Une pionnière dans un monde d'hommes

Après 25 ans, Julie Robitaille est toujours aussi... (Sylvain Mayer)

Agrandir

Après 25 ans, Julie Robitaille est toujours aussi passionnée de travailler avec ses athlètes.

Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Ce n'est pas nécessairement évident pour une femme de faire sa place dans le monde du hockey, un sport composé à très forte majorité d'hommes. Après 25 ans de succès répétés avec son École de Power Skating, Julie Robitaille a non seulement réussi à faire son nom, mais aussi à s'établir en tant que pionnière dans le développement des jeunes hockeyeurs québécois.

Depuis un quart de siècle maintenant que Julie Robitaille et son équipe sont à la disposition des patineurs de la province afin de les aider à devenir de meilleurs athlètes. Ancienne patineuse artistique, Robitaille s'était fait lancer l'idée de donner des cours de patinage en raison de sa bonne technique. La principale intéressée, qui à l'époque voyait ce défi comme une belle façon de sortir de la routine, ne s'attendait jamais à se retrouver 25 années plus tard avec une école de hockey, des milliers de jeunes et des dizaines de vedettes de la Ligue nationale sur sa feuille de route.

«Jamais je n'aurais pensé que ça aurait pris cette ampleur-là. C'est devenu une belle PME, avec une belle santé financière et des gens qui y travaillent à temps plein.»

Que ce soit les Patrice Bergeron, Mike Ribeiro, Patrick Lalime, Sean Couturier ou Anthony Beauvillier, tous s'entendent pour dire que leurs habiletés ne seraient pas les mêmes sans ce camp de perfectionnement. «Ça fait trois ans que je participe au camp et je m'oblige à venir ici. J'ai vraiment vu une grosse différence depuis ma première année par rapport à mon coup de patin, mon explosion et les petits détails techniques», soutient le capitaine des Cataractes de Shawinigan Anthony Beauvillier.

Avec un palmarès aussi bien garni, il y a bien des choses qui ont marqué la native de Shawinigan-Sud au fil du temps. Mais ce qui la rend la plus fière après toutes ces années, c'est d'avoir contribué à l'amélioration de chaque athlète qui a franchi le seuil de sa porte. «Ma plus grande fierté c'est de les rendre meilleurs un par un. D'avoir su garder, malgré la hausse de popularité de mon école, l'aspect personnalisé de mon programme. Que ce soit un joueur professionnel ou un petit gars qui joue novice B, il n'y a jamais eu personne de plus important qu'un autre.»

Robitaille a toujours la passion en elle. L'instructrice espère garder la forme et participer aux activités sur glace de son entreprise encore quelques années. Lorsque sera venu le temps de la retraite, elle n'est pas inquiète que son bébé sera entre bonnes mains. «Je me suis entourée de gens merveilleux en qui j'ai une confiance aveugle. L'École de Power Skating Julie Robitaille est là pour rester!»

Samuel Girard... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 2.0

Agrandir

Samuel Girard

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

«Ça va être le fun de côtoyer P.K.»

Parmi les participants à l'École de Power Skating Julie Robitaille, il y avait le défenseur étoile des Cataractes de Shawinigan Samuel Girard. Tout juste revenu du camp de perfectionnement des Predators de Nashville, le 47e choix au total de l'encan 2016 n'a pas pris de temps avant de se remettre au travail.

Après avoir laissé une belle impression au Tennessee la semaine dernière, Girard était de retour sur la glace du Complexe sportif de Saint-Louis-de-France avec Julie Robitaille et son équipe.

«Le calibre était très élevé là-bas. Plus tu te rapproches de la Ligue nationale, plus le jeu est rapide. C'est pourquoi c'était important pour moi de venir ici», mentionne le défenseur le plus prolifique du circuit junior canadien en 2015-2016.

Comme la plupart des québécois, l'arrière des Cats a été extrêmement surpris d'apprendre que P.K. Subban prenait le chemin Nashville.

Quatre jours seulement après avoir été sélectionné par les Predators en 2e ronde, Girard était loin de se douter que Subban irait le rejoindre dans la ville du country.

«Lorsqu'on m'a annoncé la nouvelle, je n'y croyais pas du tout. Ça va être le fun de côtoyer P.K., c'est un des défenseurs les plus spectaculaires de la Ligue nationale. J'ai hâte de pouvoir le voir à l'oeuvre et d'apprendre de lui.»

Pour l'instant, Girard préfère se concentrer sur sa préparation en vue de la prochaine saison avec les Cataractes.

Fort d'une campagne de 74 points, celui que l'on surnomme La Tornade de Roberval risque d'en étourdir plus d'un dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec cette année.

«C'est certain que tu veux toujours aller en chercher un peu plus. Nous allons avoir une grosse équipe encore cette année. On a eu l'expérience de la finale l'an dernier alors on veut répéter l'expérience.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer