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Les cyclistes québécois seront négligés à Rio, mais ça ne les gêne pas

Hugo Houle... (La Presse)

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Hugo Houle

La Presse

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La Presse Canadienne
Rio de Janeiro

La feuille d'érable ne flottera pas au vent à l'avant du peloton lors des épreuves de cyclisme sur route qui se dérouleront aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro. Mais ça ne veut pas dire qu'elle sera absente pour autant.

Cela ne gêne pas les cyclistes québécois Antoine Duchesne, Hugo Houle et Karol-Ann Canuel, qui sont conscients qu'ils seront les négligés lors des diverses épreuves auxquelles ils participeront.

Duchesne, qui a complété le Tour de France au 107e échelon du classement général, participera à la course en ligne qui sera présentée le 6 août. Il fera équipe avec son compatriote Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, ainsi que Mike Woods, d'Ottawa.

En entrevue au village des athlètes jeudi, les Québécois ont confié qu'ils joueront des rôles de soutien dans cette course afin d'épauler le travail de Woods, le meilleur grimpeur du groupe.

«On ne nous verra pas rouler à l'avant, a assuré Duchesne. Nous n'aurons pas ce poids-là sur les épaules. Je pense que Mike (Woods) ne peut même pas être considéré comme étant un outsider. Donc, aux yeux des autres équipes, on a le beau jeu. Ce qu'il va falloir, c'est d'en profiter et d'être patient, a-t-il ajouté. Sur papier, nous ne sommes pas les plus forts, alors il va falloir qu'on soit plus intelligents qu'eux.»

D'ailleurs, le cycliste de Saguenay a indiqué qu'en raison du format de l'épreuve aux Jeux olympiques - chaque équipe peut aligner un maximum de cinq athlètes, et le Canada n'en a qualifié que trois -, cette course risque d'être imprévisible.

«Ce ne sera pas une course comme celles auxquelles nous sommes habitués, a mentionné Duchesne. Ce ne seront pas des équipes de huit ou neuf coureurs, des équipes structurées, donc ça va jouer beaucoup. Ça va être beaucoup plus dur à contrôler.»

D'autre part, Duchesne est brièvement revenu sur ses performances pendant la Grande Boucle, où il est devenu le deuxième cycliste québécois à la réaliser après David Veilleux en 2013. En dépit des efforts éreintants qui se sont étalés du 2 au 24 juillet, le principal intéressé a assuré être prêt physiquement à relever le défi qui l'attend à Rio.

«Je crois que j'ai bien récupéré. J'ai eu la chance de ne pas être victime d'une chute, ni d'une blessure, a rappelé le cycliste de 24 ans. C'est sûr que je suis fatigué, et même si la dernière semaine du Tour de France ne m'a pas convenu, j'ai eu l'impression que j'étais en bonne condition physique.

«La semaine dernière, j'ai été très sérieux, j'ai fait attention, a assuré l'athlète de 24 ans. J'ai roulé chaque jour, je me suis bien nourri, et j'ai effectué quelques sorties ce week-end. Donc ça va, je sens que je ne suis pas en galère.»

Il a également abordé le récent scandale du dopage généralisé qui a secoué le mouvement olympique, et particulièrement la Russie. Évoluant dans un sport qui a été marqué par de nombreux scandales de dopage au tournant du millénaire, Duchesne s'est dit peu surpris de la situation actuelle. Et plutôt fataliste.

«Je me dis que je suis un petit gars de Chicoutimi qui a atteint son objectif en travaillant fort, et même si je ne suis pas parmi les meilleurs, je peux les suivre, a-t-il d'abord évoqué en référence à sa performance au Tour de France. Est-ce qu'ils sont tous propres? Je ne sais pas. Mais je ne suis pas le meilleur, donc c'est normal que je sois derrière. Ceci étant dit, je crois aussi que du dopage, il y en aura toujours. Les escrocs, les tricheurs, ils auront toujours une avance sur les autres.»

Chez les dames, les espoirs québécois de médaille reposeront essentiellement sur les épaules de Canuel lors du contre-la-montre individuel, qui se déroulera le 10 août. Canuel, qui est âgée de 28 ans, est consciente qu'elle ne fait pas partie des aspirantes aux grands honneurs, mais ne s'en fait pas pour autant avec son statut de «négligée».

«Je n'ai pas de pression; personne ne s'attend à ce que j'obtienne un podium, a déclaré Canuel. Ceci étant dit, je crois que je peux obtenir un bon résultat si je suis dans une bonne journée.»

Loin de vouloir se mettre de la pression sur les épaules en se fixant un objectif précis, la cycliste d'Amos a rappelé qu'elle avait déjà connu son moment de gloire cette saison en contribuant à la conquête du Tour d'Italie avec son équipe, Boels Dolman, en juillet dernier.

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