• Le Nouvelliste > 
  • Sports 
  • > Nouveau stade à Montréal: l'option de Dominic Therrien privilégiée? 

Nouveau stade à Montréal: l'option de Dominic Therrien privilégiée?

Dominic Therrien... (Olivier Croteau)

Agrandir

Dominic Therrien

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Dominic Therrien espérait faire bouger les choses dans une nouvelle direction lorsqu'il a proposé de financer un nouveau stade de baseball à Montréal à l'aide de contributions de riches investisseurs étrangers. Son idée à trouvé une oreille chez Denis Coderre, qui semble favoriser l'option dans le but de ramener les Expos à Montréal.

Le 23 mars dernier, le maire montréalais a déclaré en point de presse qu'il trouvait l'idée de Therrien très intéressante. Les deux hommes s'étaient d'ailleurs rencontrés au début de l'année 2015 afin que le Trifluvien d'origine présente son plan de financement d'un nouveau stade.

«C'est sûr qu'on a besoin d'un partenariat. Mais je n'ai rien demandé à Ottawa. Il ne faut plus regarder comme dans le passé comment financer un stade et avoir de l'argent. Il y a des façons de travailler ensemble. Il y a d'autres options. Quand on parle d'infrastructures, il y a Dominic Therrien qui, avec raison, a parlé du programme des immigrants investisseurs», a mentionné Coderre.

Le principal intéressé était bien heureux d'entendre le maire montréalais y aller d'une telle déclaration. À son avis, l'initiative a fait son bout de chemin et elle est sérieusement considérée par les acteurs de ce dossier.

«Après deux ans, plusieurs personnes se sont penchées sur le projet et il n'y a pas de carences évidentes qui sortent. De voir le maire de Montréal, qui a été ministre de l'Immigration au fédéral, à cette étape-ci du projet dire que c'est une bonne idée sans qu'on lui demande, je trouve ça très encourageant. Il y a des choses que je peux dire, d'autres que je ne peux pas, mais je trouve très intéressant que l'idée se retrouve parmi celles considérées. Avec l'état des finances publiques, autant au Québec qu'à l'international, c'est peut-être le scénario le plus plausible à cette étape», souligne l'avocat rejoint à Vancouver.

Dans son document déposé en 2014, Therrien proposait de financer le stade à l'aide d'un programme d'accueil d'investisseurs étrangers. Un tel programme existe déjà. On offre un statut de résident permanent aux immigrants qui acceptent de prêter au gouvernement du Québec 800 000 $ sans intérêt pendant cinq ans. Le programme est si populaire qu'il ne suffit pas à la demande.

Therrien propose ainsi d'ajouter 1860 places supplémentaires sur une période de trois ans en échange d'un paiement non remboursable de 275 000 $ par investisseur immigrant. Total de l'opération: 511 M$, soit la somme estimée pour bâtir un nouveau stade de baseball dans la ville aux 100 clochers.

«Mon apport, jusqu'à maintenant, c'est ça, et je suis très fier de voir que les gens impliqués dans le projet disent que c'est une bonne idée. C'est un apport, j'espère que ce ne sera pas mon seul apport, mais je ne peux en dire plus, je dois me garder une gêne», avoue celui qui a évolué comme joueur de troisième but dans l'organisation des Braves d'Atlanta.

Dans les coulisses, un groupe de potentiels actionnaires s'active afin d'attirer une nouvelle équipe de baseball à Montréal, groupe qui serait formé des hommes d'affaires Stephen Bronfman, Mitch Garber, le PDG de Dollarama Larry Rossy et Bell. Therrien refuse de dire s'il a été en contact avec ce groupe et quel a été la teneur des propos.

«Je ne ferai pas de commentaires. Comme avocat, je suis tenu au secret professionnel. Je ne peux confirmer qui j'ai rencontré où l'infirmer, sauf pour le maire Coderre, parce qu'il l'a déclaré publiquement», mentionne celui qui a tenté sa chance chez les Conservateurs lors de la dernière élection fédérale.

Celui-ci montre un optimisme prudent à la suite des derniers commentaires du commissaire du Baseball majeur Rob Manfred quant à une candidature montréalaise.

«Il y a plusieurs choses qui m'encouragent. L'intérêt des amateurs ne s'essouffle pas, celui de la communauté des affaires non plus. Mais Montréal doit se concentrer sur ce qui se passe à Montréal même si ce qui va se faire ailleurs (Oakland et Tampa Bay) va avoir un impact. On sait ce que ça prend, c'est quand même complexe à trouver.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer