En avance au party

L'équipe canadienne de soccer et Marie-Ève Nault, troisième... (Courtoisie)

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L'équipe canadienne de soccer et Marie-Ève Nault, troisième à partir de la gauche, sont arrivées au Brésil depuis le début de la semaine.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) Les Jeux olympiques ne s'amorceront peut-être que dans une semaine, mais déjà, quelques athlètes sont arrivés à Rio de Janeiro. C'est le cas de Marie-Ève Nault et de l'équipe de soccer canadienne, qui ont été parmi les premières à découvrir les toutes nouvelles installations olympiques.

Chaque quatre ans, les athlètes de soccer doivent arriver avec quelques jours d'avance, puisque le tournoi de ballon rond s'amorcera le 3 août, soit deux jours avant la cérémonie d'ouverture. On arrive en avance à la fête en quelque sorte.

«Il n'y a pas beaucoup de monde encore. La cafétéria est immense et nous étions presque seules. Mais on sent déjà une différence entre le moment où nous sommes arrivés et maintenant. Mercredi, beaucoup d'athlètes étaient arrivés. Par exemple, à la maison du Canada, on pouvait prendre des vélos et aller se promener dans le village. Mais hier, il y en avait beaucoup moins à louer. Ce n'est plus un village fantôme. Mais nous n'avons pas vu de célébrités. C'est un peu trop tôt encore», souligne Nault, qui a quitté Rio mercredi en direction de Sao Paulo, où le Canada disputera ses matchs en soccer féminin.

Mais avant que les Canadiennes ne rejoignent la ville la plus populeuse du pays, Nault et ses coéquipières ont été en mesure de découvrir le village olympique et les installations à proximité. Plus tôt cette semaine, l'Australie a qualifié son bâtiment d'invivable, ramenant à la mémoire les souvenirs de Sotchi qui avaient défrayé les manchettes. Mais les athlètes canadiens ne devraient pas vivre les mêmes problèmes.

«Le village est super beau, mais je pense que nous avons été chanceux. Le Comité olympique canadien est arrivé 10 jours avant nous et je pense qu'ils ont fait beaucoup de travail d'arrière-scène pour s'assurer que l'endroit soit vivable et prêt. Mais il y a encore quelques petits problèmes, dont l'eau et le drain. La maison olympique canadienne est située au début du village, ils se sont peut-être dépêchés pour terminer les dernières, comme l'Australie.»

Jusqu'à présent, Nault et ses coéquipières ont été gardées dans leur cocon olympique, si ce n'est qu'une sortie pour aller voir l'impressionnante statue du Christ Rédempteur, qui surplombe la ville, perchée au haut du mont du Corcovado. Lentement, la ville commence à s'imprégner de l'ambiance olympique.

«C'était le fun, nous sommes montés en haut et il y avait des caméras de CBC qui nous suivaient. Ça attire l'attention. En plus, nous avions nos chandails du Canada. Les gens nous arrêtaient pour nous demander si nous étions des athlètes et de quel sport.»

Les athlètes devraient d'ailleurs rester près du village olympique pendant les trois prochaines semaines. Non seulement parce que la majorité des activités s'y déroulent, mais aussi pour une raison de sécurité. La criminalité est importante au Brésil. D'ailleurs, la belle-mère du Grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, a été kidnappée cette semaine. C'est sans compter la pauvreté dans ce pays sud-américain.

«Nous ne sommes pas sorties du village, sauf pour aller voir la statue. Juste de passer devant les favelas, qui ne sont pas trop loin du village, on voit une différence extrême (entre les couches de la société). C'est spécial», indique Nault à propos de ces bidonvilles où habitent 1,5 million de personnes.

L'autre crainte de ces Jeux est bien évidemment la présence du virus Zika sur le continent sud-américain. Mais le sujet ne semble plus préoccuper Nault et le reste de l'équipe, surtout que les Jeux d'été sont disputés au milieu de l'hiver brésilien.

«On nous a remis du chasse-moustique, mais je n'ai pas encore vu un moustique! Dès que le soleil se couche, il ne fait pas chaud. Et le soleil se couche vers 17 h 30. Il y avait une certaine crainte au début mais plus maintenant qu'on est arrivé et qu'on voit que ce n'est pas vraiment une menace à ce temps-ci de l'année», conclut-elle.

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