Alex Genest s'éloigne de Rio

La présence d'Alex Genest aux Jeux de Rio... (Yves Longpré)

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La présence d'Alex Genest aux Jeux de Rio est de plus en plus incertaine en raison d'une blessure à son pied gauche.

Yves Longpré

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(Trois-Rivières) Il commence à se faire tard pour Alex Genest. À moins de deux semaines des Championnats canadiens d'athlétisme d'Edmonton, il ignore toujours s'il sera en mesure de répondre présent à l'important rendez-vous, celui de la dernière chance dans son cas.

Identifié en début d'année comme l'un des ténors du 3000 m steeple-chase au Canada, l'athlète de Lac-aux-Sables n'a pas couru depuis le 21 mai, tenaillé par une blessure au pied gauche. Or, l'échéancier pour choisir les représentants qui défendront les couleurs du pays aux Jeux olympiques de Rio arrive à grands pas, avec la compétition d'Edmonton.

Genest n'a pas encore obtenu son standard olympique (8min 30sec) en 2016 et il doit absolument terminer parmi les trois premiers de l'épreuve du 3000 m steeple-chase dans la capitale albertaine. Ça commence à faire beaucoup de conditions pour celui qui doit se contenter d'entraînements de natation et de vélo depuis trop longtemps.

Résidant à Guelph en Ontario, Genest se rend à Toronto trois fois par semaine pour tester son pied sur un tapis sans gravité, une machine dont la valeur frôle les 100 000 $. Le moral déjà affaibli par cette blessure, il parcourt en moyenne 3 h 30 de route lors de chacune de ses visites. Pour le père de famille, cette situation devient difficile à négocier. «Je progresse, mais pas assez vite à mon goût», soupire le principal concerné, qui soufflera ses 30 bougies jeudi. «J'étais plus confiant vendredi dernier, sauf que la douleur vive est réapparue et depuis ce temps, ça ne va pas si bien. Je ne veux pas laisser tomber mon projet olympique. En même temps, je dois demeurer réaliste.»

Et la réalité, c'est que trois coureurs le distancent en ce moment dans la lutte pour Rio 2016. Il n'y a que trois places disponibles aux Jeux pour le Canada. Bref, tout semble jouer en défaveur de Genest, qui a vécu l'expérience olympique à Londres il y a quatre ans.

«Je suis en retard dans ma préparation. Il y a trois gars plus rapides que moi donc ça va être assez compliqué. Mais comme j'en parlais avec Pierre Thibodeau, s'il y en a un capable de réaliser un petit miracle, c'est peut-être moi!»

La carrière de Genest prouve en effet toute sa résilience. Après avoir risqué sa santé en tentant de se qualifier à tout prix pour les Jeux de Pékin en 2008, il a atteint son objectif en 2012, avant de réaliser une grande première l'année suivante, devenant le premier Québécois à participer à la finale d'un championnat mondial.

Un épisode de surménage l'a toutefois terrassé en 2014. Après s'être remis sur les rails, il connaissait de bons moments jusqu'à ce que cette fameuse blessure au pied ne vienne changer la donne.

Ultimatum

Alex Genest se donnera jusqu'à vendredi pour tester son pied. Il s'agirait de tout un revirement de situation s'il parvenait seulement à se rendre à Edmonton sans souffrir.

Son entraîneur Pierre Thibodeau ne perd pas espoir, malgré la tendinite et les deux ligaments déchirés. «Quand il a embarqué dans le cycle pour Rio, Alex avait comme objectif de faire une finale olympique. Il a raté cette finale par deux dixièmes à Londres, c'est pour ça qu'il a recommencé un autre cycle. Les petits miracles, il connaît ça. Il faut continuer d'y croire!»

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