Quand la Coupe Queen signifie quelque chose

Tommy Giroux... (Stéphane Lessard)

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Tommy Giroux

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Pendant des années, le match de la Coupe Queen ne voulait pas dire grand-chose pour les Patriotes. Il n'y avait pas d'enjeu - outre un trophée - qui valait la peine de risquer une blessure à l'un de ses meilleurs joueurs une semaine avant le championnat national. Mais cette saison, jamais la Coupe Queen n'aura eu un aussi grand impact pour les Patriotes.

Mercredi dernier, les X-Men de St-FX ont causé la surprise de l'année en éliminant la meilleure équipe au pays, les Varsity Reds de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB) en deux matchs dans les séries éliminatoires du Sport universitaire de l'Atlantique. Les Reds tomberont inévitablement au classement canadien. Avec une victoire à la Coupe Queen, les Patriotes devraient logiquement se hisser au premier rang canadien et entrer au Championnat canadien par la grande porte et avec l'avantage de la patinoire.

Les Patriotes se mesureront donc aux Mustangs de Western, qui ont connu plusieurs hauts et bas cette saison. Les Mauriciens l'avaient emporté de façon convaincante 5-2 lors de leur seul affrontement cette saison. Comme le veut la réglementation des SUO depuis 1987, la finale ne peut être disputée au Québec. Mais les Patriotes auront l'avantage du dernier changement face aux Mustangs. Une équipe que Marc-Étienne Hubert connaît bien, particulièrement l'entraîneur Clarke Singer qui dirigeait la formation alors que le pilote trifluvien était encore joueur.

«J'ai joué un match de finale là-bas, en 2003. C'est un match dont je me souviens. Nous les avons battus en finale de la Coupe Queen, et ils nous ont battus en finale du Championnat canadien, en troisième prolongation.»

Dans le vestiaire des Patriotes, jeudi, personne ne semblait se préoccuper de la défaite de l'UNB. C'est à peine si on en faisait mention. On pensait davantage à l'humiliante défaite de 4-0 l'an dernier face aux Gryphons de Guelph à la Coupe Queen. Hubert n'a pas caché que les Gryphons avaient été pris à la légère.

«Nous sommes sur la route de la rédemption. L'an dernier, nous avons trébuché avec le trophée au bout des doigts. Pas parce que nous nous sommes fait battre par meilleur, mais parce que nous n'avons pas eu une bonne performance. Cette année, nous avons la chance d'y retourner. Nous avons la chance, comme équipe et comme athlète, de remplacer cette performance par une victoire, un trophée, une bannière et une bague. UNB ou pas UNB, ça ne change rien», maintient Hubert, qui sera privé de son spécialiste en désavantage numérique Vincent Marcoux, suspendu pour trois matchs. L'ancien des Cataractes Olivier Caouette verra sa charge de travail augmentée.

Un joueur qui voudra assurément se reprendre est Tommy Giroux. L'année dernière, le deuxième meilleur pointeur des Patriotes a dû regarder le match des estrades, la frustration le rongeant. Après trois équipes de la LHJMQ, et deux de junior AAA, Giroux croyait enfin être en mesure de faire la différence. Puis, il y a eu cette blessure qui a mis un terme à sa saison.

«L'an dernier, les gars rentraient avec leurs poches dans le vestiaire, mais moi je n'en avais pas. J'en ai rêvé, de rentrer avec ma poche au Championnat canadien. C'est plate de le vivre d'en haut. Je l'ai vu de l'extérieur l'an passé, mais ce que je vois, c'est que les gars l'ont vraiment sur le coeur. L'an dernier, ils allaient vraiment là pour célébrer, alors que cette année, ils vont à la Coupe Queen pour gagner.»

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