140 coups de rame pour un bateau à Rio

Andréanne Langlois tentera de décrocher une place canadienne... (Archives, Le Nouvelliste)

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Andréanne Langlois tentera de décrocher une place canadienne aux Jeux olympiques en K1-200 m.

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(Trois-Rivières) Une quarantaine de secondes et quelque 140 coups de rame. Voilà ce qui sépare présentement Andréanne Langlois de son rêve olympique.

La kayakiste de 23 ans tentera de maintenir en vie ses espoirs de ramer à Rio cet été alors qu'elle sera du départ du K1-200 m lors des qualifications continentales qui se mettront en branle jeudi au lac Lanier, en Géorgie.

L'équation est bien simple: une victoire permettrait au Canada de qualifier le bateau pour les Jeux olympiques sur cette distance.

La porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières devrait ensuite mériter le privilège de représenter le pays lors de la grand-messe du sport amateur. Tout autre résultat dans ce peloton de neuf kayakistes viendrait cependant repousser son rêve de quatre ans.

Pour la petite rameuse originaire de Lac-Beauport, un tel enjeu représente évidemment une inépuisable source de motivation.

«Il n'y a pas de place à l'erreur. C'est quand même excitant. Neuf personnes, 40 secondes, 140 coups de rame, tout doit être parfait. De la vitesse pure et simple. Le but, c'est d'être une petite bombe, du début à la fin», a-t-elle confié au Nouvelliste, depuis Gainesville, où elle s'est entraînée au cours des dernières semaines avec l'équipe canadienne.

Même si le peloton s'annonce très relevé sur le site olympique des Jeux d'Atlanta (1996), avec la présence de trois rameuses ayant représenté leur pays au dernier Championnat du monde, Langlois croit fermement en ses chances.

«Personne n'est invincible. On est tous humains. Je vais me présenter sur la ligne pour y laisser mon coeur et ne pas avoir de regret. Le résultat ne sera que du bonbon, après», analyse celle qui a pris le huitième rang du Mondial U23 sur K1-200 m en 2015.

Si elle parvient à qualifier le bateau canadien pour les Olympiques, Langlois devra ensuite prouver aux décideurs de la fédération nationale qu'elle mérite de défendre les couleurs de l'unifolié à Rio. Aux plus récents essais nationaux, Émilie Fournel avait remporté les deux finales du K1-200 m. Comme elle avait déjà en poche son billet olympique en K1-500 m, elle avait décidé de laisser sa place à Langlois pour les qualifications continentales.

«C'est certainement la compétition la plus importante de ma carrière, compte tenu des répercussions qui l'entourent. Mais j'essaie de garder une attitude zen dans tout ça, car ça ne sert à rien de trop se projeter vers l'avant. Je me sens très bien, j'ai fait des chiffres records à l'entraînement la semaine passée. J'ai l'impression d'être un cheval de course qui attend dans son box, prêt à partir!»

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