À Halifax par la grande porte

En plus de compter sur un bon noyau... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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En plus de compter sur un bon noyau de vétérans, les recrues des Patriotes, tel que Pierre-Maxime Poudrier, à gauche, et Mathieu Lemay se sont rapidement retrouvées dans des postes importants.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) C'est par la grande porte que les Patriotes de l'UQTR se présenteront à Halifax pour le championnat canadien de hockey universitaire.

Une première place qui ne leur donnera pas grand-chose, sauf pour l'avantage du dernier changement, alors qu'ils tenteront de mettre un terme à la domination des Golden Bears de l'Alberta, champions des deux dernières saisons.

La dernière fois que les Patriotes ont été classés premier au championnat canadien, Marc-Étienne Hubert n'avait pas encore amorcé sa carrière... de joueur avec l'équipe! C'était en 1999. Les Trifluviens avaient été éliminés rapidement après deux défaites.

On pourrait croire qu'en étant classés premiers, ceux-ci auraient pu éviter de disputer trois matchs en trois jours, en amorçant leur tournoi jeudi et non pas vendredi. Mais non!

L'équipe hôte du tournoi a le dernier mot quant à l'horaire, et cette année, les Huskies de Saint Mary's ont décidé de jouer leur premier match vendredi soir. Classés huitièmes, les Huskies se mesureront aux Patriotes.

Est-ce un désavantage que de se retrouver avec un tel horaire? Hubert préfère se concentrer sur le premier match, qui est sans lendemain. Une défaite et c'est le retour en Mauricie, alors qu'avec une victoire, l'UQTR disputera au moins le match de la médaille de bronze.

«Avant de penser au trois en trois, il faut penser à gagner le premier match. Ça ne donne absolument rien d'en parler avec les joueurs ou de mettre de l'énergie sur le trois en trois. On doit tout donner dans le premier match sinon notre saison est terminée», martèle le pilote.

Vétéran de quatrième année, Pierre-Olivier Morin apporte un éclairage différent sur la question, rappelant que les Patriotes ont été dans l'autobus pendant 1850 km depuis vendredi dernier pour la Coupe Queen à London, en plus d'un voyage d'avion Montréal-Halifax.

«À court terme, c'est un avantage. C'est sûr que si tu te rends à trois matchs, la fatigue va embarquer. Mais nous avons voyagé dans les derniers jours et mardi, c'était une journée de repos. Nous allons pouvoir pratiquer mercredi et jeudi en plus d'avoir une séance matinale vendredi avant le match. St. Mary's eux sont à domiciles, ils vont être reposés.»

Les Huskies sont peut-être classés huitièmes, mais ils présentent une formation qui, sur papier, semble plus redoutable que les Mustangs de Western, que les Patriotes ont vaincu en prolongation pour la Coupe Queen.

Ils sont menés par l'ancien choix des Blues de St-Louis Stephen MacAulay et l'ancien des Bulldogs d'Hamilton Ben Duffy.

Hubert se méfie énormément de ce premier match, et ce, même si la formation d'Halifax compte plusieurs blessés, selon certains rapports.

«Les Huskies ont fait leur recrutement en fonction de cette année. Quand on regarde leurs années d'expérience junior et SIC, ils ont énormément de punch et de profondeur.

En plus, ils sont l'équipe hôte et ils risquent de jouer avec l'énergie du désespoir en étant l'underdog. Être dans leur situation, je n'aurais pas de misère à crinquer mes joueurs.»

Les Huskies comptent trois joueurs repêchés dans la LNH, dont Stephen Johnston, choix des Red Wings de Detroit. Après avoir amassé 12 points en 10 matchs en saison, Johnston n'a pas joué en séries et représente un cas douteux pour le championnat.

Un rendez-vous avec UNB?

Avec une victoire, les Patriotes avanceront en deuxième ronde du tournoi et se mesureront au gagnant de l'affrontement entre la quatrième et la cinquième position, Western et l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB). N'eut été de leur défaite en finale de l'Atlantique contre St-Fx, UNB aurait assurément été classée première.

On pourrait ainsi avoir droit à la finale avant la finale dans ce match de demi-finale.

«Ça n'a aucune importance, ce sont toutes de bonnes équipes, souligne le pilote trifluvien. On ne doit pas voir plus loin que le premier match, parce que c'est le plus gros défi de notre saison. Sur papier, c'est la meilleure équipe que nous avons affrontée cette année.»

En pleine confiance

Une chose est certaine, les Patriotes entreront en pleine confiance au Scotiabank Centre, domicile des Mooseheads d'Halifax de la LHJMQ. Les Trifluviens, qu'Hubert décrit comme un groupe spécial, n'ont pas subi la défaite depuis le 8 janvier et surfent sur une séquence de 16 victoires consécutives.

«Quand tu joues contre une équipe en confiance, tu le sens sur la glace. En ce moment, c'est ce que nous dégageons. Il ne faut pas l'être trop et se penser invincible, mais on le sent. Quand on perdait contre Western, il n'y avait pas de stress, on sentait qu'on pouvait revenir de l'arrière», explique l'attaquant Guillaume Asselin.

Les Patriotes ne croiseront donc pas les récipiendaires de la coupe Université lors des deux dernières éditions, les Golden Bears de l'Alberta, avant la finale. Mais les Ours ont connu une saison décevante et pourraient même ne pas atteindre le match ultime.

De plus, contrairement à l'an dernier, les Patriotes ne seront privés d'aucun joueur, retenu à l'infirmerie. La porte est grande ouverte pour que le précieux trophée effectue un arrêt en Mauricie pour la cinquième fois.

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Asselin récompensé

Guillaume Asselin est devenu mercredi soir le troisième porte-couleurs de l'histoire des Patriotes de l'UQTR à être désigné meilleur joueur universitaire au Canada, au gala présenté en marge du championnat canadien qui s'amorce jeudi à Halifax.

Le protégé de Marc-Étienne Hubert met donc la main sur le trophée Joseph A. Sullivan, un exploit qu'il partage maintenant avec Alexandre Tremblay (2002-03) et Luc Bélanger (1998-99), deux légendes de l'organisation trifluvienne.

Asselin a dominé la colonne des marqueurs au pays, avec une récolte de 47 points en 28 matchs. Il a aussi été le meilleur au pays pour les buts avec 27, cinq de plus que son plus proche poursuivant.

De plus, Asselin a évidemment été élu sur la première équipe d'étoiles.

Par ailleurs, Sébastien Auger a lui aussi été sous les projecteurs mercredi, choisi comme gardien sur l'équipe d'étoiles des recrues. L'ex-vedette des Sea Dogs de St.John a connu une excellente première saison universitaire, et il a été encore plus solide lors des séries.

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