Philippe Saad l'illusionniste

L'entraîneur des Castors Jean-Nicolas Blanchet semblait évidemment agacé... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'entraîneur des Castors Jean-Nicolas Blanchet semblait évidemment agacé par la décision des officiels de refuser un simple de deux points à ses équipiers en troisième manche, ce qui aurait pu changer l'issue du match.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Maskinongé) Depuis que Philippe Saad est débarqué dans son vestiaire, Jean-Philippe Lemay ne cesse de répéter à qui veut bien l'entendre que son nouveau protégé est un véritable bagarreur sur la butte.

Le lanceur de 22 ans a fait honneur à sa réputation mardi soir au stade municipal de Maskinongé alors qu'il a marché sur un fil de fer toute la soirée avant de sortir vainqueur d'un duel de 2-1 face aux Castors de Charlesbourg.

La rencontre avait d'ailleurs bien mal débuté pour Saad qui a vu sa première offrande être expédiée au-delà des limites du terrain par Philippe Berthiaume. Par la suite, aucun de ses 117 autres lancers ne s'est cependant retrouvé en lieu sûr même s'il a complété sa soirée de travail avec autant de balles (59) que de prises au compteur.

Bien que huit buts sur balles sont venus lui mettre des bâtons dans les roues - les visiteurs ont pratiquement eu des chances de s'inscrire au pointage à chaque manche - Saad a réussi à aller chercher les retraits-clés pendant les six premières manches avant de voir Francis Désilets compléter le boulot avec brio en septième.

Les Aigles prennent ainsi les devants 1-0 dans leur série quatre de sept en quarts de finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

«Quand nous sommes allés chercher un vétéran de 22 ans, c'était exactement pour avoir un gars capable de s'en sortir lorsque la situation se corse. À chaque fois que ça chauffait ce soir, il est parvenu à élever son jeu d'un cran», a vanté le pilote des Aigles.

Par ailleurs, le partant des Aigles a aussi eu droit à un petit coup de pouce du destin en troisième manche. Alors que les Castors croyaient avoir claqué un simple de deux points au champ gauche, les officiels ont plutôt renversé leur décision initiale en affirmant que Francis Désilets avait bel et bien capté le ballon, in extremis, ce qui a mis fin à la menace.

Dans le camp des Castors, on semblait évidemment agacé par la décision des officiels, sans affirmer pour autant que ce jeu avait coûté le match à l'équipe. «Désilets a fait tout un job pour vendre le jeu. C'est tout à son honneur. Mais je peine à comprendre la décision», a d'abord commenté l'entraîneur Jean-Nicolas Blanchet.

«Je trouve qu'on a joué un bon match mais on n'a pas été opportuniste. Si (Saad) lance comme ça au prochain match, il ne peut pas s'attendre à gagner.»

Pendant que Saad s'occupait des frappeurs des Castors, ceux des Aigles n'ont guère été plus menaçants, avec autant de coups sûrs (deux) que leurs rivaux. À vrai dire, ce sont deux mauvais lancers consécutifs, alors que les coussins étaient tous occupés en troisième manche, qui leur ont permis d'inscrire leurs deux seuls points du match, gracieuseté de Raphaël Gladu et Ismaël Ballard.

«Les deux équipes ont été muselées par les lanceurs. En séries, ce n'est pas comment mais plutôt le résultat qui importe», a résumé Jean-Philippe Lemay.

Les deux équipes se retrouveront jeudi soir au parc Henri-Casault de Charlesbourg pour le deuxième de cette série.

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