Le retour en force d'Alex Harvey

Le fondeur Alex Harvey a terminé la dernière... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le fondeur Alex Harvey a terminé la dernière saison au septième rang mondial du classement cumulatif, un exploit en soi considérant que sa discipline n'est pas aussi développée au Canada que dans les pays scandinaves.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Il y a un an à peine, Alex Harvey marchait cinq minutes par jour. Forcé au repos en raison de deux opérations aux artères iliaques, il prenait des antidouleurs et repensait à sa dernière saison... en préparant la prochaine, qu'il souhaitait encore meilleure.

Le célèbre fondeur québécois était l'invité d'honneur de la Fondation Claude-Mongrain, lundi soir au club de golf Du Moulin. L'organisme avait eu la bonne idée de le recevoir, lui et son entraîneur Louis Bouchard, dans le cadre de la soirée rencontre en marge du 25e anniversaire de la Fondation.

Au terme d'une saison parsemée de 14 top-10 et quelques podiums, dont une deuxième place récoltée à Québec devant une foule conquise pendant le Tour de ski du Canada, Harvey avait effectivement de belles anecdotes à raconter aux convives.

Le jeune homme figure parmi les athlètes québécois qui s'illustrent le plus sur la scène sportive internationale. Ses exploits en font un espoir de médaille pour les Jeux olympiques de 2018.

Harvey a terminé la dernière saison de ski de fond au septième rang mondial, notamment grâce à ses performances au contre-la-montre individuel. «Mes deux meilleurs résultats en carrière ont été enregistrés cette année en contre», relatait le fondeur, lundi, aux côtés de son entraîneur.

«J'ai vécu des émotions incroyables. À Québec, pendant notre tour d'honneur après ma deuxième place au sprint, la foule a carrément embarqué sur la piste! Tu ne vois jamais ça en Europe! Le Tour de ski du Canada, c'était mon gros objectif de la saison étant donné qu'il n'y avait pas de Mondiaux ni d'Olympiques. Je visais un podium et je l'ai eu.»

Toujours intense

Harvey a finalement conclu le Tour au cinquième rang du classement, non sans avoir déclenché une autre petite controverse quant au travail de fartage des membres de son équipe. Pour les néophytes, le fart est un revêtement appliqué sous les skis afin de favoriser le glissement et l'adhérence sur la neige.

«C'est surprenant de constater à quel point le fartage a un gros impact. En Europe, on a souvent des conditions printanières avec de la neige lente et plus brune que blanche. 

«Ça devient de plus en plus difficile car les autres pays s'améliorent. Il n'y a jamais rien d'exact dans le fartage, c'est une combinaison de science et d'art donc assez complexe à gérer. Les marges sont serrées entre le succès et l'échec, mais la bonne nouvelle, c'est qu'on a déjà des bonnes idées pour nous développer l'an prochain dans cette facette.»

Louis Bouchard reconnaît que son poulain paraît exigeant envers ses équipiers. C'est dans sa nature, assure celui qui le dirige depuis une dizaine d'années.

«Parce qu'Alex se met beaucoup de pression envers lui-même. Il veut que son sport progresse au Canada, donc quand ça ne fonctionne pas comme prévu, il peut devenir intense. Par contre, quand il sort de tout ça, il est prêt à prodiguer des conseils et à travailler avec tout le monde.»

Dans les sphères publiques, on considère le fils de Pierre Harvey comme un modèle, le genre d'athlète qui peut livrer des conférences aux plus jeunes et partager sa passion. Sur les pistes, il vise à devenir un des meilleurs fondeurs sur la planète. Il est en voie de réaliser son objectif de carrière.

«Je crois que je suis de plus en plus régulier. J'ai eu un peu moins de succès au sprint, je manquais de punch, mais je suis devenu un meilleur skieur sur les départs individuels. Si je parviens à retrouver mes repères sur les départs de masse, j'aurai encore plus d'outils dans mon coffre.»

Déçu pour Brassard

Alex Harvey a appris avec déception le départ de Jean-Luc Brassard, qui ne sera pas chef de mission de l'équipe canadienne aux prochains Jeux olympiques.

«Je ne connais pas tous les détails, mais je lui lève mon chapeau car il a tenu sa parole. Il avait prévenu les dirigeants qu'il partirait si rien ne changeait et selon lui, c'était le cas.»

Par contre, Brassard travaillait davantage avec les décideurs du ski de fond plutôt qu'avec les athlètes. «C'était son rôle. Un chef de mission, si tu as besoin de le voir sur une base régulière, c'est mauvais signe! Mais Jean-Luc a fait du bon travail, que ce soit à Sotchi ou Vancouver.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer