Une nouvelle page d'histoire pour Vincent-Lapointe

Laurence Vincent-Lapointe... (La Presse Canadienne)

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Laurence Vincent-Lapointe

La Presse Canadienne

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(Trois-Rivières) Véritable pionnière du canoë féminin, Laurence Vincent-Lapointe a développé l'habitude d'abattre des barrières. Première championne du monde, première médaillée d'or des Jeux panaméricains, la liste est longue. La Trifluvienne de 23 ans a écrit une nouvelle page d'histoire cette semaine lors des essais nationaux de canoë-kayak en devenant la première canadienne à obtenir un brevet de Sport Canada en canoë féminin.

Grâce à ses deux victoires en autant de courses de C1-200 m et sa deuxième position en C1-500 m, la septuple championne du monde aura ainsi droit à du précieux financement.

«Je suis très excitée d'y avoir enfin accès!», lance la canoéiste qui a aussi ajouté une deuxième place en C1-1000 m lors des essais présentés au lac Lanier, en Géorgie.

Ce support monétaire est devenu accessible cet hiver lorsque la Fédération internationale de canotage a intégré le canoë féminin à son programme de courses en vue des Jeux olympiques de Tokyo de 2020.

Parmi les nouvelles disciplines qui devraient faire leur apparition à la grand-messe du sport amateur dans quatre ans, on retrouve donc le C1-200 m et le C2-500 m, deux distances dans lesquelles la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivères a fait sa marque sur la scène mondiale.

Avant d'officiellement faire son entrée aux Olympiques, le canoë féminin devra cependant obtenir l'approbation ultime du Comité international olympique.

«Ça fait tellement longtemps que je rame. C'est un soulagement d'obtenir un tel support qui nous aide lorsque vient le temps de changer de bateau, par exemple. Ça donne aussi un coup de pouce pour les études. De plus, en intégrant notre sport à la liste des brevets, c'est signe qu'ils pensent à long terme pour nous. C'est positif.»

Pas de Coupe du monde

La saison estivale sera un peu particulière pour la reine mondiale du canoë féminin puisqu'elle ne pourra participer aux épreuves de la Coupe du monde en raison de son horaire scolaire. Vincent-Lapointe pourra toutefois se libérer à temps pour prendre part à la Coupe des femmes, à Boulogne-sur-Mer, en France.

«J'étais déçue de ne pas pouvoir faire les épreuves de Coupe du monde cette année. Mais au moins, en allant en France, ça va me permettre de faire une compétition de haut niveau, juste avant la deuxième étape des sélections nationales.»

Maintenant cette nouvelle tranche d'histoire accomplie, avec un brevet en poche, Laurence Vincent-Lapointe pourra concentrer ses énergies des quatre prochaines années vers l'ultime page d'histoire, soit l'intégration du canoë-féminin aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 et, bien sûr, un billet pour y ramer!

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