L'école déménage au stade

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Les joueurs des Aigles et la mascotte Grand Chelem évolueront devant des centaines d'écoliers du primaire, vendredi pendant un programme double contre les Jackals du New Jersey.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Oubliez les dictées ou les leçons de mathématiques. Ce vendredi, des centaines de jeunes écoliers du primaire suivront un cours... de baseball!

Les Aigles de Trois-Rivières accueilleront, à 11 h au stade Fernand-Bédard, quelque 2500 enfants de trois commissions scolaires du territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec, dans le cadre d'un programme double face aux Jackals du New Jersey. On parle d'une quinzaine d'écoles représentées... et de beaucoup d'autobus jaunes.

C'est la première fois de leur histoire que les champions de la Ligue Can-Am organisent une telle journée. L'idée avait germé dans les bureaux de l'équipe il y a quelques mois. De fil en aiguille, elle s'est rendue aux oreilles du directeur de l'école du Bois-Joli Jonathan Bradley, qui a répandu la proposition aux autres institutions.

«L'effet a été instantané, plusieurs directions se montraient intéressées», raconte le directeur des communications des Aigles, Simon Laliberté. «Ces matchs sont très populaires aux États-Unis, alors on s'est dit pourquoi pas chez nous? On veut que ça devienne une tradition.»

Les Aigles avancent qu'environ 3100 billets sont déjà en circulation pour ces deux matchs de sept manches, en comptant les abonnés de saison ainsi que les accompagnateurs des écoles primaires. Il faut aussi spécifier que tous les billets vendus le seront en admission générale, sauf les places déjà réservées pour les abonnés.

«On a tout un travail de logistique à accomplir», sourit le directeur général René Martin, qui verra les premiers enfants franchir les portes du stade à compter de 10 h, question de bien prévoir le coup.

«Il faut tous les placer en prenant certains facteurs en considération, notamment la proximité avec le terrain. Afin d'éviter les blessures, on va essayer de les envoyer dans les gradins du haut du stade, car les balles arrivent vite parfois. Et on sait que les jeunes ne sont pas toujours les plus attentifs au jeu!»

Les dirigeants de l'équipe se sont croisés les doigts cette semaine afin que Dame Nature se range de leur côté. Il semble bien que l'appel a été entendu puisqu'on annonce une température clémente et du soleil en avant-midi ainsi qu'en début d'après-midi.

À la conclusion du premier duel, il y aura une pause de 30 minutes, puis le deuxième match se mettra en branle.

Joe Calfapietra est toujours à la recherche d'un... (Archives, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Joe Calfapietra est toujours à la recherche d'un premier titre dans la Ligue Can-Am. 

Archives, Le Nouvelliste

L'étiquette des Bills de la Can-Am

Plusieurs leur collent l'étiquette d'éternels perdants dans la Ligue Can-Am. Malgré cinq présences consécutives en grande finale entre 2011 et 2015, les Jackals du New Jersey n'ont jamais sabré le champagne depuis la création du circuit Wolff, il y a 11 ans.

Après avoir été freinés par les Capitales de Québec en 2011, 2012 et 2013, les Boulders de Rockland les ont vaincus pendant les séries de 2014. Puis, l'an dernier, c'était au tour des Aigles de gâcher le party au stade Yogi-Berra, grâce à une courte mais ô combien importante victoire de 2-1.

Ce triste refrain, les partisans des Jackals le connaissent. Leur gérant Joe Calfapietra aussi. En poste depuis 14 saisons au New Jersey, l'homme de baseball qui dirige des clubs compétitifs année après année, n'a jamais hésité à effectuer le grand ménage au milieu de l'été pour maximiser les chances de remporter le fameux championnat qui échappe à la concession depuis si longtemps.

Est-ce que ce fardeau commence à être lourd à porter? Pas du tout, assure le principal intéressé. «Ça fait mal chaque fois que tu perds, mais personne dans l'organisation se dit qu'on devrait avoir peur de retourner en finale, sous peine de perdre encore. La victoire sera seulement plus satisfaisante quand nous l'obtiendrons enfin.»

Calfapietra a beaucoup de respect pour la Ligue Can-Am et ses adversaires. Bon joueur, il admet que les Aigles formaient un meilleur groupe pendant les séries, même si l'avantage du terrain appartenait à ses hommes. «Nos lanceurs partants avaient connu certaines difficultés et les Aigles avaient très bien joué. Mais au final, ce fut des matchs très serrés, il ne faut pas l'oublier.»

Les Jackals, que certains considèrent comme les Bills de Buffalo de la Can-Am, ont embauché bon nombre de nouveaux joueurs durant la période hivernale. En consultant les statistiques individuelles en ce début de saison, on remarque que les Chacals dominent effectivement plusieurs catégories, en plus d'occuper le sommet du classement.

Personne dans la ligue n'a obtenu plus de coups sûrs que le voltigeur Daniel Rockett jusqu'à maintenant, lui qui montre une moyenne de ,453 avec notamment six circuits. Son coéquipier Art Charles le suit de près au deuxième rang (,388). Les lanceurs partants John Walter et Isaac Pavlik ont une moyenne de points mérités inférieure à 2,00.

Mais comme l'a affirmé un membre des Jackals mercredi, mieux vaut dominer en septembre qu'en juin..

Carnet de notes

N'ayant disputé que trois matchs cette saison en raison d'un claquage à la jambe gauche, le voltigeur Yeixon Ruiz sera de retour dans l'alignement. Sa présence pourrait aider à débloquer l'attaque, puisque le Dominicain frappait pour ,583 avant de se blesser. Il était utilisé comme premier frappeur, un rôle que personne n'a su reprendre adéquatement durant son absence...

Afin de réintégrer Ruiz, les Aigles ont libéré David Amberson...

Charles Gillies et Porfirio Lopez agiront à titre de lanceurs partants pour le programme double.

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