Geneviève Beauchesne-Sévigny à la retraite

Geneviève Beauchesne-Sévigny accroche son aviron pour de bon....

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Geneviève Beauchesne-Sévigny accroche son aviron pour de bon.

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(Trois-Rivières) Pratiquement soudée à son kayak depuis plus de 20 ans, Geneviève Beauchesne-Sévigny accroche son aviron pour de bon.

La Trifluvienne de 29 ans a en effet confié en primeur au Nouvelliste qu'elle tirait sa révérence. Une décision qu'elle a longuement mûrie, pendant plusieurs semaines, après avoir raté sa qualification olympique en vue des Jeux de Rio en compagnie de ses coéquipières de l'équipe nationale K-4 500 mètres.

Revenue à la compétition en 2010, après une courte retraite de 8 mois, la kayakiste avait renoué avec son embarcation en raison d'un sentiment de mission inachevée.

«Je suis revenue car je voulais aller au bout de moi-même et n'avoir aucun regret. Là, je peux dire que suis allée au bout de moi-même. Est-ce qu'il y a des choses que j'aurais pu faire différemment? Certainement. Mais je n'ai aucun regret», lance l'olympienne qui complète présentement un baccalauréat en sciences infirmières à l'Université Laval.

En août dernier, lors des Championnats du monde de canoë-kayak de vitesse présentés à Milan, l'équipage canadien avait échappé son ticket pour le Brésil après avoir raté les demi-finales.

Pour se qualifier, le Canada devait devancer l'Argentine au classement. Les sud-américaines ont finalement coiffé les Canadiennes par moins d'une seconde.

«Après les Mondiaux, je voulais arrêter. Mais je me suis dit que j'allais d'abord y penser, car je ne voulais pas prendre cette décision sur un coup de tête», raconte celle qui défendait depuis trois ans les couleurs du club de Lac-Beauport.

«En septembre, je suis retournée sur l'eau une seule fois et j'ai tout de suite su que c'était la fin. Mais je ne voulais pas l'admettre encore, car je n'étais pas prête à l'accepter.»

En tout, Beauchesne-Sévigny aura passé 10 ans avec l'équipe nationale, un séjour au cours duquel elle aura eu l'occasion de goûter à la grand-messe du sport amateur, les Jeux olympiques de Pékin à l'été 2008. Évidemment, cet accomplissement occupe une place privilégiée dans ses souvenirs.

«Il n'y a pas de mot pour décrire comment c'était, à Pékin. Personne ne pourra jamais m'enlever cette expérience que j'ai vécue», dit celle qui soufflera 30 bougies en avril.

Mais avant même de songer aux résultats, c'est l'esprit de liberté sur l'eau, à bord de son kayak, qui occupera ses pensées lorsque viendra le temps de revisiter sa carrière qui s'était amorcée à l'âge de huit ans sur la rivière Saint-Maurice, au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières.

«Le sport m'a apporté des leçons de vie incroyables en plus de me permettre de tisser des liens avec mes meilleures amies», souligne Beauchesne-Sévigny, également reconnaissante envers son ancien entraîneur au CKTR, Mathieu Pelletier, qui l'a dirigée pendant une dizaine d'années.

Quand on lui demande quelles ont été ses courses les plus mémorables, Geneviève Beauchesne-Sévigny ne réfléchit pas trop longtemps avant de trancher.

«Il y a eu notre qualification pour les Jeux de 2008. Puis, la course aux Olympiques de Pékin, évidemment. Mais, j'étais aussi bien fière quand j'ai terminé première en K1 lors des essais nationaux de 2012. C'était une belle sensation de remporter une course individuelle», note-t-elle, la tête dans ses souvenirs.

À l'opposé, son résultat le moins agréable en carrière est assez facile à soulever.

«Définitivement les Mondiaux 2015, à Milan, quand on a raté notre qualification olympique», tranche-t-elle, sans hésiter.

Évidemment, la kayakiste s'estime choyée d'avoir pu partager ces précieux moments aux côtés de son frère Gabriel, également membre de l'équipe canadienne de canoë.

«On a fait nos premiers Championnats du monde senior ensemble en 2006, nos premiers Jeux olympiques ensemble en 2008. Nous avons aussi raté les Jeux en même temps, en 2012. Gab a été d'un grand support tout au long de ma carrière», mentionne-t-elle, tout en espérant voir son frangin décrocher son invitation pour les Olympiques lors des qualifications continentales.

«C'est certain que s'il est à Rio, j'y serai pour l'encourager!», conclut-elle, avec un large sourire rempli de sérénité.

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