Beaucoup de bruit pour si peu

Malgré les rumeurs persistantes, P.K. Subban est toujours... (Archives, La Presse)

Agrandir

Malgré les rumeurs persistantes, P.K. Subban est toujours un membre du Canadien. Quant à Andrei Markov, il obtiendra peut-être un peu de renfort à la ligne bleue la saison prochaine avec la venue d'un camarade russe.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Buffalo) Avec toutes les rumeurs lancées à droite et à gauche, les journalistes québécois étaient tous aux aguets en début de soirée au First Niagara Center. Marc Bergevin n'avait-il pas lui-même mis de l'huile sur le feu la veille en refusant de dire que PK Subban n'allait pas être échangé, et en révélant qu'il y avait beaucoup plus de pourparlers qu'à l'habitude avec ses homologues?

Sur le plancher, Bergevin a été actif, s'offrant même une discussion intrigante avec Pat Brisson avant le déclenchement des hostilités. La tension a grimpé d'un cran, Bergevin cachait ses lèvres pour s'assurer de garder ses propos confidentiels! Mais finalement, il n'a pas été en mesure de réaliser le coup d'éclat tant espéré par les fans de l'équipe.

Subban est allé au lit vendredi soir toujours détenteur du maillot 76 tricolore qu'il anime avec brio depuis déjà sept ans. Pierre-Luc Dubois, le meilleur espoir francophone depuis Jonathan Drouin, a échappé aux Glorieux. Bergevin peut bien présenter Mikhail Sergachev comme le successeur d'Andrei Markov, rien n'indique qu'il sera en mesure de contribuer l'an prochain.

Côté renfort à court terme, il y a bien l'acquisition d'Andrew Shaw, survenu tout juste après la sélection d'Auston Matthews par les Maple Leafs. C'est un petit guerrier, à l'aise autant à l'aile qu'au centre. Il est en mesure d'élever son jeu en séries. Mais c'était aussi l'une des qualités de Lars Eller, celui qui perd son casier dans le vestiaire au profit de Shaw! Eller est certes moins hargneux, mais son départ enlève un peu de coffre à la petite offensive tricolore. Bref le Canadien se retrouve avec une pièce différente pour son puzzle, mais ça ne veut pas dire qu'elle est nécessairement plus attrayante.

Voilà pour la besogne abattue par Bergevin. Rien de spectaculaire, fidèle à ses habitudes depuis le début de son règne. La lune de miel étant terminée, Bergevin doit par contre s'attendre à se faire critiquer pour son incapacité à donner un coup de barre important après une saison misérable. Il l'a dit jeudi, il mise énormément sur le retour en santé de Carey Price pour redresser la situation. Souhaitons-lui que Price n'a pas été fragilisé par ses récentes blessures car sinon, son équipe subira sensiblement le même sort que l'an dernier. Le deuxième défenseur le plus important de l'équipe a 37 ans, on ne sait pas qui centrera le premier trio et le top six en attaque montre deux cases de libres! Pas d'identité précise non plus pour les troisième et quatrième trios. Si jamais il y a des complications dans le dossier Price, Therrien perdra son boulot avant la mi-novembre même si ce n'est pas lui qui bâtit cette équipe...

Girard pourra se nourrir de cette soirée

Samuel Girard a appris très tôt dans sa vie à se nourrir des choses qui ne faisaient pas son affaire. Chaque fois qu'il changeait d'échelon dans son parcours, il se faisait un malin plaisir de prouver à ses détracteurs que sa taille n'affecterait pas son impact. Il a réussi partout où il est passé.

Pariez qu'il va se nourrir de la soirée de vendredi pendant un bon moment. Il a vu des joueurs bien moins talentueux que lui monter sur le podium pendant qu'il était cloué à son banc dans les gradins, vêtu d'un bel habit offert par son agent. Malgré le fait qu'il ait terminé au premier rang au pays pour le nombre de points chez les défenseurs, personne n'a eu l'audace d'investir un choix de première ronde sur lui.

La vedette des Cataractes peut au moins se consoler avec la certitude qu'il ne moisira pas longtemps dans les estrades samedi. Et l'équipe qui va prononcer son nom au micro va hériter d'un jeune homme en mission!

La Tornade de Roberval n'est pas le seul patineur québécois à quitter l'aréna avec le moral dans les talons. Pascal Laberge, des Tigres, avait lui aussi des aspirations légitimes d'être réclamé en première ronde mais il est lui aussi passé tout droit. La LHJMQ n'a eu que deux patineurs choisis parmi les 30 premiers, une bien maigre récolte pour Gilles Courteau.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer