Paris-Roubaix: Houle piégé dans l'Enfer du nord

Hugo Houle (au centre) a été pris dans... (AG2R La Mondiale)

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Hugo Houle (au centre) a été pris dans une chute lors de la course Paris-Roubaix dimanche matin. Le cycliste de Sainte-Perpétue n'a heureusement pas été blessé.

AG2R La Mondiale

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S'il y a bien une chose que les cyclistes Antoine Duchesne (58e) et Hugo Houle (111e) ont retenue de la course Paris-Roubaix, en France, c'est que les sections de pavés ne pardonnent pas.

Bien qu'un bon nombre de chutes les aient ralentis dans leur parcours, les deux Québécois étaient satisfaits de leur travail accompli.

«C'est un des Paris-Roubaix le plus rapide de l'histoire», a fait savoir Antoine Duchesne.

Le cycliste de l'équipe Direct Energie a franchi la ligne d'arrivée en peloton en 58e place, à 14 minutes 23 secondes du vainqueur, l'Australien Mathew Hayman.

Comme beaucoup d'autres coureurs, le Québécois a été pris dans quelques chutes qui l'ont ralenti dans son élan.

Représentant l'équipe AG2R La Mondiale, Hugo Houle a terminé le parcours couvert de boue. Le Québécois n'a pas non plus été en mesure d'éviter les chutes dans cette course qu'il qualifie comme étant «la plus difficile au monde» qu'il fait chaque année.

«Les pavés, ça ne pardonne pas et c'est souffrant. J'ai deux grosses ampoules dans les mains. Je suis surtout content d'avoir fini la course et d'avoir repoussé mes limites. Tu ne sais jamais ce qui va arriver avec toutes les chutes. J'ai été un peu ralenti avec ces accrochages. J'ai fait un beau travail pour Damien Gaudin, mais il a été pris dans la grosse chute, ce qui l'a éloigné du top 10.»

Le cycliste de Sainte-Perpétue a conclu la course en peloton au 111e rang, à 18 minutes 30 secondes de Hayman. Dès le départ, raconte-t-il, les cyclistes se sont élancés à grande vitesse. «Ça s'est battu pour prendre l'échappée. Ça bordurait beaucoup et il fallait bien se placer, ce qui donnait mal aux jambes. Mon rôle était de prendre l'échappée comme au Tour des Flandres. J'ai failli réussir, mais finalement, c'est mon coéquipier Damien Gaudin qui l'a pris. Après je me suis assuré qu'il soit bien placé.»

Après quelques secteurs de pavés, l'athlète de 25 ans a été pris dans une chute. Heureusement, il ne s'est pas fait mal et a pu repartir avec le groupe. Toutefois, peu de temps après, il y a eu des cassures dans le peloton avant la tranchée d'Arenberg et une grosse chute dans la descente dans les pavés.

«Je ne savais pas trop où me placer et j'ai été piégé. Je n'aurais pas voulu voir l'état du coureur qui est tombé en premier. Ça s'est empilé une quinzaine de gars. Nous avons passé au travers, mais nous étions un peu en arrière du groupe de tête et je me suis retrouvé dans un groupe d'une vingtaine de coureurs. Nous sommes restés ensemble pas mal tout le reste de la course et ça roulait très vite», a-t-il ajouté.

Vers la fin de la course, au Carrefour de l'arbre, Houle était déjà à bonne distance des meneurs. «Comme j'étais déjà distancé, je me suis juste fait souffrir, il n'y avait plus grands enjeux pour notre groupe de vingt.»

Avec cette dernière compétition, le Canadien s'est dit satisfait de sa première partie de la saison. «Je rentre au Québec demain pour des vacances avant de repartir pour le Giro qui est un gros objectif pour moi», a-t-il conclu.

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