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Quatre ans d'efforts réduits en poussière pour Beauchesne-Sévigny

Le Trifluvien Gabriel Beauchesne-Sévigny et son coéquipier Benjamin... (Archives La Presse Canadienne)

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Le Trifluvien Gabriel Beauchesne-Sévigny et son coéquipier Benjamin Russell ont vu leur rêve olympique prendre fin cette semaine lors des essais nationaux.

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(Trois-Rivières) Gabriel Beauchesne-Sévigny ne ramera pas à Rio cet été. Ses efforts des quatre dernières années ont été réduits en poussière cette semaine au lac Lanier, en Géorgie, lorsque le duo qu'il forme avec le Néo-écossais Benjamin Russell s'est incliné deux fois en autant de courses lors des essais nationaux de Canoë-kayak Canada.

«C'est fini, a lancé au bout du fil le Trifluvien de 31 ans en entrevue avec Le Nouvelliste, quelques heures après la course. C'est dur de trouver les mots pour expliquer comment je me sens présentement. C'était l'objectif fixé depuis plusieurs années. C'est difficile à prendre, je voulais vraiment aller à Rio. J'y croyais...»

Le tandem champion des Jeux panaméricains a d'abord été devancé une première fois mercredi par la paire formée de Paul Bryant et Roland Varga. Près de trois secondes (2,85 s) séparaient les deux équipages.

«Je n'étais vraiment pas content de cette course. Il y avait beaucoup de vagues et on a fait quelques erreurs», note le porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières.

Puis, jeudi, le rêve de Rio s'est complètement évaporé dans le dernier droit de leur course de 1000 m. Encore une fois, c'est le même duo ontarien qui a joué les trouble-fête en l'emportant avec moins d'une seconde d'avance.

Au terme de cette cruelle deuxième place, Beauchesne-Sévigny demeurait tout de même fier de sa performance, malgré le résultat déchirant.

«J'ai tout donné. On a vraiment bien coursé et je suis fier de la performance. Je n'ai aucun regret d'avoir fait cette course là. Il n'y a pas un moment de la course que je referais différemment. À 200 m de l'arrivée, on était encore en avance. On a eu une bonne accélération, comme c'était prévu dans notre plan de course, mais les autres nous ont quand même battus. Leur performance était top class et je leur souhaite la meilleure des chances aux qualifications continentales pour nous représenter à Rio», analyse-t-il avec philosophie.

«C'est ça, le sport d'élite. Je me suis entraîné pendant quatre ans pour avoir cette chance. L'olympisme, ça ne se déroule pas seulement chaque quatre ans, mais bien à chaque jour. Chaque athlète qui sera à Rio aura traversé cinq ou six étapes cruciales pour obtenir sa place.»

Pour l'olympien de 2008 à Pékin, le choc est d'autant plus difficile à encaisser puisqu'il avait déjà établi que le cycle olympique vers Rio de Janeiro serait son dernier en carrière.

Maintenant les Olympiques écartés de son calendrier, le Trifluvien assistera au reste des essais olympiques, qui se terminent dimanche au lac Lanier, avant de réfléchir à son avenir.

«Je vais commencer par décanter tout ça. Ça fait 12 ans que j'ai le privilège de vivre comme un olympien. J'ai un baccalauréat en génie civil, alors je ne me retrouve pas les mains vides. Mais je ne sais pas encore de quelle manière je vais gérer la transition. Je vais d'abord savourer encore mon moment ici.»

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