«Une rivalité, il va y en avoir une!»

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Même s'ils ont respectivement terminé au quatrième et cinquième rang, le Blizzard n'a jamais été approché au classement par les Prédateurs de Laval cette saison.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Lorsqu'on pense aux formations pour lesquelles le Blizzard de Trois-Rivières a une haine viscérale, les Prédateurs de Laval n'arrivent certainement pas en tête de liste. La série qui s'amorcera vendredi au Colisée entre les deux équipes pourrait toutefois déterrer la hache de guerre.

Il faut dire que les deux clubs ont rarement croisé le fer lors du tournoi printanier. C'est arrivé une fois, en 2014. Les Prédateurs - qui portaient le nom des Braves - avaient terminé au dernier rang du classement et n'avaient pas fait long feu, s'inclinant en cinq matchs dont trois massacres à l'avantage des Trifluviens. «Ils n'avaient pas de club pour nous affronter en séries. Cette année, à la fin de la série, une rivalité, il va y en avoir une!», s'attend Alain Côté.

Le fait saillant de la série avait été une bagarre générale au Colisée. David Massé, qui n'est pas du genre à laisser tomber les gants fréquemment, s'était porté à la défense de son coéquipier Maxime Bouchard, frappé au visage par le bâton de Tommy Bolduc dans une scène rappelant le duel entre Dave Carlson et Tim McCracken dans le film Slap Shot.

Massé est toutefois beaucoup mieux entouré cette saison. Pierre-Luc Sleigher et Martin Gascon sont deux dynamos en offensive alors que Francis Wathier et le défenseur Bruno St-Jacques ont évolué dans la Ligue nationale de hockey, et le bagage d'expérience qui vient avec. «Ils ont pas mal de joueurs qui ont de l'expérience en séries et qui ont gagné. Ils ont aussi Charles Fontaine, qui a joué à Trois-Rivières», explique Côté.

Quelques ingrédients semblent réunis afin de permettre aux spectateurs de s'attendre à un duel relevé. L'un d'eux est la présence derrière le banc lavallois d'Éric Haley, un Trifluvien pure laine qui en sera à ses premiers pas «officiels» en séries éliminatoires à titre d'entraîneur-chef. «J'avais dirigé trois ou quatre matchs en séries parce que Dean (Lygitsakos) avait été suspendu durant les séries. Mais cette fois, c'est différent, c'est mon équipe que j'ai préparée pendant quelques semaines».

Le pilote des Lavallois s'est joint aux Prédateurs en milieu de saison, remplaçant Serge Forcier. Depuis, l'équipe montre des signes encourageants... mais pas toujours.

«Non, nous ne sommes pas où je voudrais que nous soyons. Les gars sont au courant qu'en séries éliminatoires, et j'ai beaucoup d'expérience dans le domaine pour le dire, la coche est deux ou trois fois plus haute qu'en saison régulière. Mais ce que je suis content, c'est que dans les derniers 12 matchs, l'équipe combat bien et se comporte bien.»

Les Prédateurs ont en effet maintenu une fiche de 5-4-1 dans leurs 10 derniers matchs, mais ne sont jamais parvenus à remporter deux victoires consécutives. Les Trifluviens devront trouver un moyen d'exploiter leur puissante offensive au maximum.

«Les Prédateurs n'ont pas une défensive très rapide. Ce sera important de patiner et d'utiliser notre vitesse. Nous sommes pas mal moins physiques qu'eux, il faudra aussi les empêcher de nous frapper», souligne Côté, qui pourra compter sur le retour de plusieurs éléments dont Marc-André Huot, Francis Lessard et Mathieu Guertin.

«Nous aurons cinq joueurs que nous n'avions pas lors du dernier match de la saison, contre les Prédateurs. Pour nous, cette défaite ne compte pas!», analyse Côté.

Une chose est certaine, les deux équipes n'auront pas à s'inquiéter de la performance de leurs hommes masqués dans cette série. Marco Cousineau a été égal à lui-même cette saison, mais Adam Russo, après avoir amorcé la campagne lentement, a terminé en force et montre des statistiques tout aussi intéressantes que son vis-à-vis. L'Ontarien avait mené les Éperviers de Sorel-Tracy à la finale de la Ligue nord-américaine de hockey pas plus tard que l'année dernière.

Deux trophées pour Beauregard

Après avoir remporté le titre des buteurs et des pointeurs de la LNAH, Thomas Beauregard a poursuivi sa collecte d'honneurs jeudi en étant nommé le joueur le plus utile du circuit.

L'attaquant ajoute ainsi le trophée Claude-Larose au-dessus de son foyer après cette dernière campagne où il a amassé 33 buts et 69 points en 40 parties. Ce ne fut pas le seul honneur pour l'ailier de 30 ans, qui a aussi été nommé joueur le plus gentilhomme de la dernière campagne.

Dans la catégorie du meilleur gardien, Loïc Lacasse des Marquis de Jonquière a été préféré à Marco Cousineau. Finalement, Alain Côté a échappé le titre de l'année au profit d'Alain Gardner, dont les 3L de Rivière-du-Loup ont terminé au deuxième échelon du circuit.

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