Marie-Ève Nault à Rio comme réserviste

Marie-Ève Nault accompagnera ses coéquipières de l'équipe nationale... (Soccer Canada)

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Marie-Ève Nault accompagnera ses coéquipières de l'équipe nationale puisqu'elle a été insérée dans le groupe de réserve en vue des Jeux de Rio.

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(Trois-Rivières) Avant d'accrocher définitivement ses crampons, Marie-Ève Nault pourra vivre une dernière fois la frénésie olympique.

Écartée de la sélection nationale depuis le mois de février, la Trifluvienne de 34 ans a eu droit à une belle surprise, lundi, alors qu'elle a été insérée au sein du groupe de réserve qui accompagnera l'équipe canadienne aux Jeux olympiques de Rio.

Évidemment, l'expérimentée défenseure aurait préféré voir son nom apparaître sur l'alignement final des 18 joueuses sélectionnées par John Herdman. Cependant, elle est bien placée pour savoir que tout peut rapidement basculer une fois sur place.

«C'est une déception de ne pas faire partie des 18 joueuses, mais ça demeure un honneur d'être choisie sur l'équipe de réserve. Je ne pouvais pas dire non à ça!», a-t-elle lancé en entrevue téléphonique avec Le Nouvelliste depuis la Suède, où elle poursuit sa saison avec le KÏF Orebro.

Depuis ses premiers pas avec l'équipe nationale senior, en 2004, Marie-Ève Nault a vécu son lot de coups de théâtre. D'ailleurs, son cheminement vers les Olympiques de Rio est pratiquement calqué sur celui qu'elle avait emprunté vers Londres 2012.

La Trifluvienne n'avait pas été retenue au sein de l'alignement officiel, mais avait tout de même obtenu un billet d'avion pour le Royaume-Uni. Puis, une blessure subie par une coéquipière dans le premier match lui avait ouvert la porte au sein du onze partant.

Elle avait finalement disputé la quasi-totalité des minutes du tournoi olympique, en route vers la conquête de la médaille de bronze.

En février dernier, lorsque son nom n'était pas apparu sur la liste de joueuses invitées au tournoi de qualification olympique, Nault refusait de se laisser abattre par cette déception.

«J'essayais toujours de demeurer sur le radar de l'entraîneur. C'est un honneur et c'est avec cette optique que je vais aller là-bas. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais ce serait surprenant que le scénario soit semblable à celui de Londres. C'était assez exceptionnel!», mentionne celle qui totalise 70 matchs avec l'équipe nationale en carrière.

À Rio de Janeiro, Marie-Ève Nault accompagnera l'équipe dans tous ses déplacements et entraînements... jusqu'au moment des matchs où elle prendra plutôt place dans les gradins en compagnie de Gabrielle Carle, Karylyn Kyle et Kailen Sheridan.

«Il y a toujours quelques petits détails qui te rappellent que tu es seulement réserviste. On est assis dans les estrades, on n'a pas accès au vestiaire. Et si le pays gagne une médaille et que tu es demeurée réserviste tout le tournoi, tu ne reçois pas de médaille. Ce n'est peut-être pas le rôle le plus le fun, mais c'est une belle expérience de voir le village olympique et vivre ce moment avec les filles», souligne-t-elle.

Vers la retraite

Pour Marie-Ève Nault, ce séjour à Rio sonnera vraisemblablement la fin de sa carrière avec l'équipe nationale du Canada. La semaine dernière, la Trifluvienne a été nommée directrice générale du Centre régional d'entraînement et d'événements de la Mauricie (CREEM). Elle doit entrer en poste le 14 novembre.

D'ici là, l'ancienne des Lady Volunteers de l'Université du Tennessee profitera donc de ses derniers moments avec l'équipe canadienne avant d'aller tirer un trait sur sa carrière professionnelle avec le KÏF Orebro en Suède.

«Je sens beaucoup de nostalgie. Il me reste six mois à avoir ce style de vie. On dirait que je ne réalise pas encore que je vais accrocher mes crampons pour de bon. Aller aux Jeux olympiques, ça va être une belle façon de terminer ma carrière avec l'équipe nationale.»

Vent de jeunesse

Marie-Ève Nault disputera trois autres rencontres avec sa formation professionnelle de KÏF Orebro, en Suède, avant d'aller rejoindre ses coéquipières de l'équipe nationale le 14 juillet en France.

Quatre ans après avoir gagné le bronze, l'entraîneur de l'équipe canadienne a encore les yeux sur un podium. En 2015, une performance en demi-teinte avait limité le Canada à une sixième position.

À Rio, un vent de jeunesse soufflera sur les Rouges, malgré la présence de piliers tels que Christine Sinclair, Melissa Tancredi, Josée Bélanger, Rhian Wilkinson et Diana Matheson.

«Le résultat de Londres a donné une bonne dose de confiance. Depuis, John a réussi à amener une bonne dose de jeunesse. Il y a 12 joueuses qui en seront à leurs premiers olympiques. La chimie est super bonne présentement», souligne la Trifluvienne.

Classé 11e au monde, le Canada entamera son tournoi le 3 août contre l'Australie. Des rencontres face au Zimbabwe (6 août) et l'Allemagne (9 août) attendent également la formation nationale en ronde préliminaire.

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