Spénard a encore le feu sacré

Richard Spénard... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Richard Spénard

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il ne suit plus les courses comme avant, mais à 62 ans, Richard Spénard a toujours le feu sacré pour le sport automobile.

Après une absence de dix ans en piste au GP3R, le célèbre instructeur a participé aux deux épreuves de la Coupe Nissan Micra, une série où des vétérans aguerris comme lui et Bertrand Godin côtoient les jeunes tels Xavier Coupal, Kevin King et Olivier Bédard.

«Je ne me retrouve plus aussi souvent en piste, mais je réalise que j'aime encore me mettre de la pression», souriait l'ex-partenaire de Gilles Villeneuve en Formule Atlantique, gagnant de quatre courses à Trois-Rivières, un circuit qu'il visitait comme pilote pour la 16e fois en carrière.

«J'aime la Coupe Nissan, j'accepte les invitations de temps en temps pour le plaisir. C'est le seul genre de série dans laquelle tu te bats à armes égales avec les autres.»

Le Roi Richard, intronisé au Temple de la renommée du GP3R en 2004, revendique d'ailleurs un podium au Mont-Tremblant. La preuve qu'il peut encore rouler à l'avant, même s'il a été impliqué dans un accrochage avec Valérie Limoges dimanche. Pénalisé de 30 secondes à la suite de cet incident, Spénard a finalement pris le 21e rang, alors qu'il avait dû abandonner la veille.

Qu'à cela ne tienne, il ne cache pas ressentir une grande nostalgie en pensant aux belles années de la course automobile au Québec. Une époque décidément révolue, regrette-t-il.

«Depuis l'instauration de la loi antitabac, il n'y a eu aucune série sérieuse avec des droits intéressants de télédiffusion. Le projet de Nissan est louable, ça reste une belle avenue pour les jeunes qui sortent du karting ou les gars de 45-50 ans, mais personne n'a pu remplacer Player's.»

Or, si le GP3R semble avoir le vent dans les voiles avec sa programmation désormais échelonnée sur deux fins de semaine ainsi que l'entente le liant à la Fédération internationale de l'automobile et la firme IMG pour le Championnat mondial de rallycross, Spénard remarque qu'on ne peut en dire autant du monde des courses au Québec.

«Le Grand Prix se porte bien, mais le sport automobile au Québec, je n'en suis pas si sûr. En fait, c'est généralisé et ça ne touche pas uniquement la province. Le calibre de la NASCAR est relevé, mais ça n'implique que 16 ou 17 pilotes. C'est trop peu. Malheureusement, il ne se passe pas grand-chose.»

Un dernier mandat

Après avoir enseigné son art à de jeunes pilotes comme Patrick Carpentier, Greg Moore, Bertrand Godin, Ron Fellows, Alex Tagliani et Jacques Villeneuve, Richard Spénard a accepté un nouveau mandat, probablement son dernier.

Approché par Villeneuve, Spénard agira comme instructeur-chef au Arena 27, un tout nouveau circuit de course automobile aménagé au milieu de la vallée de l'Okanagan en Colombie-Britannique.

Plusieurs hommes d'affaires sont impliqués dans ce méga projet, dont le parcours d'environ 5 km a été dessiné par Villeneuve. «Ça deviendra le plus beau circuit au Canada», assure Spénard, qui renouera avec quelques-uns de ses élèves de l'école de pilotage Spénard-David. Villeneuve était l'un de ces élèves au milieu des années 80.

«Je me suis engagé pour au moins deux mois. Jacques a beaucoup investi de son temps et le résultat m'impressionne. Ce sera tout un challenge à piloter!»

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