Les Predators réclament Samuel Girard

«Je vais aller m'acheter des bottes de cowboy!»

Samuel Girard était très heureux de rencontrer l'état-major... (AFP)

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Samuel Girard était très heureux de rencontrer l'état-major des Predators. Le défenseur étoile des Cataractes juge d'ailleurs que son style cadrera parfaitement avec celui des autres arrières de l'organisation.

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(Buffalo) C'est avec les Predators de Nashville que Samuel Girard va tenter de prouver que ceux qui doutent de sa capacité à s'illustrer parmi les géants ont tort. Le meilleur pointeur chez les défenseurs au pays a été choisi au milieu de la deuxième ronde samedi matin, au 47e échelon. Il était classé le 38e meilleur espoir chez les patineurs nord-américains par la Centrale de la LNH.

«Le stress vient de tomber. Je suis très heureux d'avoir été choisi par les Predators. C'est une équipe qui mise sur des défenseurs qui ne sont pas parmi les plus gros, mais qui bougent très bien la rondelle et qui sont mobiles. S'ils m'ont choisi, c'est qu'ils aiment mon style de jeu.»

Girard reconnaît qu'il s'était imaginé un autre scénario, que l'attente avait été un peu plus longue que souhaitée. La veille, il a été bien malgré lui vissé à son siège au First Niagara Center, pendant que 30 joueurs de son groupe d'âge paradaient sur le podium en première ronde. «J'aurais aimé sortir un peu plus de bonne heure, c'est certain. Je savais toutefois qu'il y avait 80 % de chances que je sois repêché samedi plutôt que vendredi. À partir de maintenant, j'ai une motivation additionnelle, qui est d'essayer de prouver à ceux qui m'ont laissé passer qu'ils ont fait une erreur.»

Celui qui est devenu, il y a quelques semaines à peine, le deuxième joueur de 17 ans de l'histoire de la LHJMQ à mettre la main sur le trophée Émile-Bouchard - remis au défenseur par excellence - sait que la brigade d'arrières des Predators est déjà très solide avec les Weber, Josi, Ellis et Ekholm.

Il jure toutefois qu'il ne se présentera pas au camp intimidé. «Je n'arriverai pas là la tête basse, je vais essayer de faire ma place. Et je vais aller m'acheter des bottes de cowboy!»

«Il était beaucoup plus haut sur notre liste»

Chose certaine, les Predators ont l'impression d'avoir réussi un petit vol en mettant la main sur Girard à ce rang. «Je suis très surpris qu'il ait glissé jusque-là. On pensait qu'il pourrait sortir en fin de première ronde, il était beaucoup plus haut sur notre liste», révélait le dépisteur trifluvien Jean-Philippe Glaude, qui était aux premières loges depuis deux ans pour épier la Tornade de Roberval sous toutes ses coutures. «Il a l'un des meilleurs instincts offensifs du repêchage. Ses passes sont toujours décisives, elles font progresser le jeu. Défensivement, il compétitionne, et son bâton est toujours dans le bon angle. On adore ce genre de défenseurs et nous sommes très excités de l'amener chez nous.»

Les cinq pieds et dix pouces - étirés - du défenseur vedette des Cataractes n'ont pas été difficiles à vendre autour de la table des Predators, selon Glaude. «Chaque fois que mes collègues sont venus le voir jouer, son instinct meublait les discussions en sortant de l'aréna. On va le laisser maturer mais il est évident pour nous que son talent va compenser pour sa taille. On parle d'un défenseur au talent illimité!»

Les Predators ont priorisé la ligne bleue à Buffalo. Ils ont enrôlé Danto Fabbro au milieu de la première ronde, avant de réclamer Samuel Girard et Frédéric Allard (Saguenéens) lors des deux rondes suivantes. «Notre philosophie, c'est qu'il n'y a jamais trop de bons défenseurs dans notre organisation! En 2016, la relance de l'attaque est tellement importante dans la LNH. On pense que dans deux ans, Fabbro et Girard pourraient se retrouver ensemble sur la première paire de défenseurs d'Équipe Canada junior, pour piloter le jeu de puissance de l'équipe. Quand l'occasion se présente de sélectionner des gars aussi doués, tu sautes dessus!»

Depuis l'arrivée de Glaude dans l'organisation, les Predators semblent se plaire à piger dans la cour de la LHJMQ. Girard et Allard s'ajoutent à un groupe de jeunes loups comprenant notamment le Trifluvien Anthony Richard, Yakov Trenin et Alexandre Carrier. 

Malgré cette récolte étoffée, Glaude refusait de s'approprier du mérite. «L'important, c'est de les placer au bon endroit sur la liste finale, de bien les évaluer. Par la suite, tu te croises les doigts. C'est impossible de contrôler un repêchage. Mais quand les gars sont classés à la bonne place, tu es toujours très heureux quand le puzzle tombe en place.»

LHJMQ: pire cuvée en 26 ans

Le repêchage 2016 de la Ligue nationale de hockey va passer à l'histoire pour de bien mauvaises raisons dans la LHJMQ. Seulement 14 patineurs élevés dans le circuit présidé par Gilles Courteau ont trouvé preneur au cours des sept rondes, la pire récolte depuis 1990!

Le Canadien a suivi la tendance, Trevor Timmins n'ayant réclamé aucun joueur dans la ligue junior qui ceinture son marché. C'est la première fois depuis 2008 que le Canadien ne s'offrait pas au moins un espoir de la LHJMQ.

«Notre plan a déraillé», a confié Timmins, en expliquant que les deux choix en deuxième ronde refilés aux Blackhawks la veille afin de mettre la main sur Andrew Shaw lui ont mis des bâtons dans les roues.

Sans le nommer directement, Timmins n'a pas caché qu'il visait Samuel Girard, toujours disponible aux échelons 39 et 45, refilés à Stan Bowman. Le gourou du recrutement du Canadien a reconnu que ce moment du repêchage a été difficile à encaisser. «Voulez-vous me faire pleurer? Je préfère sourire.»

En ce qui concerne le reste de la cuvée, Timmins avouait la trouver tiède. «C'est cyclique. Il y a de bonnes, et de moins bonnes années.»

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