«C'est mon dernier cycle olympique»

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Gabriel Beauchesne-Sévigny amorce cette semaine un sprint de qualification dans l'espoir de participer aux Jeux olympiques de Rio.

La Presse Canadienne

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(Trois-Rivières) Peu importe la façon dont se dérouleront les prochaines semaines, Gabriel Beauchesne-Sévigny semble certain d'une chose. Il savoure présentement son dernier cycle olympique en carrière.

À 31 ans, le canoéiste trifluvien entame cette semaine le dernier sprint en vue d'obtenir un billet pour les Jeux olympiques de Rio en compagnie de son coéquipier Benjamin Russell. Si la fenêtre d'opportunité pour revivre la frénésie olympique se referme tranquillement - il a participé aux Jeux de Pékin en 2008 - Beauchesne-Sévigny aborde ce sprint rempli de sérénité et de confiance. «Je suis dans la meilleure forme physique de ma carrière et j'ai un bon bagage d'expérience pour m'accompagner dans tout ça. Peu importe, que j'aille à Rio ou pas, je suis très content d'avoir continué (après 2012). J'ai une belle paix d'esprit avec ça.»

«Je suis prêt à débarquer sur la ligne de départ et me donner entièrement. La conséquence, je sais que je suis capable de la gérer. Je le fais avec Ben pour le plaisir et le défi personnel. J'espère vraiment que ça va fonctionner. Sinon, je n'aurai aucun regret», mentionne celui qui a passé les trois derniers mois à s'entraîner en Floride.

En août dernier, le tandem canadien avait raté sa première occasion de décrocher sa place pour Rio, lors des Championnats du monde. Un top 6 était alors nécessaire pour se qualifier, mais les deux partenaires avaient plutôt terminé neuvièmes.

Leurs espoirs ne sont pas anéantis pour autant, mais la route pour se rendre jusqu'au Brésil est un peu plus hasardeuse.

Beauchesne-Sévigny et son coéquipier devront d'abord remporter l'épreuve du C2-1000 m lors des essais nationaux qui s'amorceront mercredi au lac Lanier, à Gainesville en Géorgie. Le Trifluvien règne sur cette distance depuis 2007 et son équipage est considéré favori.

«Nous sommes peut-être favoris, mais la compétition est de plus en plus féroce. On a pu le constater lors des courses préparatoires qu'on a faites en Floride. Je suis en confiance, mais il y a certainement un stress de rattaché à tout ça. C'est un bon stress.»

Si cette étape est franchie avec succès, le duo devra ensuite briller lors des qualifications continentales, du 19 au 22 mai, toujours à Gainesville, sur le bassin olympique des Jeux d'Atlanta (1996).

Une fois ce fait d'armes accompli, Beauchesne-Sévigny et Russell remettront leur sort entre les mains des dirigeants de Canoë-kayak Canada qui détermineront si les chances de médailles de l'unifolié sont meilleures en C1-200 m, C1-1000 m ou encore en C2-1000 m.

Bref, tout un puzzle un peu cruel accompagné d'une énorme pression! «C'est toujours le principe du "ça passe ou ça casse"! Mais les chances d'aller aux Olympiques sont bien réelles. Je crois que j'ai un bon potentiel de médaille pour Rio. C'est à moi de le prouver», explique Beauchesne-Sévigny, qui a notamment découvert une nouvelle passion à l'entraînement en s'adonnant à la planche à ramer (paddleboard).

En plus de résultats assez impressionnants, cette discipline lui a permis d'améliorer sa stabilité en canoë.

«Le paddleboard m'apporte à un autre niveau. Ça m'aide à avoir plus de stabilité et une fois de retour dans mon canoë, je peux davantage me concentrer sur mon corps pour ramer plutôt que de me battre contre les vagues afin de garder mon équilibre.»

Tout ce bagage, il le placera à bord de son embarcation dès mercredi quand il amorcera le dernier droit en route vers la grand-messe du sport amateur.

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