Deux étoiles montantes en canoë-kayak

Marc-Alexandre Gagnon et Andréanne Langlois vont tenter de... (Archives, Le Nouvelliste)

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Marc-Alexandre Gagnon et Andréanne Langlois vont tenter de brouiller les cartes et se faufiler sur l'équipe qui défendra les couleurs du Canada en canoë-kayak, cet été à Rio.

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(Trois-Rivières) Pendant que le vétéran Gabriel Beauchesne-Sévigny tentera de s'offrir une dernière expérience olympique, deux autres rameurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières vont tenter de brouiller les cartes de la sélection canadienne qui participera aux Jeux de Rio.

Au départ, les Olympiques de 2016 ne semblaient qu'un lointain mirage pour Marc-Alexandre Gagnon et Andréanne Langlois. Un rêve un peu fou qui n'avait rien de trop réaliste. La formation des différents tandems en vue des sélections nationales, qui s'amorcent mercredi en Géorgie, leur a cependant offert des coéquipiers de haut niveau, bonifiant du même coup leurs espoirs de ramer cet été au Brésil.

À 25 ans, Marc-Alexandre Gagnon a justement passé les derniers mois sous les rayons de la Floride, à côtoyer l'élite du kayak au pays.

Lors des Mondiaux de Milan, l'équipage de tête composé d'Hugues Fournel et Ryan Cochrane n'a pas réussi à qualifier le Canada pour Rio en K2-200 m.

Depuis, le Trifluvien est devenu le coéquipier de Fournel, olympien de Londres 2012. Sur le bassin olympique du lac Lanier, l'objectif sera bien précis. Le tandem devra d'abord remporter deux des trois courses en K2-200 m pour espérer prendre part aux qualifications continentales.

«Tout s'est passé très vite pour moi, car je fais du K2 depuis deux ans seulement. Je suis prêt à faire mes preuves. Mon but, c'est de faire partie du K2 qui représentera le Canada aux Jeux olympiques», mentionne celui qui sera également en compétition avec ses coéquipiers du CKTR Charles-Antoine Girouard et Étienne Beauchesne sur la ligne de départ.

En équipe avec son idole

De son côté, Andréanne Langlois a eu droit à une année assez mouvementée. Déçue de sa huitième position aux Mondiaux M23 à l'été 2015, la kayakiste avait d'abord préféré ne pas se fixer d'objectif précis pour la saison à venir. C'était avant qu'un courriel de son idole, l'olympienne Émilie Fournel, vienne ajouter un peu de piquant à son échéancier. 

«Elle m'a demandé de me joindre à elle pour m'entraîner. C'était très flatteur et j'étais super excitée de pouvoir apprendre avec mon idole. Une telle occasion, ça n'arrive pas chaque jour», raconte la kayakiste originaire de Lac-Beauport.

De fil en aiguille, l'entraîneur de l'équipe nationale, Frédéric Jobin, les a invitées à se joindre à son groupe de kayakistes dans leur préparation pour les essais nationaux, dont fait partie son meilleur ami, Marc-Alexandre Gagnon. 

Une fois débarquée en Floride avec le reste du contingent, Langlois a d'abord fixé ses objectifs sur les épreuves individuelles. Cependant, Fournel lui a de nouveau tendu la main pour tenter l'expérience en duo. Les premiers tests ont été très positifs.

«En K-2, il n'y a pas de recette miracle. Tu sais tout de suite si ça clique entre deux personnes. Entre nous, la chimie a été immédiate. Après trois entraînements seulement, je me sentais comme dans de vieilles pantoufles!», image la kayakiste de 23 ans qui sera en lice en K1-200 m, K1-500 m et K2-200 m lors des essais nationaux.

Après avoir passé les derniers mois à s'entraîner en compagnie de l'élite de la discipline au Canada, Langlois souhaite maintenant obtenir le privilège de représenter le Canada lors des qualifications continentales. À ce moment, elle aurait la chance de permettre au bateau canadien de se classer pour les Jeux olympiques. «Je ne mesure peut-être que cinq pieds, mais je me permets de rêver en grand», lance-t-elle.

À travers tout ça, la kayakiste du CKTR tentera de conserver son titre de championne canadienne des moins de 23 ans en K1-200 m, une couronne qui lui appartient depuis maintenant trois ans.

Si le rêve olympique ne se concrétise pas, ce sont les Championnats du monde M23 qui se retrouveront au sommet de son calendrier. 

«Je suis certaine d'une chose, c'est qu'il ne s'agit que d'un commencement de nouveaux défis pour moi, tous aussi intéressants les uns que les autres!»

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