Natation: la rivalité Australie-États-Unis à l'honneur

Michael Phelps amorcera ses cinquièmes et derniers Jeux... (Photo Matt Slocum, AP)

Agrandir

Michael Phelps amorcera ses cinquièmes et derniers Jeux olympiques, dimanche.

Photo Matt Slocum, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press

Katie Ledecky tentera de compléter un balayage des plus longues courses de style libre aux Jeux olympiques, un exploit qui n'a pas été réalisé depuis qu'une autre adolescente l'a accompli, il y a 48 ans.

Avant qu'elle ne tente d'égaler le triplé d'or de Debbie Meyers, Ledecky pourrait se joindre à l'équipe américaine de relais 4X100 mètres style libre lorsque les épreuves de natation s'amorceront samedi.

Si elle gagne ses trois épreuves individuelles et le relais, la nageuse de 19 ans ramènera quatre médailles d'or au Maryland, égalant le record pour une nageuse américaine partagée par Amy Van Dyken et Missy Franklin.

«Elle le sait, mais ce n'est pas ce qui la motive, a déclaré son entraîneur Bruce Gemmell. Je ne pense pas que ça a de l'importance pour elle aujourd'hui. Peut-être que ça en aura dans 20 ans lorsqu'elle aura des enfants et une famille pour en parler.»

Michael Phelps, qui en connaît un peu sur les sommets dorés, amorcera ses cinquièmes et derniers Jeux olympiques, dimanche. Celui qui a décroché 18 médailles d'or devrait prendre part au relais 4x100m alors que les Américains mettront au défi les Français, champions en titre.

Le relais féminin se jouera vraisemblablement entre les États-Unis et l'Australie, qui a remporté l'or il y a quatre ans à Londres et en 2004. Les Américaines ne sont pas montées sur la plus haute marche du podium depuis 1996 à Atlanta.

«Nous voulons assurément partir du bon pied, a déclaré Amanda Weir, qui pourrait être du relais. Nous venons toujours ici pour gagner, peu importe les résultats du passé.»

Cate Campbell, la détentrice du record mondial du 100 mètres nage libre, mènera le relais australien, elle qui a guidé son équipe vers l'or à Londres.

«Au fil des années, nous avons maintenu une rivalité saine, a-t-elle dit au sujet des États-Unis. Nous les avons poussées et elles ont fait de même. Je ne pense pas que les États-Unis seraient où ils sont aujourd'hui sans l'Australie. Les États-Unis nous ont aidés à devenir la grande nation de natation que nous sommes également.»

Campbell sera aux côtés de sa soeur Bronte, la championne du monde au 100 mètres nage libre, au relais.

Chez les hommes, le Chinois Sun Yang sera en quête de la médaille d'or au 400 mètres nage libre, samedi. Il représente une énigme depuis qu'il ne s'est pas présenté à la finale du 1500 mètres nage libre aux derniers championnats mondiaux en Russie. Le 400 mètres quatre nages individuel sera l'une des quatre finales présentées lors du premier soir.

Les États-Unis et l'Australie veulent évidemment faire le plein de médailles à la piscine.

Les Américains ont gagné 31 médailles, dont 16 d'or, à Londres, tandis que l'Australie en a récolté 10, dont une seule d'or. Les Australiens se démarquent depuis, eux qui ont mérité 16 médailles, incluant sept d'or, aux championnats mondiaux l'an dernier. Les Américains, eux, en avaient remporté 23, dont huit d'or.

«Nous sommes très contents de voir nos rivales bien faire, surtout du côté féminin, a dit Weir. Je pense que les hommes sont un peu plus compétitifs.»

Les émotions que vivront les athlètes feront oublier l'amphithéâtre de natation, une installation temporaire de 15 443 sièges dans laquelle ont été percés 15 000 petits trous pour assurer une circulation d'air constante. Elle est couverte de 66 panneaux conçus par un artiste brésilien. Les colonnes situées dans les quatre coins de l'amphithéâtre vont obstruer la vue de quelques spectateurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer