Pratte livre la marchandise

François Pratte a offert une performance convaincante en... (François Gervais)

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François Pratte a offert une performance convaincante en s'offrant une victoire par décision unanime devant le Mexicain Juan Benitez.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Toujours à la recherche d'un premier contrat professionnel, François Pratte a offert une performance convaincante - et surtout évité la coupure à l'arcade sourcilière - vendredi soir à la Bâtisse industrielle en s'offrant une victoire par décision unanime devant le Mexicain Juan Benitez.

Sous des applaudissements bien nourris, le Trifluvien de 26 ans a ainsi signé une troisième victoire en autant de sortie chez les professionnels. «Ça s'est très bien passé. Je n'ai pas cherché le K.-O. à tout prix et ça m'a permis de me tenir à distance de ses coups. Il ne m'a presque pas touché. Je m'en sors sans coupure!», souriait-il, en faisant référence à ses deux premiers combats où il avait subi de vilaines coupures.

Pendant le combat, on sentait une certaine animosité entre les deux boxeurs, en lien avec la pesée de la veille lorsque le Mexicain n'avait pas respecté le poids. Après sa victoire, Pratte a concédé que le niveau de hargne était un peu plus élevé qu'à l'habitude. «Mais une fois le combat terminé, tout ça c'était derrière. Je le respecte, il revenait tout le temps à la charge», mentionne le protégé de Jimmy Boisvert au club Performance.

Aux abords du ring, le grand patron d'Eye of the Tiger Management Camille Estephan semblait avoir apprécié la prestation du Trifluvien de 26 ans. Pour sa part, Pratte se disait satisfait sans trop s'angoisser avec l'avenir. «J'aime boxer et c'est ce que je veux continuer à faire. On verra ce qui se passera pour la suite», a dit Pratte.

Balmir terasse Nelson

Plus tôt dans la soirée, pour sa première sortie professionnelle, Jordan Balmir (1-0, 1 K.O.) avait sorti l'arsenal des beaux jours. Même s'il a dominé la totalité des échanges, le Drummondvillois a dû patienter jusqu'au quatrième assaut avant de s'imposer par K.-O. Ébranlé à de multiples reprises, son rival L.T. Nelson (1-1, 1 K.O.) ne voulait tout simplement pas tomber.

Après avoir expédié son adversaire au tapis dès le premier round, Balmir a multiplié les attaques jusqu'à la salve finale, vers la fin de la quatrième reprise, lorsque l'officiel a mis fin au carnage.

«Il avait tout un menton! Lorsque je l'ai envoyé au tapis la première fois, je ne croyais pas que le combat allait durer longtemps. Je lui lève mon chapeau, c'est tout un guerrier», a souligné le poulain de Jimmy Boisvert.

Labrecque s'impose

Également à son premier combat professionnel, le Trifluvien Guillaume Labrecque (1-0) est sorti vainqueur face au Montréalais Jackson Nguyen (0-4-1) grâce à une décision partagée en sa faveur.

Le protégé de Jimmy Boisvert a mis quelques minutes à se mettre en marche avant de prendre le contrôle de l'affrontement contre un rival qui ne cherchait pas trop les échanges musclés.

De son propre aveu, Labrecque aurait aimé mieux entamer son baptême. «Le stress m'a figé au début. Mais mon adversaire est quand même demeuré à distance, donc j'ai pu m'ajuster.»

Néanmoins, le Jonquiérois d'origine sortait heureux de l'arène après une carte de 39-37, 37-39 et 40-36. «Il n'était pas facile à atteindre, mais j'ai donné les meilleurs coups, surtout dans les fins de rounds. J'avais confiance d'avoir gagné le combat, là je trippe!»

Carnet de notes

Le Montréalais originaire du Kazakhstan, Batyr Jukembayev (2-0, 2 K.O.), n'a eu besoin que de 2m17s pour de débarrasser du Mexicain Noël Mejia Rincon (15-9-1, 10 K.O.). Ce dernier a rapidement semblé embêté par une blessure à un avant-bras...

De son côté, Didier Bence (10-3, 3 K.O.) en a eu plein les bras pendant six rounds avec l'Américain Avery Gibson (7-5-3, 2 K.O.), tellement qu'il a quitté l'arène avec une défaite par décision unanime...

Quelques boxeurs bien connus étaient présents dans les gradins pour le gala, dont le champion du monde junior IBF Steven Butler. L'ancien champion du monde Éric Lucas était également un spectateur attentif, tout comme Antonin Décarie, un membre fort occupé de l'écurie Eye of the Tiger Management, ainsi que Mick Gadbois.

«Dur d'imaginer qu'il aurait pu changer à ce point»

Le contrôle antidopage échoué par Lucian Bute était évidemment un sujet de discussion à la mode vendredi soir sur le parquet à la Bâtisse industrielle. Son mentor Stéphane Larouche, qui s'est séparé de Lucian Bute il y a un peu plus de deux ans, se rangeait dans le club des sceptiques.

«C'est un gars qui est tellement préoccupé par son image, qui recherche la perfection. C'est dur d'imaginer qu'il aurait pu changer à ce point. J'ai de la misère à le croire, comme tout le monde. J'ai été extrêmement, extrêmement, extrêmement surpris par cette nouvelle», soulignait le réputé entraîneur, qui préférait attendre le résultat de l'échantillon B - prévu dans quelques semaines - avant de commenter davantage.

Un gala sans alcool!

Le club de boxe Performance a été privé de revenus avoisinant la dizaine de milliers de dollars parce qu'il n'a pas été en mesure de décrocher un permis pour vendre de l'alcool. Jimmy Boisvert a eu beau passer une partie de la dernière semaine à faire des représentations auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux, il n'a pas été en mesure de changer le verdict initial.

«Je n'ai jamais eu de problèmes lors des précédents galas que j'avais mis sur pied», soupirait Boisvert, amer de la tournure des événements. 

«J'étais dans les délais, ce n'était pas le problème. Mais la Régie croyait que ces revenus allaient à la firme Eye of the Tiger, et que celle-ci allait dégager d'importants profits de cette soirée. J'ai eu beau leur démontrer le contraire, je n'ai pas eu gain de cause. Au-delà de l'argent, c'est la façon dont le tout s'est déroulé qui est frustrante. Je me suis retrouvé en cour sans le savoir cette semaine au cours d'une audition téléphonique! Je débattais avec un procureur, devant un juge, et moi j'étais seul car je n'avais pas été averti de cette procédure. Tout ça ne donne pas beaucoup le goût d'organiser d'autres galas dans l'avenir.»

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