Le Blizzard échappe la première bataille

Le Blizzard a laissé filer une avance de... (Sylvain Mayer)

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Le Blizzard a laissé filer une avance de 3-1 après 40 minutes pour finalement s'incliner 5-3 vendredi soir au Colisée.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) «La guerre, la guerre, ce n'est pas une raison pour se faire mal», disait l'un des jumeaux Leroux dans le film La guerre des tuques. Mais vendredi soir, au Colisée, le Blizzard a beaucoup souffert, et ce ne fut pas suffisant pour aller chercher une première victoire contre les Marquis de Jonquière cette saison. Les visiteurs sont revenus de l'arrière pour l'emporter 5-3 lors du premier de deux matchs entre les deux équipes ce week-end.

Les Trifluviens ont souffert, puisqu'ils ont été dominés au point de vue physique et de l'intimidation par la troupe de Francis Breault. Mais c'est certainement au niveau du moral que le Blizzard, et ses 916 partisans, ont le plus souffert puisqu'il détenait une avance de 3-1 en milieu de rencontre.

La troisième période a toutefois été entièrement à l'avantage des Jonquiérois. Hugo Carpentier, Samuel Groulx, P.J. Corsi et Benoît Gratton ont tous battu Marco Cousineau pour permettre aux Marquis de signer un cinquième gain cette saison contre Trois-Rivières, c'est-à-dire tous les matchs entre les deux formations cette année.

Le but de Gratton, qui a mérité la première étoile, en était un qui aurait pu se retrouver dans les jeux de la semaine.

«Ça fait trois matchs que je le vois aller, il est vraiment fort sur la rondelle. C'est un des vraiment bons joueurs que j'ai dirigés», a souligné Breault après la rencontre, lui qui remportait sa première victoire à la barre des Marquis en trois matchs.

Celui qui a le plus souffert chez le Blizzard est sans contredit Tommy Castonguay, qui a essuyé une sévère mise en échec d'Alex Bourret alors qu'il venait de se débarrasser de la rondelle en zone défensive. Castonguay a été projeté dans les airs avant d'atterrir directement dans le bas de la clôture en zone défensive. Sa saison est terminée aux dires de Côté.

Sur le jeu suivant, Benjamin Lecomte a voulu venger son coéquipier en s'en prenant à Bourret, mais c'est le défenseur trifluvien qui a été pénalisé. Les Marquis n'ont toutefois pas pu en profiter...

À vrai dire, ce sont les locaux qui ont obtenu les meilleures chances de marquer même s'ils étaient en désavantage numérique. Et dès que la pénalité à Lecomte s'est terminée, Marc-André Huot a récupéré une rondelle, contourné le filet et déjoué Loïc Lacasse pour porter la marque à 3-1. Tous les espoirs étaient permis.

Mais Marc-André Huot est venu s'ajouter à Castonguay sur la liste des blessés, et Boby Fugère a été expulsé.

Soudainement, un espace important s'est créé sur le banc des Trifluviens, et c'est ce manque de joueurs en santé qui explique le retour des Marquis au troisième engagement selon le pilote des locaux.

«Nous avons manqué de jus en troisième période. Nous étions rendus avec sept joueurs à l'avant. Mais ce n'est pas une raison pour que les défenseurs ne compensent pas à l'arrière. Les Marquis ont eu beaucoup de place pour bouger en troisième.»

Dans le vestiaire opposé, Breault estimait que sa troupe, qui était sur une séquence de trois défaites consécutives, a enfin connu le déclic espéré au dernier vingt.

«Depuis que je suis arrivé, je trouve que c'est le match où nous avons travaillé le plus fort. On a joué 60 minutes et notre jeu physique a fait une différence. Quand on regarde la troisième période, on était premier sur la rondelle et on se promenait aisément dans leur zone.»

Côté a revu le coup de Bourret à l'endroit de Castonguay, mais ne pouvait dire si le défenseur jonquiérois aurait dû être pénalisé sur la séquence.

«Il arrivait avec beaucoup de vitesse et un peu dans l'angle mort, a-t-il dit. Nous n'avons pas été intimidés ce soir (vendredi), mais on sort d'ici avec des bobos. Sauf que ça va être ça en séries.»

Le Blizzard a obtenu une chance inouïe de revenir dans la rencontre au troisième engagement, quand Gaby Roch a écopé de sept minutes de punition pour avoir attaqué Chris Cloutier, qui l'avait frappé sournoisement lors d'un combat plus tôt dans la rencontre. Il restait toutefois 3 min 8 s à faire au match et même avec Cousineau au banc, les Trifluviens n'ont pu en profiter.

Les deux clubs croiseront de nouveau le fer samedi soir, cette fois à Jonquière.

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