Un arrêt à la maison avant la retraite?

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Si les 4 Chevaliers sont connus pour leurs coups pendables envers les joueurs des équipes adverses, il reste que le talent de leurs membres est indéniable. En carrière, Stéphane Guilbert montre une fiche de 328 victoires et une seule défaite.

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(Trois-Rivières) À 44 ans, les joueurs de baseball sont pour la grande majorité à la retraite. Mais pas Stéphane Guilbert, qui passe encore dans la mitaine la majorité des frappeurs qu'il affronte avec les 4 Chevaliers, cette équipe de balle-molle-spectacle qui sillonne le Québec.

Alors qu'il évoque la possibilité d'accrocher ses crampons, il s'arrêtera, en compagnie de son équipe, dans son patelin de Nicolet pour une dernière fois samedi.

Il s'agira pour Guilbert d'une 11e saison avec les 4 Chevaliers dans cette carrière qui s'est amorcée en 1996. Après une pause d'une dizaine d'année, il est revenu à l'action en 2015.

Si les 4 Chevaliers sont connus pour leurs coups pendables envers les joueurs des équipes adverses, il reste que le talent de leurs membres est indéniable.

En carrière, Guilbert montre une fiche de 328 victoires et une seule défaite. Et ça aura pris une équipe formée de joueurs des Ligues majeures comme Russell Martin et Philippe Aumont pour finalement battre les Chevaliers par la marque de 6-2. Tout ça avec seulement quatre joueurs en défensive contre neuf pour l'équipe du receveur des Blue Jays.

«Après le match, j'étais un peu déçu, parce que je n'étais plus invaincu. Mais c'était une bonne équipe de balle, je ne pense pas en avoir déjà affronté une aussi bonne», mentionne le lanceur.

Malgré une dizaine d'années d'expérience, Guilbert est encore fébrile chaque fois qu'il enfile l'uniforme bleu-blanc-rouge. Il estime que dans l'univers des Chevaliers, c'est l'artilleur qui fait face au plus de pression. C'est à lui d'imposer le rythme, et surtout, de ne pas faire durer les manches trop longtemps, sans quoi, ce sera dommageable pour le spectacle, beaucoup plus que pour l'issue de la rencontre.

«Au fil du temps, j'ai appris à gérer la pression, mais avant chaque match, je suis encore hyper nerveux. Mais c'est une bonne nervosité. C'est moi qui me mets cette pression de performer.»

Réputé pour ses balles à effet - qui semblent pourtant être des rapides, vous diront les frappeurs - Guilbert a amorcé sa carrière avec Claude Potvin dans les année 1990. Il poursuit maintenant la route avec Renaud Lefort, celui qui a donné une renommée internationale à l'équipe en frappant un circuit dos au marbre. Le rôle de Guilbert a d'ailleurs changé au fil des années.

«Au début, je me concentrais à lancer, mais au fil du temps, on m'a donné quelques rôles. À mon retour au jeu, je connaissais déjà l'historique du spectacle, alors on m'a donné encore plus de trucs à faire. J'aime bien ça. On est heureux de participer à la relance du baseball au Québec».

Monsieur le directeur

Lorsqu'il n'est pas sur les terrains de baseball de la province durant l'été, Stéphane Guilbert est avant tout le directeur de l'école secondaire Jeanne-Mance à Drummondville. Sa renommée avec les Harlem Globetrotters de la balle-molle n'a pas échappé à plusieurs de ses élèves, qui n'ont pas manqué de lui dire qu'ils l'avaient vu en train d'imiter Rocky Balboa, ou encore de lancer une balle truquée. Bien plus que ses 20 retraits au bâton, par exemple.

«C'est assez spécial comme situation. Les 4 Chevaliers, c'est une performance en tant qu'athlète, mais c'est assez loufoque. En plus, ça fait deux ans que l'émission est à la télévision. Les élèves voient ça et ils trouvent ça drôle, mais ça se gère très bien dans le quotidien. Ce sont deux mondes complètement différents.

«Je n'ai pas une vie comme les autres chevaliers, avec mon emploi. Mais les 4 Chevaliers, ce n'est pas déplacé, c'est positif et ça permet de ramasser des sommes pour des associations. Je vis bien avec les deux jobs. Ça me sort de mon quotidien d'école quand j'embarque sur la plaque.»

Samedi, dès 19 h, les 4 Chevaliers, formés aussi de Marc Bourgeois, un ancien de l'organisation des Diamondbacks de l'Arizona, Kevin Young et Ben Morin, se mesureront aux A's, une équipe composée, entre autres, du député Donald Martel, des frères Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin, Marc Bureau et André Alie. Parions que la balle rapide de Guilbert aura un peu plus de mordant pour ce dernier tour de piste dans sa patrie.

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