Une recrue prête à épater

Andréanne Langlois sera à l'affiche du K1-200m lundi... (Le Nouvelliste, Francois Gervais)

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Andréanne Langlois sera à l'affiche du K1-200m lundi matin aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Le Nouvelliste, Francois Gervais

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(Trois-Rivières) Deux mois après avoir appris avec stupéfaction qu'elle représenterait le Canada aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le jour J est enfin arrivé pour Andréanne Langlois. À compter de lundi matin, la kayakiste du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières tentera d'émerveiller la planète sur le bassin du lac Rodrigo de Freitas, à Copacabana, lors de l'épreuve du K1-200m.

Pour la Trifluvienne d'adoption de 23 ans, cette présence en sol brésilien était inattendue alors que l'objectif olympique avait été fixé en fonction des Jeux de Tokyo en 2020.

Qu'à cela ne tienne, Langlois a épaté le monde du canoë-kayak au cours des derniers mois avec une progression fulgurante, ce qui a convaincu l'entraîneur Frédéric Jobin de l'insérer dans l'équipe canadienne.

La rameuse originaire de Lac-Beauport n'a pas tardé à donner raison aux décideurs de Canoë-kayak Canada en s'offrant une cinquième position à la Coupe du Monde au Portugal cet été. Depuis, elle ne cesse de repousser ses limites.

«À chaque jour, on fait des tests. J'ai un GPS dans mon kayak pour évaluer ma vitesse et depuis juin, on voit une progression assez marquée. Ça montre que je suis sur la bonne voie», souligne-t-elle.

«Ça me flatte de voir que je m'améliore mais je ne me stresse pas avec ça au point de revoir mes objectifs. C'est certain qu'en arrivant sur la ligne de départ, je vais tout faire pour réussir à gagner. Mais disons qu'une participation à la finale A, c'est ce qui est le plus recherché. En même temps, je ne veux pas trop m'en faire avec le résultat, je ne ferai pas un drame avec ça.»

Aux Jeux de Rio, c'est une commande drôlement plus corsée qui l'attend au stade Lagoa, ce même endroit où se sont tenues les épreuves d'aviron depuis le début des Jeux.

Parmi les 28 kayakistes inscrites, cinq des huit finalistes de Londres 2012 sont de retour, dont la médaillée d'or néo-zélandaise Lisa Carrington (invincible depuis 2011 avec quatre titres de championnat du monde et un titre olympique) ainsi que la médaillée de bronze hongroise Natasa Douchev-Janic.

Comme si le défi n'était pas déjà assez relevé, toutes les finalistes des Mondiaux 2015 seront en lice, à l'exception de la Russe Natalia Podolskaya qui a été bannie pour dopage.

Malgré tout, Langlois se sent d'attaque pour la compétition la plus importante de sa carrière. À la lumière de ses plus récents résultats à l'entraînement, elle croit être en mesure de percer le top-8 mondial.

Verte recrue au sein d'un peloton expérimenté, Langlois a d'ailleurs la ferme intention de démontrer qu'elle appartient à l'élite internationale malgré ses 23 ans. Certes, l'objectif initial devait culminer dans quatre ans, mais sa progression fulgurante a été récompensée plus tôt que prévu.

«C'est à moi de démontrer que j'ai ma place ici à Rio. C'est moi qui est la mieux outillée pour défendre les couleurs du Canada sur cette distance. Il n'y a personne de mieux placé que moi pour le faire.»

Évidemment, toute cette frénésie sera accompagnée d'un certain stress de représenter l'unifolié devant le monde. Lundi matin, Langlois s'attend d'ailleurs à ce que son coeur atteigne un rythme cardiaque inégalé à l'aube de sa course de vague préliminaire. «Le stress va véritablement grimper quand ils vont annoncer qu'il reste une minute avant la course, au moment de m'installer dans les blocs de départ. Je vais devoir prendre une grande respiration... et simplement ramer!»

À couper le souffle

Installée à un jet de pierre de la mythique plage de Copabana, Langlois et l'équipe canadienne ont eu l'occasion de tester le parcours à plusieurs reprises depuis leur arrivée au Brésil, le 8 août.

À peine son embarcation mise à l'eau, l'ancienne étudiante du Collège Laflèche a aussitôt été émerveillée par le paysage digne d'une carte postale.

«Il y a beaucoup de vent sur l'eau alors ce n'est pas évident d'avoir de bonnes sensations. Mais la vue est tout simplement extraordinaire. C'est très excitant!»

«Je dois parfois me pincer pour réaliser que je suis bel et bien aux Jeux olympiques. C'est difficile de le réaliser pleinement dans le moment présent», admet-elle.

Mis à part une petite visite à la Maison du Canada, la native de Lac-Beauport n'a pas joué les touristes au Brésil, préférant conserver toutes ses énergies pour la compétition.

«Comme nous sommes situés à environ une heure du village olympique, ça nous permet de rester plus facilement dans notre bulle et nous concentrer sur nos épreuves.»

En plus de son épreuve de prédilection du K1-200m, Langlois ramera aussi en bateau collectif vendredi et samedi prochains lors du K4-500 m. Pour l'occasion, elle fera équipe avec la Québécoise Émilie Fournel, l'Ontarienne KC Fraser et la Néo-Écossaise Genevieve Orton.

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