«Le destin fait souvent bien les choses»

Après 14 ans comme adjoint et entraîneur-chef chez... (Le Quotidien)

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Après 14 ans comme adjoint et entraîneur-chef chez les Estacades, et une année au niveau universitaire à l'UQTR, Gilles Bouchard a rapidement imposé sa façon de faire à Rouyn-Noranda. Tous ces efforts pourraient mener vers la grande conquête, mardi soir au Centre Gervais Auto.

Le Quotidien

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(Shawinigan) Il y aura une belle grande dame dans le Centre Gervais Auto mardi soir. Elle est âgée, certes, mais elle a toujours conservé son pouvoir d'attraction. C'est sa première sortie officielle depuis un an, et Gilles Bouchard va tout faire pour permettre à ses Huskies de la ramener à la maison!

Vous aurez bien sûr reconnu la coupe du Président, qui sera dans les entrailles du Centre Gervais Auto, puisque la prochaine victoire des Huskies va débarrer le coffre dans lequel elle se balade.

Évidemment, ce scénario excite tout le monde dans le camp des Huskies. Après tout, l'organisation est toujours à la recherche d'un premier championnat dans son histoire. Pas évident de garder la concentration au maximum, dans les circonstances.

«Dès que nous avons gagné le troisième match, on a commencé à préparer nos gars. On leur a expliqué comment réagir avec leurs parents, leurs mononcles, les gens qui les gardent en pension. Ce n'est pas pour leur faire du mal mais parfois, il y a des gens dans leur entourage qui les déstabilisent mentalement sans le savoir. Nous sommes proches, mais il faut garder la même approche», prévient le pilote des Huskies.

«On n'a pas beaucoup d'ajustements à apporter, il faut continuer à respecter notre identité. Les Cataractes ont une bonne attaque, il s'agit de ne pas leur ouvrir la porte nous-mêmes. C'est plate jouer contre une équipe qui coupe temps et espace, ce n'est pas évident même pour les bons joueurs. On va jouer contre une formation qui va se battre avec l'énergie du désespoir, on ne veut pas lui donner la chance d'y croire.»

Dans le camp des Huskies, le mot d'ordre est de ne pas s'emballer trop vite. Reste que la formation de Rouyn-Noranda dispose de quatre chances pour couronner une année de rêve. Champions de la saison régulière, les Huskies alignent le joueur jugé le plus efficace du circuit (Francis Perron) et le détenteur du trophée Jacques-Plante (Chase Marchand).

Sur aucun radar

Bouchard est quant à lui devenu le premier homme de hockey à rafler les titres d'entraîneur-chef et de directeur-gérant la même année. Une page d'histoire qu'il n'a pas volée, à sa troisième campagne dans le circuit Courteau. 

Or Bouchard serait probablement encore à la tête des Patriotes de l'UQTR ou des Estacades midget AAA si son vieux chum André Tourigny, qui graduait chez les pros, ne l'avait pas chaudement recommandé pour sa succession! Avant le coup de pouce de Tourigny, Bouchard n'était pas sur les écrans radars des équipes de la LHJMQ. Il n'avait même jamais été reçu en entrevue ailleurs, dans sa longue carrière! 

«Je ne courais pas après ça non plus! J'étais bien où j'étais, je voulais donner le temps à mes enfants de grandir. Et je faisais confiance au destin! Quand tu travailles fort, le destin fait souvent bien les choses», lance-t-il.

Bouchard convient qu'il est peut-être plus à l'aise avec le groupe d'âge qu'il dirige actuellement. Dans le midget AAA, certains le trouvaient trop crinqué. «Dans le midget AAA, quand tu es sévère, les jeunes n'ont pas la maturité pour comprendre que ça ne veut pas dire que tu ne les aimes pas. Dans le junior, c'est plus facile d'instaurer des règles. Faut dire aussi que je travaille avec un groupe spécial, formé à partir des joueurs que nous avons repêchés. Et je suis très bien entouré. Nos succès, tout le monde y participe.»

Francis Perron accorde volontiers beaucoup de mérite à son patron. Les Huskies sont perçus comme une véritable meute. Dans les trois zones, ils sont dans le visage de leurs rivaux. C'est évidemment le plan de match de Bouchard, mais c'est plus que ça.

Pour le capitaine des Huskies, cette capacité à tourner à haut régime avec autant de constance est reliée directement aux méthodes de travail de Bouchard. 

«Tout part de nos entraînements, Gilles nous pousse beaucoup dans les pratiques. Il y a des clubs qui font du patin quand ça va mal, nous on en fait à toutes les semaines! Quand tu es dans une forme physique optimale, tu es dans de bonnes dispositions pour réaliser de belles choses.»

De belles choses, les Huskies les ont accumulées durant toute l'année. Ils cognent maintenant à une autre porte, celle de l'Histoire. Perron est conscient qu'une conquête de la coupe du Président virerait Rouyn-Noranda à l'envers. 

«Mais nous ne sommes pas encore rendus. Deux des trois matchs en finale auraient pu aller d'un bord comme de l'autre. C'est excitant d'être si proche, c'est vrai. C'est donc le travail des leaders de calmer les plus jeunes, et d'être sûrs que nous garderons la même approche. Il ne faut pas offrir la chance aux Cataractes d'y croire.»

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