La première manche aux Patriotes

Pierre-Maxime Poudrier a donné le ton chez les... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Pierre-Maxime Poudrier a donné le ton chez les Patriotes en ouvrant la marque à la suite d'un bel effort individuel en désavantage numérique.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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On pouvait s'attendre à un duel de gardiens entre Sébastien Auger et Francis Dupuis lors de la série opposant les Patriotes de l'UQTR et les Ravens de Carleton.

C'est exactement ce qui s'est passé mercredi soir au Colisée. C'est finalement le Trifluvien qui a eu le dessus dans un gain de 4-1.

Les deux portiers ont tenu leur bout jusqu'en milieu de deuxième période, multipliant les arrêts spectaculaires, particulièrement Dupuis qui n'a pas reçu l'appui espéré de la part de ses coéquipiers dans ce match. Le gardien de l'UQTR aura finalement stoppé 26 tirs, contre 27 pour Dupuis.

«Je m'attendais pas mal à ce que ça se passe comme ça. Il est un des meilleurs gardiens de la ligue et il a d'excellentes statistiques. Il était dur à percer et il a fait les arrêts-clés. Ça faisait une compétition entre les deux gardiens, même si je ne recevais pas beaucoup de tirs», a expliqué Auger, qui tentait de ne pas se mettre de la pression sur les épaules malgré ce duel.

Après avoir connu un lent début de match, les Ravens ont offert du jeu plus convaincant en deuxième période, cognant à la porte à quelques reprises. On croyait bien que l'égalité de 0-0 allait être brisée quand la troupe de Marc-Étienne Hubert a écopé d'une pénalité à la 14e minute de l'engagement. Elle l'a en effet été, mais pas comme on pouvait s'y attendre. Pierre-Maxime Poudrier est parvenu à s'échapper en désavantage numérique et a déjoué Dupuis d'une spectaculaire feinte, même s'il était accroché par derrière, pour donner la première avance du match aux Trifluviens.

«Je savais que le gars allait tenter quelque chose pour aider son gardien et je voulais protéger la rondelle. Le gardien a tenté de me harponner mais le fait que j'étais accroché m'a ralenti et le côté droit s'est ouvert pour que je puisse marquer», a raconté Poudrier.

Un but dont les Patriotes avaient bien besoin pour se donner confiance. Après avoir disputé deux séries plutôt faciles, Hubert n'avait pas hésité à dire que les vrais Patriotes ne s'étaient pas levés en éliminatoires. Pour plusieurs joueurs, les séries ont réellement commencé mercredi.

«Je pense qu'on a joué un bon match, le genre de performance que si l'on répète, il va nous arriver plus de bonnes que de mauvaises choses. Le premier but nous a fait du bien. Les deux gardiens ont été extraordinaires», a lancé le pilote des Patriotes.

Deuxième meilleur marqueur de l'UQTR cette saison, Tommy Giroux n'avait amassé qu'un point lors des deux premières rondes des séries. Il a connu son réveil offensif face aux Ravens. C'est lui qui a inscrit le deuxième des locaux, avant de voir les Ravens réduire l'écart à un seul filet quand Mitch Zion a fait dévier une passe de Brent Norris derrière Auger. Mais Giroux est revenu à la charge en battant Dupuis en avantage numérique une minute plus tard.

«J'aimais mieux que ça débloque contre Carleton qu'avant, a rigolé l'attaquant, soulignant que les changements de trios apportés avant la rencontre ont été payants pour l'équipe. Je pense que le message a été très positif. Ça nous a relancés et les gars étaient de bonne humeur.»

Carl-Antoine Delisle a assuré la victoire des Patriotes dans une cage déserte en fin de rencontre. Dans le camp des Ravens, les visages étaient longs, eux qui ont perdu les services d'un de leurs meilleurs défenseurs en Connor Boland tôt dans la rencontre.

«Nous avons connu une mauvaise première période. Nous sommes sortis lentement et nous avons dû écouler trois pénalités. On devra donner un effort de 60 minutes lors du prochain match», a analysé Marty Johnston.

Beaudoin de retour

En plus de modifier ses trios, Marc-Étienne Hubert a réservé une surprise aux 633 partisans réunis au Colisée en habillant le défenseur Charles-David Beaudoin, qui avait raté les deux premières séries, blessé à une main. L'arrière a bien fait et été utilisé plus que prévu.

«Il était déterminé à revenir au jeu et il a fait tout ce qu'il fallait. Ça démontre sa force de caractère. Il y a beaucoup de joueurs dont l'année aurait été terminée.»

Les Patriotes tenteront d'éliminer les Ravens samedi soir à Ottawa dans ce duel au meilleur de trois matchs. La tâche n'a jamais été facile pour les Trifluviens au Ice House.

«Nous sommes deux bons programmes qui se suivent au pouce carré, analysait Hubert. Ce sera une guerre de tranchées et ce sera à nous de contrôler ce que l'on peut contrôler en restant concentrés sur le court terme. Ce n'est jamais facile là-bas et il faudra jouer un match presque parfait.»

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