Olympiques: déjà vu pour Nault

Marie-Ève Nault accompagnera ses coéquipières de l'équipe nationale... (Soccer Canada)

Agrandir

Marie-Ève Nault accompagnera ses coéquipières de l'équipe nationale puisqu'elle a été insérée dans le groupe de réserve en vue des Jeux de Rio.

Soccer Canada

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) L'allumage officiel de la vasque, au stade de Maracana, a beau être programmé pour vendredi, l'action s'amorce deux jours plus tôt aux Jeux olympiques de Rio. Quatre athlètes de la région ont réussi à se frayer un chemin jusqu'à cette grande messe du sport amateur. Le Nouvelliste vous offre un portrait de ces surdoués qui ont mérité le privilège de se produire sur la plus grande scène de la planète!

Marie-Ève Nault (au centre) et ses coéquipières visent... (Courtoisie) - image 1.0

Agrandir

Marie-Ève Nault (au centre) et ses coéquipières visent une médaille à Rio. 

Courtoisie

Le lieu de la compétition a peut-être changé, mais les similarités sont frappantes entre les Jeux olympiques de 2012 et 2016 en soccer féminin.

Comme à Londres, le Canada comptera de nouveau sur une équipe menée par Christine Sinclair et Melissa Tancredi. Comme à Londres, Marie-Ève Nault amorcera la compétition à titre de remplaçante. Et comme à Londres, le Canada vise une médaille.

Le tournoi de soccer féminin s'amorcera mercredi, deux jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux. Un calendrier qui s'annonce éreintant avec 12 équipes qualifiées et une seule journée de repos entre les matchs. Cette année, l'unifolié se retrouvera avec l'Australie, le Zimbabwe et la deuxième puissance au monde, l'Allemagne, dans son groupe.

Le Canada devra terminer parmi les deux premiers de son groupe, ou encore être l'un des deux meilleurs troisième pour avancer à la phase éliminatoire. Une victoire et un match nul pourraient assurer le tout.

Classées 10e au monde, les Rouges ne devraient pas normalement subir de pression. Mais le résultat de 2012, une médaille de bronze en plus d'une quasi victoire contre les États-Unis en demi-finale, a donné faim aux amateurs de ballon rond d'un océan à l'autre.

«C'est sûr et certain qu'il y aura la pression de montrer que notre médaille de 2012 n'était pas une anomalie. Nous avons aussi gagné en expérience lors de la Coupe du monde de 2015, au Canada, ou nous avions beaucoup de pression. À Rio, l'objectif, c'est d'avoir un podium», souligne Marie-Ève Nault, confiante en l'équipe assemblée par le sélectionneur canadien, John Herdman.

«Il n'y a personne qui pense à sa petite personne, c'est similaire à 2012. Dans un tel tournoi, ce qui fait la différence, ce sont les équipes tissées serrées et qui ne s'appuient pas seulement sur le talent. Les jeunes avec l'équipe ont du flair et elles n'ont pas peur de faire preuve de créativité.

Nous avons aussi beaucoup plus de vitesse. Ce sera super excitant et j'ai hâte de voir le premier match. Il y a encore les Christine Sinclair et Melissa Tancredi, mais elles sont maintenant entourées de filles plus jeunes.»

En mode attente

Choisie à titre de remplaçante, c'est donc des estrades que Nault regardera ses collègues affronter les autres puissances mondiales. Du moins, c'est le plan. Mais ce plan avait rapidement été chamboulé en 2012 avec la blessure à deux défenseures centrales après la deuxième rencontre du tournoi à la ronde.

Soudainement, la numéro 20 était appelée sur le terrain et elle ne l'a jamais quitté, disputant tous les matchs suivants. C'est avec cette idée en tête qu'elle a décidé de relever le défi à titre de vétéran.

«Lorsque j'ai accepté l'invitation, je connaissais mon rôle. C'est l'équipe en premier et je veux que nous ayons une super bonne performance et une médaille. Quand nous sommes à l'hôtel, nous sommes 21 filles. Je sais que les gens disent que je ne suis qu'une substitut, mais nous sommes une équipe et les filles savent que je fais le même travail qu'elles à l'entraînement.»

Hors de Rio

Les matchs du groupe G seront disputés à Sao Paulo, à 400 km à l'ouest de Rio. C'est dans l'Arena Corinthians que les Canadiennes s'exécuteront, une enceinte de près de 50 000 sièges construite spécialement pour la Coupe du monde masculine de 2014. Les Corinthians, l'un des clubs les plus prestigieux du pays, y évoluent.

Les équipes n'étant pas à Rio devront donc faire une croix sur la cérémonie d'ouverture des Jeux. Une situation connue puisque la même situation s'était produite à Londres, alors que le Canada disputait le tournoi préliminaire à Coventry.

«On regarde le tout à la télévision et on met nos vêtements. On se fait notre propre cérémonie!», rigole la Trifluvienne.

Les joueuses de l'équipe de soccer profiteront donc très peu du village olympique, puisqu'elles seront logées dans un hôtel à Sao Paulo, le même hôtel que toutes les autres joueuses de son groupe. Une ambiance qui rappelle davantage celui des tournois internationaux.

«Tu peux entrer dans l'ascenseur et tomber sur 4-5 Australiennes. C'est intimidant. Mais ça nous permet de se concentrer uniquement sur le soccer. Il y a moins de distractions. On ne peut pas chercher des billets pour aller encourager des athlètes d'autres sports, par exemple.»

Et les Canadiennes devront rester concentrées, puisqu'avec les performances toujours décevantes de l'équipe senior masculine, elles sont le plus grand espoir du pays et comptent sur de plus en plus de partisans. Près de 4 millions de personnes avaient d'ailleurs regardé le match de demi-finale entre les États-Unis et le Canada en 2012.

Les Olympiques, c'est de loin la plus importante fenêtre pour le soccer féminin. Et ce sera une dernière grande occasion de laisser un souvenir indélébile pour la défenseure de 34 ans, pour qui il s'agira assurément d'une dernière grande compétition internationale avant la retraite.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer