L'éternel conservatisme

P.K. Subban... (PHOTO BERNARD BRAULT, archives LA PRESSE)

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P.K. Subban

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(Trois-Rivières) COMMENTAIRE - Encore une fois, le conservatisme maladif du Canadien de Montréal sera venu à bout d'une super-vedette.

En milieu d'après-midi, mercredi, ce sont des centaines de jeunes partisans du Tricolore qui ont eu le coeur brisé, encaissant le même choc que moi, en décembre 1995, quand Mario Tremblay avait chassé Patrick Roy de la métropole. Le choc sera immense et la plaie difficile à guérir pour cette génération.

Pour Subban, c'était un sort inévitable. Chez le Bleu-blanc-rouge, les plus turbulents sont toujours éjectés, un jour ou l'autre. En 1990, c'était Chris Chelios. Puis en 1995, c'était au tour de Patrick Roy. En 2006, Mike Ribeiro a aussi levé les feutres pour aller connaître une carrière florissante sous d'autres cieux. Il faut maintenant ajouter le nom du vainqueur du trophée Norris 2013 à cette liste. Bref, les bad boys ont rarement la cote dans cet environnement montréalais où chaque sortie publique est aseptisée et contrôlée au quart de tour. Tout doit être parfait, tout respecter le cadre établi. P.K. n'était pas de ce moule, visiblement.

Mais pourtant, sur la glace, rares sont ceux qui peuvent autant émerveiller les amateurs que P.K. L'unique P.K. que les partisans de Predators auront désormais le privilège d'admirer...

Remarquez, qu'au point de vue hockey, l'échange est loin d'être mauvais. En Shea Weber, le Canadien vient mettre la main sur un des cinq meilleurs défenseurs de la LNH. Son apport sur la patinoire avec la bande à Carey Price sera probablement équivalent à celui de P.K. Son tir foudroyant ne tardera pas à plaire sur l'attaque massive.

C'est possiblement dans les relations interpersonnelles que les changements seront les plus importants. De par son style flamboyant, Subban ne faisait pas l'unanimité. Il détonnait des leaders plus traditionnels comme les bons garçons que sont Carey Price, Max Pacioretty, Andrei Markov et Tomas Plekanec. Dans le vestiaire du Centre Bell, des frictions étaient inévitables avec des coéquipiers... tout comme avec l'entraîneur Michel Therrien également qui ne semblait pas le porter dans son coeur.

À l'inverse, Weber a une réputation enviable. Digne représentant du Canada sur la scène internationale, il est un leader respecté qui a rarement associé à une controverse. Voilà le genre de calcul qui plaît grandement à l'état-major du CH, peu importe le talent.

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