Le plaisir retrouvé d'Indrik Trahan

Faire le saut de la descente alpine au...

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Faire le saut de la descente alpine au snowboardcross semble avoir été des plus payants pour Indrik Trahan.

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(Trois-Rivières) C'est en chutant avec Danny Bourgeois, un de ses partenaires d'entraînement, que la saison d'Indrik Trahan a pris fin, mercredi à la station de Ski Chantecler de Sainte-Adèle.

Qu'à cela ne tienne, le Trifluvien gardera un heureux souvenir de cette saison 2015-16 au cours de laquelle il a découvert une nouvelle passion.

Désormais adepte à temps plein de snowboardcross, Trahan a eu la chance de participer à des épreuves Nor-Am (continentales), des coupes européennes ainsi qu'à deux étapes de la Coupe du monde. Pas si mal pour le planchiste qui n'avait amorcé sa saison qu'en janvier... et dont l'avenir dans le sport amateur semblait incertain pour diverses raisons.

«J'ai trouvé ma branche», sourit le principal intéressé, qui a su s'adapter rapidement à cette discipline plus extrême que les épreuves alpines auxquelles il était habitué et dans lesquelles il avait connu un certain succès international.

Le snowboardcross consiste en un parcours d'obstacles ponctué de bosses, de portes et de virages serrés. Aux côtés de l'entraîneure Dominique Maltais, double médaillée olympique et quintuple championne de saison en Coupe du monde, Trahan confie avoir beaucoup cheminé au cours des dernières semaines.

En fait, il a tellement voyagé aux quatre coins du globe qu'il ressentait encore les effets du décalage, mercredi soir au terme des championnats canadiens au Ski Chantecler, où il a terminé 13e, conséquence de sa chute.

Trahan a visité la Russie, la Corée du Sud, la Suisse et les États-Unis depuis sa première Coupe Nor-Am en janvier, du côté de la Colombie-Britannique.

Trentième de la Coupe du monde de Russie, il a pris le 26e échelon en Corée, sur le site des prochains Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang.

«J'avais réussi à me qualifier pour la Nor-Am, mais j'ai dû me procurer un visa russe dans un très court laps de temps. Au terme des épreuves de la Coupe du monde, je suis revenu en Nor-Am pour une course dans le Maine. Après une petite semaine de repos, j'ai rejoint l'équipe en Suisse la semaine dernière et c'est là que j'ai eu mon meilleur résultat de l'année, selon moi.»

C'est-à-dire une sixième place au cumulatif à cette Coupe européenne, dont le calibre se situe entre les Nor-Am et le circuit de la Coupe du monde.

«J'étais agréablement surpris, surtout avec le calendrier chargé. Si je n'étais pas tombé à Chantecler pendant le canadien, je pense que j'aurais eu un autre bon pointage. J'étais troisième des qualifications, c'est dommage. Mais je mets ça dans mon bagage à expérience!»

Louper son départ en snowboardcross prive trop souvent le planchiste de ses chances de victoire. C'est d'ailleurs une portion de ce sport plutôt technique que l'athlète de 22 ans a dû apprivoiser cet hiver. Au fur et à mesure que sa saison progressait, il remarquait néanmoins une nette amélioration.

«Mon avantage, c'est vraiment dans les virages, surtout à cause de mon passé en compétitions alpines. Mais les sections de départ, je dois continuer à travailler ça. Je n'ai pas encore eu de camp d'entraînement spécifique au snowboardcross, sauf que ça va changer cet été. Il y a de bonnes chances que j'aille en Amérique du Sud ou en Australie pour peaufiner ma préparation.»

Trahan, qui mise déjà sur une belle fluidité en ce qui a trait à la glisse selon ses entraîneurs, pourra ainsi continuer à se développer. Avec ce plaisir retrouvé pour la compétition et la vie d'athlète, il peut recommencer à rêver aux Olympiques. Une descente à la fois.

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