«Un très grand privilège de jouer en sa compagnie»

Jean-Guy Talbot... (Archives Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Talbot

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(Trois-Rivières) Les derniers mois ont été difficiles pour Jean-Guy Talbot, qui a vu plusieurs de ses anciens compagnons d'armes s'éteindre aux quatre coins de l'Amérique du Nord.

Ce fut une autre journée de deuil pour le Trifluvien vendredi, avec le décès de Gordie Howe. Talbot est bien placé pour témoigner au sujet de Monsieur Hockey, il a été un de ses rivaux avant de partager le même vestiaire que lui à Detroit. «Ce fut un très grand privilège de jouer en sa compagnie. Je m'estime chanceux, car j'ai eu la chance de jouer avec les deux plus grands joueurs de mon époque, soit Gordie et le Rocket. Je ne peux dire qui était le meilleur, pour moi c'était égal. Et les deux aimaient jouer du coude», rigolait l'ex-défenseur émérite. «Gordie se comparait au Rocket sur la glace, et à Jean Béliveau à l'extérieur de la glace. Il n'a jamais refusé un autographe, il était gentil avec les gens. »

Quand Talbot a été échangé dans la ville de l'automobile, c'est Howe qui s'est chargé de l'intégrer à l'équipe. «Il a été le premier à venir me voir, à me dire qu'il était content de jouer avec moi. Nous sommes devenus co-chambreurs sur la route, il a toujours été très gentil. C'est une journée triste pour moi, comme il y en a eu un peu trop à mon goût depuis le mois de septembre. J'ai l'impression de perdre mes amis un par un. »

«La dernière fois que je l'ai croisé, c'était au match du centenaire du Canadien, rappelle pour sa part André Pronovost, qui a joué avec Howe de 1962 à 1964 à Detroit. Je l'avais appelé Monsieur Hockey. Chaque fois que je disais ça, il me disait toujours: ''Hey toi, arrête-moi ça!''Il voulait qu'on l'appelle Gordie.»

«C'était un gars bien aimable, il se tenait avec tous les joueurs. »

Il y a toutefois une occasion où Howe s'est retrouvé au-dessus des autres... En 1962, les Red Wings font l'acquisition d'André Pronovost, des Bruins. « Je m'étais négocié plusieurs bonis, rappelle Pronovost. J'en avais si on était en première place, si on gagnait la coupe Stanley. Lynn Patrick [le directeur général] me les avait accordés, car on finissait toujours en dernière place! «Mais quand je suis arrivé à Detroit, les Red Wings étaient en première place, donc ils ont révisé mes bonis à la baisse. Sid Abel [le DG des Wings] m'avait dit: ''Gordie ne gagne même pas ce salaire, on ne te donnera pas ça à toi!''»

Bon joueur, Gordie Howe a toutefois voulu faire amende honorable. «Quand je suis arrivé avec l'équipe, Gordie avait su qu'ils avaient baissé mes bonis. Il m'a dit: ''Andy, c'est moi qui vais payer la bière la prochaine fois!''»

Avec La Presse

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