, faisant même miroiter une participation à la finale A.

Pour son entraîneur au CKTR, Mathieu Pelletier, il s'agit d'une performance satisfaisante. «Ses forces étaient là, on l'a vu dans la première portion du parcours. Mais il reste encore à travailler sur la deuxième moitié. Aussi, l'horaire ne l'avantageait pas nécessairement avec deux courses aussi rapprochées. Comme elle est une sprinteuse pure, elle n'a peut-être pas eu suffisamment de temps pour récupérer par rapport à ses qualités physiques.»

Néanmoins, en voyant sa protégée chauffer la championne olympique en titre lors des 100 premiers mètres, Pelletier a compris que l'avenir s'annonçait bien rose. «Elle a montré qu'elle avait le bon niveau pour ramer avec ces filles-là et qu'elle avait le potentiel de faire une finale A. Au bout du compte, tout est positif pour elle.»

Vers Tokyo

Conscients que leur cadette serait déçue de ne pas accéder à la finale A de l'épreuve K1-200 m, ses parents demeuraient remplis de fierté tout en remettant sa participation aux Jeux olympiques en perspective.

«C'est toute une vie axée sur une performance de 40 secondes. Il n'y a pas beaucoup de différence de la troisième à la sixième place. Elle a donné son maximum et c'est ce qu'on pouvait s'attendre d'elle», a indiqué son père Jean-Denis.

«Normalement, cette année, son objectif était fixé sur les Mondiaux juniors et elle finit par se classer pour la finale B des Jeux olympiques. C'est un bon accomplissement», a ajouté le paternel.

Contrainte de regarder l'action à distance, loin de Rio, Line Fortin promet d'ailleurs d'être sur place pour assister aux prouesses de sa fille en 2020. «C'est un beau cadeau de la voir aux Olympiques. J'aurais aimé vivre ça avec elle, mais je vais me reprendre dans quatre ans. Ça promet pour Tokyo!»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer