Un baptême tout sauf banal

À sa première année chez les juniors, Tristan... (Michel Guillemette)

Agrandir

À sa première année chez les juniors, Tristan Guillemette est parvenu à convaincre Cyclisme Canada de lui ouvrir les portes du Championnat mondial junior de cyclisme sur piste, à Aigle en Suisse. La compétition s'amorce mercredi.

Michel Guillemette

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Il n'a que 17 ans, mais Tristan Guillemette possède déjà une feuille de route impressionnante comme cycliste de la relève. Ses excellents résultats des derniers mois ont convaincu la fédération nationale de l'envoyer à Aigle, en Suisse, où s'amorce mercredi le Championnat mondial junior de cyclisme sur piste.

Le hasard veut qu'au moment où les meilleurs espoirs convergeront vers le vélodrome de l'endroit, les quelque 200 participants du 103e Tour de France traverseront la ville d'Aigle, dans le cadre de la 17e étape de la plus importante compétition cycliste sur la planète.

Si Guillemette n'aura pas la chance de regarder défiler ses idoles, il promet de se servir de leur présence non loin de lui comme élément de motivation. «On dirait que je ne le réalise pas, c'est vraiment gros», sourit le Trifluvien, qui avait presque tout raflé en 2015 au Québec sur la scène des espoirs avant de remporter, tout récemment, la médaille d'argent à l'épreuve du critérium au Championnat canadien junior sur route.

«C'est mon premier voyage en Europe et ça adonne que le Tour de France arrive dans ma ville! J'ai hâte de voir l'ambiance à Aigle, ça risque d'être spécial. Mais en même temps, je dois me concentrer sur mes courses.»

Guillemette ne perdra pas de temps avant de sauter dans l'action à pieds joints. Dès mercredi, le porte-couleurs de la formation TRJ Télécom DesjardinsFord de Québec s'attaquera à la poursuite par équipe avec trois de ses compatriotes. Le Canada qu'il représente vise une place en demi-finale, soit au sein du groupe restreint des huit meilleures nations au monde. En réussissant un petit miracle, le pays pourrait atteindre la finale, où il ne restera que quatre équipes.

N'empêche que l'objectif initial s'avère déjà ambitieux. «On ne sait pas à quoi s'attendre. Ça fait juste trois semaines que nous roulons tous ensemble, si on inclut notre camp d'entraînement à Milton en Ontario. Contrairement à d'autres pays, le plan du Canada pour les pistards n'est pas très développé, nous sommes davantage des cyclistes de route.»

D'autant plus que Guillemette est débarqué en Suisse avec une étiquette de recrue, lui qui n'en est qu'à sa première année dans le volet junior.

«Ça me stresse un peu, je l'avoue. Je dois bien négocier avec cette fébrilité et me dire que j'ai encore beaucoup de temps devant moi pour m'améliorer. Le vélodrome à Aigle en est un de 200 m, alors que nous sommes habitués à des vélodromes de 250 m. Je m'attends à des virages plus prononcés et cette distance aura un impact sur nos chronos.»

Après la poursuite de mercredi, le jeune homme prendra le départ du scratch jeudi. Cette épreuve promet d'être excitante et exigeante, puisque tous les cyclistes bataillent en même temps.

«Je ne suis pas habitué aux épreuves de peloton, alors je ne me fixe pas d'attentes pour le scratch.»

Il s'agira des deux courses à l'horaire de ces Mondiaux pour Tristan Guillemette, qui aura ensuite l'opportunité d'encourager ses amis. Au pied des Alpes vaudoises, la ville d'Aigle offre aussi tout un panorama à ses visiteurs. De quoi dépayser le cycliste de Trois-Rivières!

«Nous louons une maison qui se situe à 1200 m d'altitude, c'est beau!»

Ce qui serait encore plus beau, ce serait de rentrer au bercail après avoir rencontré les objectifs de l'équipe canadienne junior.

Avec tout ce qu'il a accompli en si peu de temps dans sa carrière, Tristan Guillemette en est bien capable

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer