La consécration d'une carrière

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Après avoir parcouru la planète et s'être établi comme meilleur arbitre au Canada, Tony Germain vivra son baptême olympique dès samedi.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) Après un parcours qui l'a amené un peu partout à travers le monde sur les rings de boxe, Tony Germain vivra la consécration de sa carrière dès samedi à Rio de Janiero. L'arbitre shawiniganais sera des Jeux olympiques.

C'est à la mi-juillet que Germain a obtenu la bonne nouvelle, lui qui avait raté la sélection des Jeux de Londres de peu, un autre Canadien lui étant préféré. Mais comme les officiels sont tenus au secret, il ne pouvait annoncer la bonne nouvelle publiquement avant mercredi matin, une fois arrivé au Brésil.

«C'est la cerise sur le sundae. À Londres, j'étais passé tout près, mais l'autre Canadien avait plus d'ancienneté. Mais j'ai aussi compris ce qu'il fallait faire pour être aux Jeux. Ça prenait une feuille de route impeccable», souligne l'officiel de 44 ans, qui compte 105 compétitions internationales derrière la cravate, en plus de six années à imposer la loi dans les World Series of Boxing, une organisation semi-professionnelle permettant aux pugilistes de conserver leur éligibilité pour les Olympiques.

On est donc bien loin de 1996, lorsqu'il a amorcé sa carrière comme juge et arbitre de boxe locale.

«Je n'aurais jamais pensé à ça. J'étais juge, mais c'est vraiment d'arbitrer qui m'a donné la piqûre. Mais c'est lorsqu'on m'a invité à participer à des évaluations continentales que j'ai réalisé qu'il y avait une opportunité pour moi, une chance d'aller plus haut.»

En plus d'arbitre, Germain sera aussi juge lors de la compétition.

Plus de pression

Au fil des années, Germain s'est hissé parmi les meilleurs de sa discipline, officiant en finale des Championnats du monde. La tâche sera toutefois différentes aux Olympiques. On y retrouve moins de boxeurs, donc moins de combats. Mais la pression sera immense pour les arbitres, qui n'auront pas droit à l'erreur.

«Aux Championnats du monde, c'est 500 combats. C'est beaucoup de travail. Tandis qu'aux Olympiques, le calibre sera très élévé parce qu'il y a peu de boxeurs qualifiés puisqu'ils donnent moins de laissez-passer. C'est différent parce que ce n'est pas le même stress. Il y a une pression supplémentaire aux Olympiques. Il n'y a qu'un ring, pas deux, mais nous avons plus de repos, donc nous pouvons être plus concentrés», indique Germain, qui estime que la présence de quelques boxeurs professionnels permettra de donner encore plus de visibilité au noble art.

Le Shawiniganais ne pourra toutefois pas profiter de l'ambiance olympique comme le feront les athlètes, puisque les arbitres, tous sports confondus, sont hébergés hors du village olympique et ne peuvent se mêler aux célébrations.

Les compétitions en boxe se tiendront du 6 au 21 août.

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