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Simon Kean ne regrette pas d'avoir gradué chez les professionnels

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Simon Kean croit qu'il aurait pu monter sur le podium à Rio.

La Presse

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(Trois-Rivières) Les choses changent en l'espace de quatre ans. En 2012, Simon Kean était à Londres pour représenter la délégation canadienne de boxe aux Jeux olympiques.

Près de 48 mois plus tard, le puissant cogneur trifluvien enchaîne les victoires chez les professionnels sous les ordres de Eye of the Tiger Management.

Pour l'ancien olympien, le choix de laisser tomber sa carrière chez les amateurs et de passer chez les pros à l'automne 2015 aura été la meilleure décision pour sa carrière.

Toutefois, le boxeur de 27 ans avoue ressentir une certaine nostalgie à l'approche de la cérémonie d'ouverture à Rio de Janeiro.

«J'ai pris la bonne décision, mais maudit que j'aurais voulu participer aux Jeux une deuxième fois et aller chercher une médaille!», soutient Kean en ajoutant toutefois qu'il ferait le même choix s'il devait retourner en arrière. «Au-delà de l'aspect sportif, les Jeux c'est une expérience tout à fait indescriptible», a-t-il renchéri.

Lors de son baptême olympique en 2012, Kean l'avait emporté aux dépens du Français Tony Yoka en huitième de finale. Cette victoire en avait surpris plusieurs puisqu'à cette époque, le représentant canadien avait beaucoup moins de boxe derrière les gants que la plupart de ses adversaires.

Le colosse de 6 pieds 5 pouces s'était toutefois incliné face au géant Kazakh Ivan Dychko lors des quarts de finale. Yoka et Dychko se sont affrontés en 2016, lors du dernier Championnat du monde, et c'est le Français qui a eu le dernier mot. De quoi faire grimacer Kean.

«Quand j'ai vu les résultats, c'est là que je me suis dit que si j'avais été à Rio, j'aurais pu monter sur le podium. Je suis plus expérimenté qu'en 2012 et je n'ai plus le problème d'épaule que j'avais à l'époque.»

Kean n'aura peut-être pas la chance d'obtenir une médaille olympique, mais peu de gens pourraient lui reprocher d'avoir pris le mauvais chemin en se joignant à Eye of the Tiger Management. Le Trifluvien montre une fiche 5-0-0 et 5 K.-O depuis qu'il est passé dans la cour des grands.

Son dernier combat, face à un adversaire beaucoup plus coriace que les précédents et qui avait déjà affronté deux champions du monde, s'est terminé par un K.-O au 5e round. De quoi prouver que le boxeur format géant est prêt pour de nouveaux défis.

Un combat au centre Bell?

Le sixième combat professionnel de Kean n'est pas encore programmé. Le Trifluvien, qui soigne présentement une blessure à la main, prévoit retourner dans le ring au mois d'octobre, et pas à n'importe quel endroit.

«Il n'y a rien de sûr encore, mais un combat au Centre Bell en sous-carte à David Lemieux est dans les plans», soutient le principal intéressé, qui ajoute avoir quelques adversaires dans la mire.

Simon Kean demeure réaliste. Avec un seul combat d'ici 2016, les chances qu'il possède une ceinture de champion d'ici la fin de l'année sont plutôt minces.

Cependant, l'ancien protégé de Jimmy Boisvert est loin d'écarter ce scénario pour 2017. «Avec ce que j'ai démontré cette année, je sais que j'ai le potentiel d'aller chercher une ceinture en 2017.»

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