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La retraite peut encore attendre pour Gabriel Beauchesne-Sévigny

Gabriel Beauchesne-Sévigny... (Andréanne Lemire)

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Gabriel Beauchesne-Sévigny

Andréanne Lemire

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(Shawinigan) Deux mois après avoir vu ses espoirs de participer aux Jeux de Rio s'envoler en fumée, Gabriel Beauchesne-Sévigny a toujours le coeur à la rame. Bien lucide, le Trifluvien de 31 ans sait bien que sa carrière tire à sa fin, mais ça ne l'empêche pas pour autant d'avoir encore envie de se dépasser à bord de son canoë.

Rencontré par Le Nouvelliste en marge de la Coupe Canada de canoë-kayak de vitesse présentée à Shawinigan, l'olympien de Pékin 2008 admet avoir eu de la difficulté à se remettre des essais nationaux, présentés en mai en Géorgie. Favori en compagnie de son coéquipier Benjamin Russell pour représenter le Canada aux essais olympiques continentaux en C2-1000m, le duo s'est toutefois fait ravir la première marche du podium, voyant du même coup son rêve de s'envoler vers le Brésil s'évaporer brusquement.

«Au début, ça m'achalait d'entendre parler de Rio. Ça faisait quatre ans que je me donnais à 100 % pour les Jeux olympiques alors c'était très décevant de ne pas y aller. Mais maintenant, il faut passer à autre chose. Je veux continuer à être un athlète. Je me sens toujours olympien.»

Depuis cette déchirante déception, Beauchesne-Sévigny a trouvé diverses façons de meubler son temps. Il offre notamment un coup de main à la fédération nationale en encadrant les rameurs U17 d'Équipe Canada.

«Je les entraîne pendant deux semaines. Être sur l'eau, c'est ça que j'aime. Et ça me permet de me sentir utile en partageant mes connaissances. Il ne s'est pas passé une seule journée sans que je sois sur l'eau depuis les essais», explique-t-il, sans pour autant envisager une carrière à temps plein dans ce domaine pour l'instant.

«Présentement, je me sens un peu comme Reggie Dunlop (dans le film Slap Shot). Je suis joueur et entraîneur à la fois. Je ne trouve pas ça évident de faire les deux, car quand je fais quelque chose, je m'y investis à 100 %.»

Néanmoins, cette petite mission auprès des jeunes rameurs canadiens lui permet de songer à l'avenir, un jour à la fois. Diplômé en génie, il commence à évaluer les diverses avenues dans son domaine. «Ça fait 14 ans que je suis sur l'équipe nationale alors je dois faire un deuil, amorcer une transition et préparer ma retraite. J'en profite aussi pour prendre du temps pour moi. Je réalise que c'est très valorisant de relever d'autres défis.»

Nouveau coéquipier

Néanmoins, au cours des dernières semaines, Beauchesne-Sévigny a déniché un nouveau coéquipier en Mark James, un canoéiste qui a connu une éclosion tardive sur la scène nationale. Ce week-end à Shawinigan, le duo s'est notamment offert une victoire en finale du C2-1000 m senior. À la fin de l'été, ils seront des Championnats canadiens, en Nouvelle-Écosse.

«C'est un gars qui s'est amélioré beaucoup en peu de temps. Je vais voir les projets qui peuvent se présenter avec lui. D'un côté, je suis en paix avec mes résultats en carrière, mais de l'autre, je n'ai jamais gagné l'or aux Championnats du monde. Ça reste quelque chose que j'aimerais accomplir.»

Décidément, à l'entendre parler de son sport avec autant de passion, la retraite peut encore attendre.

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