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Boxeurs professionnels aux Olympiques: les pugilistes de la région partagés

Mikaël Zewski... (Photo: Top Rank)

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Mikaël Zewski

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(Trois-Rivières) Simon Kean, François Pratte et Mikaël Zewski ont des avis partagés par rapport à la proposition qui permettrait aux boxeurs professionnels de vivre l'aventure des Jeux olympiques.

Le président de l'Association internationale de boxe (AIBA), Ching-Kuo Wu, a fait cette déclaration mercredi au terme d'importantes réunions de la fédération, en Angleterre. La suggestion a bien sûr fait quelques vagues.

François Pratte se range dans la catégorie des sceptiques. Quintuple champion canadien chez les amateurs, le Trifluvien a amorcé sa carrière professionnelle l'an dernier. S'il admet que l'exercice s'avérerait bénéfique pour son sport sur le plan de la visibilité, il déchante quand il est question de l'égalité des chances.

«On ne peut pas rassembler les pros et les amateurs, il y a un monde de différence entre les deux. Sauf peut-être à Cuba, les amateurs doivent souvent concilier les études et le travail à la boxe. Les pros, quand ils décident de faire le saut, ils savent dans quoi ils s'embarquent: les combats comptent 12 rounds, ils ont des gros camps d'entraînement et, si ça va vraiment bien, ils deviennent millionnaires.»

Francois Pratte... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 2.0

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Francois Pratte

Etienne Ranger, LeDroit

Le protégé du club Performance se désole de constater les changements apportés dans la boxe amateur au fil des ans. De nouvelles réglementations qui s'apparentent de plus en plus à la boxe professionnelle.

«Ils ont changé le système des points, inséré les rounds de trois minutes et enlevé les casques. Ce sont quand même des modifications importantes.»

La création en 2010 du circuit World Series of Boxing (WSB), qui permet aux pugilistes professionnels de maintenir leur éligibilité pour les Olympiques, constitue un bel exemple quant aux intentions de l'AIBA, selon Pratte.

Simon Kean... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Simon Kean

Etienne Ranger, LeDroit

Simon Kean, qui a aussi effectué le saut chez les pros après une belle carrière du côté des amateurs, ne cracherait pas sur l'occasion si une deuxième opportunité s'offrait à lui de briller sur la plus grande scène sportive de la planète.

«C'est certain que si ça passe, je vais m'informer», assure le poids lourd, qui a participé aux Jeux de Londres il y a quatre ans. «Je n'ai pas eu de support de la fédération canadienne à la fin de ma carrière amateur et ça m'a beaucoup déçu. Ce serait une belle façon de leur prouver que je peux encore avoir du succès aux Olympiques. Mais il y a de moins en moins de places disponibles dans ma catégorie pour Rio. Ça va être difficile, même si le règlement est accepté...»

Mikaël Zewski, quant à lui, doute des motivations des meilleurs pros. «Je ne pense pas qu'un gars comme Floyd Mayweather acceptera de mettre son nom en jeu pour aller aux Olympiques. Quels seraient les enjeux? Ce serait étonnant qu'une majorité de pros embarque là-dedans. En tout cas, les boxeurs amateurs auraient tout à gagner et les pros, tout à perdre.»

Puisque le processus de qualification chez les amateurs se mettra en branle bientôt, l'AIBA ne devra pas lésiner longtemps avant de prendre sa décision.

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