L'UQTR prête à réévaluer le dossier du football

Le stade Diablos pourrait finalement accueillir une équipe... (Photomontage: Olivier Croteau)

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Le stade Diablos pourrait finalement accueillir une équipe de football universitaire en 2018.

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(Trois-Rivières) Après avoir dit non au retour du football en novembre dernier, l'Université du Québec à Trois-Rivières réévaluera très prochainement la proposition d'un groupe d'investisseurs désirant le retour du ballon ovale sur le campus.

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La Fondation de l'UQTR a lancé jeudi sa campagne annuelle de financement auprès des diplômés de l'UQTR. Sylvain Toutant en est le diplômé d'honneur. On retrouve à sa gauche le recteur Daniel McMahon, ainsi que le président et le directeur général de la Fondation, Jean-Guy Paré et Daniel Milot.

François Gervais, Le Nouvelliste

Le 26 novembre, le conseil d'administration s'était prononcé contre le projet et l'un des aspects qui avait fait pencher la balance était le fait que le recteur en place ne l'était que par intérim.

Il semblerait que l'arrivée en poste de Daniel McMahon à la fin du mois de janvier a changé la donne dans ce dossier. Celui-ci a confirmé jeudi que le projet de retour des Patriotes football, mené par l'ancien député Jean-Guy Paré, allait être de nouveau étudié.

«Ce que j'ai dit à monsieur Paré et à son groupe, c'est que nous étions prêts à les écouter, à regarder et évaluer le projet, mais la priorité numéro un présentement, c'est le redressement de l'Université. Si ce projet peut s'insérer et devenir porteur du développement dans le contexte actuel, c'est certain que nous allons le regarder activement et faire une recommandation au conseil d'administration.»

Cette rencontre aura lieu le 8 avril et réunira plusieurs acteurs du groupe, ainsi que des dirigeants de l'UQTR. Si les décideurs de l'institution choisissent d'aller de l'avant avec l'initiative, une équipe pourrait évoluer dans un stade Diablos agrandi à 6000 places dès 2018.

«C'est clair que nous aurons une rencontre et une bonne séance de travail. Nous allons faire les choses correctement et si nous devons aller vers la création d'un club de football, c'est que ce sera gagnant-gagnant pour tout le monde, et ce, pour l'ensemble du sport à l'UQTR. On ne veut pas cannibaliser les autres sports», précise M. McMahon.

Une chose est certaine, le plan d'affaires du groupe ne pourra pas demander davantage d'implication de la part de l'Université au point de vue financier. Le plan original prévoyait que 15 % du budget de fonctionnement annuel de l'équipe, soit 150 000 $, allait être l'affaire de l'institution, alors que les 850 000 $ restants devait être assuré par la corporation du football par l'entremise des donateurs, des commanditaires ainsi que la vente de billets.

La réunion du 8 avril permettra aussi au conseil d'administration de faire savoir au groupe quels points doivent être modifiés afin qu'il donne son aval au projet.

Jusqu'à présent, 650 000 $ avaient été obtenus de la part de donateurs. De plus, un commanditaire s'était engagé à faire l'achat de 3675 billets par match lors des trois premières saisons, soit le chiffre nécessaire afin de permettre à la formation d'écrire son bilan à l'encre noire.

«Le football, ça peut paraître banal, mais c'est 650 000 $ d'engagement individuel. Ce ne sont pas des entreprises. Notre plus gros donateur s'est engagé à la hauteur de 125 000 $», rappelle M. Paré, qui est aussi président de la Fondation de l'UQTR.

Ironiquement, cette deuxième chance pourrait aider les futurs Patriotes. Après avoir voulu lancer l'équipe en 2017, les multiples reports d'une décision du conseil d'administration signifiaient que l'équipe allait amorcer ses activités avec quelques mois de retard.

Si l'UQTR appuie le projet rapidement lors de cette deuxième chance, le groupe aura plus de temps pour trouver son entraîneur, débuter son recrutement et, surtout, lancer une campagne de financement de plus de 3 M$ dans la communauté.

Avec l'aide de la Fondation

Bien que le projet n'est pas celui de la Fondation de l'UQTR, l'organisme n'a pas changé d'avis et y donnera son appui en plus de donner un coup de main pour la recherche de donateurs.

«Quand le projet va être autorisé par l'université, la Fondation accompagnera l'équipe qui fait la promotion du projet et on se lancera à la recherche de donateurs.

Mais ils en avaient déjà beaucoup avant qu'il y ait une pause. C'est un bel exemple de projet pour d'anciens étudiants qui reviennent au bercail et qui font un don qu'ils n'auraient pas fait par le passé», souligne le directeur général de la Fondation, Daniel Milot, qui voit l'arrivée de nouvelles équipes sportives sur le campus comme un excellent moyen d'accumuler des dons.

D'ailleurs, la Fondation a lancé jeudi sa campagne de financement pour l'année 2016. Et l'objectif n'est pas mince. Après avoir récolté 400 000 $ l'an dernier, on vise maintenant 500 000 $.

«On veut aller chercher 6000 donateurs, une augmentation de 35 %. On préfère en avoir dix à 25 $ qu'un seul à 250 $. Un des moyens que nous avons, c'est d'avoir des gens qui vont influencer nos autres diplômés pour ramener au bercail ceux qui n'ont pas encore fait de don à la Fondation pour assurer la pérennité de leur alma mater», souligne M. Milot.

C'est Sylvain Toutant, président de l'entreprise David's Tea, qui assure la présidence de l'événement cette année.

«Une université comme l'UQTR joue un rôle de catalyseur dans une région comme la Mauricie. Je fais un don personnel et je vais aller chercher mes anciens collègues qui ont profité des services de l'UQTR pour les inciter à supporter la Fondation. On va le faire en équipe.»

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