Hugo Houle: le grand rêveur sur deux roues

Hugo Houle saura au cours des prochains jours... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Hugo Houle saura au cours des prochains jours s'il représentera le Canada aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Petit, Hugo Houle adorait contempler le Tour de France devant son téléviseur. La vitesse des cyclistes, les vastes paysages, tout l'impressionnait.

Il n'aurait cependant jamais pu se douter qu'il se retrouverait un jour en position réaliste de participer à la Grande Boucle. Pourtant après avoir complété deux fois le Giro d'Italie sous les couleurs d'AG2R La Mondiale, le cycliste de Sainte-Perpétue a désormais une arrivée sur les Champs Élysées dans sa mire, à l'été 2017.

Si l'objectif peut sembler énorme, n'allez pas croire que le Tour de France représente le seul gros morceau qu'il rêve d'accrocher à son tableau de chasse. D'ailleurs, avant même de songer au Tour de France, c'est un appel de Cyclisme Canada qu'il attend avec impatience pour confirmer sa présence avec l'équipe nationale aux Jeux olympiques de Rio.

Puis, en se laissant aller un peu, Houle pousse son rêve un peu plus loin. «Les Jeux olympiques et le Tour de France, ce sont deux événements que je dois faire. Puis, je rêve de gagner une étape du Tour de France pour mon frère et aussi gagner une médaille olympique à Tokyo 2020. Ça prend des rêves pour continuer», a confié, mercredi en entrevue avec Le Nouvelliste, le champion canadien en titre de l'épreuve du contre-la-montre.

D'ailleurs, Houle ne se cache pas pour dire que son frère Pierrik - happé mortellement par un chauffard en décembre 2012 alors qu'il faisait une sortie de course à pied - occupe régulièrement ses pensées. «Avant chaque course, ma croix dans mon cou me fait penser à lui. Son départ a changé ma vie. C'était mon fan numéro un et chaque fois qu'un moment significatif se présente, j'ai une pensée pour lui pour qu'il réussisse à me garder sur mon bike

Trois places disponibles

À 25 ans, le champion canadien du contre-la-montre a décidément le vent dans le dos. Il croit fermement que ses plus récents résultats, dont une 72e place au Tour d'Italie, lui permettront d'obtenir la faveur des décideurs de la fédération.

Le dévoilement de leur formation finale est d'ailleurs attendu d'ici les deux prochaines semaines. Avec trois places disponibles - et le retrait récent de Ryder Hesjedal du processus olympique - tout risque de se jouer entre lui, Antoine Duchesne, Michael Woods, Christian Meier et Svein Tuft. Le choix pourrait d'ailleurs se jouer entre Houle et Tuft, deux spécialistes du contre-la-montre.

«J'ai prouvé ce que je pouvais faire. Les dés sont jetés maintenant. Mais je pense que je suis supérieur à Svein Tuft et que je pourrais être plus utile que lui à l'équipe canadienne compte tenu des cols qu'on retrouvera sur le parcours à Rio. De plus, je crois que c'est important de miser sur quelqu'un comme moi qui possède de l'expérience dans les pelotons européens», analyse le vainqueur des Jeux panaméricains 2015 au contre-la-montre.

En attente du verdict de Cyclisme Canada, Houle se prépare en vue de deux épreuves en sol québécois, soit le Tour de Beauce (15 au 19 juin) et le Championnat canadien de cyclisme sur route à Gatineau (25 juin).

Ensuite, après un séjour de cinq semaines au pays, c'est le Tour de Pologne et la Classique cycliste de San Sebastian, en Espagne, qui l'attendent.

Toutes ces compétitions et ces kilomètres motivés par de multiples rêves qui s'approchent de plus en plus de la réalité.

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