Du positif dans la défaite

Les Patriotes auront manqué d'opportunisme face aux Huskies... (Mona Ghiz)

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Les Patriotes auront manqué d'opportunisme face aux Huskies de Saint Mary's, mettant un terme à leur saison plus rapidement qu'ils ne l'auraient espéré.

Mona Ghiz

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(Trois-Rivières) Même si les Patriotes de l'UQTR ont été éliminés dès le premier match du championnat canadien vendredi, Marc-Étienne Hubert n'avait pas de reproches à adresser à ses joueurs après la rencontre. À son avis, les Huskies de Saint Mary's (SMU) ont tout simplement été meilleurs sur 60 minutes.

Même si les Trifluviens étaient considérés comme favoris pour le tournoi, et que les Huskies étaient huitièmes et derniers, Hubert n'avait que faire des étiquettes après la défaite. À son avis, les Huskies étaient beaucoup plus talentueux que plusieurs formations classées plus haut.

«C'est déchirant quand tu ne réussis pas à gagner ton premier match. Je ne crois pas que nous nous sommes fait surprendre. Joueur pour joueur, ils ont un meilleur alignement que nous quand on regarde leur expérience dans le junior et l'universitaire. Mais c'était 1-1 après deux périodes. Ils ont tout simplement été meilleurs que nous en troisième, pendant 13 minutes. Ils ont été plus opportunistes.»

Avec deux buts en troisième période, SMU a été en mesure de se débarrasser des Patriotes. Son front défensif imposant et efficace s'est assuré de garder les hommes d'Hubert loin du filet de Cole Cheveldave. Hubert en a même tiré une leçon.

«Le constat que l'on fait, c'est qu'il faut se grossir. Nous avons plusieurs petits joueurs qui faisaient face à une grosse brigade défensive. Ça nous a aussi fait réaliser à quel point ce trophée est difficile à gagner. La compétition est vraiment forte», ajoute le pilote, qui dresse un bilan très positif de la dernière saison, malgré le fait que celle-ci ait pris fin de façon abrupte.

«C'est un seul match, pas un 4 de 7. N'importe qui peut battre n'importe qui. Mais le bilan est extrêmement positif. Nous avons gagné la Coupe Queen et nous avons remporté 16 matchs en ligne. C'est le format du tournoi qui est crève-coeur et il l'a été pour tout le monde.»

Ce sont finalement les Varsity Reds de l'Université du Nouveau-Brunswick qui ont soulevé la coupe Université, dimanche, avec une victoire de 3-1 contre les X-Men de St-FX. Les tombeurs des Patriotes, SMU, ont obtenu la médaille de bronze.

Le recrutement en cours

Les Patriotes ne devraient perdre que deux joueurs au terme de cette saison, soit le centre Anthony Verret et l'ailier Marc-Olivier Mimar. Déjà, Hubert a obtenu la confirmation que Gabriel Slight, des Voltigeurs de Drummondville, viendra remplacer Mimar à l'attaque. 

Le défenseur offensif Élie Bérubé se joindra aussi à l'équipe après avoir amassé 31 points avec les Olympiques de Gatineau et les Saguenéens de Chicoutimi cette saison. Ce sera aussi le cas d'Allan Caron des Huskies de Rouyn-Noranda. À 6 pi 2 po et 200 livres, il devrait être l'un des plus imposants à la ligne bleue trifluvienne l'année prochaine.

Les foules en hausse

Depuis l'arrivée du hockey semi-professionnel à Trois-Rivières en 2003, les Patriotes ont évolué dans l'ombre du Viking-Caron et Guay-Blizzard, et, plus souvent qu'autrement, dans l'indifférence des amateurs de hockey trifluviens. 

Mais cette saison, les foules sont en hausse au Colisée lors des matchs universitaires. La moyenne de spectateurs par partie a grimpé de 39 %, avec comme fait saillant le match du carnaval étudiant où près de 1400 personnes ont franchi les guichets. Une moyenne qui aurait pu être plus élevée si l'UQTR n'avait pas eu à disputer des matchs la même journée que le Blizzard. 

Une rencontre organisée à Drummondville a aussi attiré 1000 spectateurs. Des répercussions directes de l'instauration d'une division développement des affaires au sein de l'organisation, menée par l'ancien Patriotes Daniel Payette.

«Daniel a fait un travail extraordinaire pour augmenter notre prestige. En voyant les autres universités, on s'est rendu compte qu'il y avait du rattrapage à faire et qu'il fallait s'ajuster. Avant, c'était l'entraîneur qui faisait tout. Nous avons tissé des liens avec la communauté et ç'a paru pour les assistances. L'arrivée de partenaires nous a permis d'avoir plus d'argent pour s'améliorer à beaucoup d'endroits. On souhaite de tout coeur que ça se poursuive dans cette voie. C'est très positif», conclut Hubert.

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