Avenir incertain pour le Blizzard

Les nombreux bancs vides lors des matchs locaux... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les nombreux bancs vides lors des matchs locaux du Blizzard de Trois-Rivières cet hiver remettent en question le retour de la concession trifluvienne au sein de la LNAH l'an prochain.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Au terme d'une année désastreuse aux guichets, qui a laissé un trou béant de plus de 100 000 $ dans les coffres de l'organisation, une ombre d'incertitude plane au-dessus du Blizzard de Trois-Rivières quant à son avenir dans la Ligue nord-américaine de hockey.

Lorsqu'il s'imagine lever la Coupe Vertdure en plein coeur du Colisée de Trois-Rivières, l'actionnaire majoritaire Ronald Lavertu est convaincu de vouloir poursuivre l'aventure.

Cependant, quand son regard dévie vers les résultats financiers de la concession pour l'ensemble de l'année 2015-16, cette passion s'effrite inévitablement.

«Je suis incertain pour l'instant. Au moment où on se parle, c'est pas mal 50-50 dans ma tête, avec un petit penchant pour revenir l'an prochain», admet le principal bailleur de fonds du Blizzard, en entrevue avec Le Nouvelliste.

Sur la patinoire, une quatrième position au classement général et une élimination en sept matchs au premier tour, ce n'est pas le Klondike. Mais rien de dramatique non plus. Le retour de Thomas Beauregard dans la cité Laviolette a également fait un grand bien au Blizzard, lui qui a remporté le championnat des marqueurs.

C'est du côté de la billetterie que le portrait de détériore.

À ce sujet, le Blizzard a atteint un creux inquiétant le 23 octobre quand seulement 478 amateurs ont franchi les tourniquets, un vendredi soir face aux River Kings de Corwall.

Encore moins réjouissant, les Trifluviens n'ont attiré qu'une seule fois plus de 1000 personnes en saison régulière, un dimanche après-midi face à l'Assurancia de Thetford Mines de Bobby Baril.

L'idée de jouer le samedi soir n'a également pas connu un si grand succès. Outre le match d'ouverture, on peinait à atteindre les 700 amateurs pour ces parties.

Ainsi, l'objectif de 1050 partisans par rencontre n'a clairement pas été rencontré, avec une moyenne totale de 725 amateurs en saison régulière.

«Les foules ont été nettement en dessous des attentes. Dans la région, il y a de la compétition tout le tour», note Lavertu, soulignant au passage que la venue de Francis Lessard a permis d'attirer plus de gens dans les gradins en fin de saison.

Une main tendue

Ceci dit, Lavertu demeure ouvert à bonifier le groupe d'actionnaires, question de diminuer le risque financier. Dans son timbre de voix, on perçoit une véritable envie de poursuivre l'aventure. Mais pas à n'importe quel prix. «On a un bon groupe en place. C'est certain que la porte demeure ouverte pour les gens qui seraient intéressés à investir dans l'équipe. À quelque part, si l'aventure s'arrête, j'aurai un sentiment d'inachevé.»

Ronald Lavertu et son groupe vont donc profiter des prochains jours pour réfléchir à l'avenir de la concession trifluvienne dans la LNAH. Une décision devra être prise d'ici le 10 mai, date à laquelle toutes les équipes du circuit Godin sont conviées aux assises annuelles.

Si jamais le Blizzard choisit de continuer sa route dans la LNAH, les dirigeants devront alors se tourner vers un nouvel entraîneur-chef. Au terme de l'élimination de sa troupe, en sept matchs aux mains des Prédateurs de Laval, Alain Côté avait en effet annoncé qu'il tirait sa révérence à la barre des Trifluviens, après un règne de trois saisons et demie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer