Des propos racistes contre les Patriotes

Le défenseur des Patriotes Jérémy Beaudry s'est retrouvé... (Benoît Villemure)

Agrandir

Le défenseur des Patriotes Jérémy Beaudry s'est retrouvé au coeur d'un incident raciste lors du premier match de la série face aux Ridgebacks.

Benoît Villemure

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Il y a eu les Big Bad Bruins, il y a eu les Broad Street Bullies, et il semble maintenant y avoir les Ridgebacks de l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario (UOIT). On les connaissait pour leur jeu robuste, mais la série contre les Patriotes de l'UQTR, qui se poursuivra samedi après-midi, a pris une toute autre tournure mercredi après qu'un joueur ait porté des propos racistes à l'endroit des Trifluviens.

L'action s'est déroulée alors qu'il restait moins de quatre minutes à faire à la rencontre, lors de laquelle les Patriotes avaient l'avance 6-0. Après un coup de sifflet, Mark Petaccio a invectivé plusieurs joueurs, les traitants de frogs.

«Les esprits se sont échauffés, ça frappait beaucoup. Il (Petaccio) a écopé d'une punition et on s'écoeurait sur la glace. Il nous a traités de frogs et d'autres choses. Ça arrive, mais ça reste des propos racistes. Les arbitres l'ont entendu et l'ont sorti du match», explique le défenseur Jérémy Beaudry, qui était au centre de l'action.

Petaccio ne devrait pas être en uniforme pour le match de samedi, puisqu'il a écopé d'une punition de grossière inconduite. Une peine qui fera mal aux Ridgebacks puisque l'attaquant est le troisième meilleur pointeur de l'équipe.

Beaudry, joueur de deuxième année, mentionne que le sujet a été discuté avec ses coéquipiers. «Ça vient nous chercher. Mais tout ce que ça peut nous faire, c'est de nous motiver pour gagner le prochain match.»

Au terme de la rencontre, l'entraîneur des Ridgebacks Curtis Hodgins est venu présenter ses excuses à Marc-Étienne Hubert, qui les a acceptées. Le pilote des Patriotes marchait sur des oeufs, vendredi, puisque les hauts dirigeants des communications de l'UQTR préféraient que l'affaire ne soit pas étalée au grand jour. Hubert a redirigé la question vers l'agent d'information du Service de l'activité physique et sportive, Yaël Blanchet-Godbout.

«Les deux organisations se sont parlées et l'entraîneur (de UOIT) nous a assurés que ça ne se passerait plus. Il a parlé à ses gars. Pour nous, c'est parfait et nous sommes contents d'entendre ça. Nous faisons du sport interuniversitaire et nous avons les mêmes valeurs», a mentionné Blanchet-Godbout.

Des yeux derrière la tête

Outre Charles-David Beaudoin, les Patriotes pourront compter sur un alignement meurtri, mais complet lors du match de samedi après-midi. Une victoire et ils accéderaient à la finale de la division Est après l'avoir emporté 6-1 mercredi.

Hubert ne cache pas qu'il a craint le pire pour certains de ses joueurs lors du premier match, jugeant que plusieurs coups dangereux ont été portés. L'entraîneur s'est d'ailleurs entretenu pendant une trentaine de minutes avec le superviseur des officiels. Après s'être tourné vers le jeu physique rapidement lors du premier match, les Ridgebacks se comptent-ils comme vaincus?

«Je ne pense pas. Ils jouent comme ça. Ça fait cinq fois qu'on les affronte et c'est toujours comme ça. Il n'y a pas une fois que nous sommes allés là-bas et qu'on n'est pas revenu avec un blessé. Ils ont un meilleur système de jeu cette année, ils ont battu Queen's, mais ils les ont débâtis. Le coach de Queen's m'a dit qu'il ne leur restait presque plus de joueurs, cinq ayant des commotions et leur meilleur attaquant a eu besoin de 37 points de suture», explique Hubert.

C'est pour cette raison que les Trifluviens n'ont fait que tourner la rondelle en troisième période mercredi afin de calmer le jeu. La stratégie pourrait être semblable samedi. «J'ai confiance que les arbitres et le superviseur seront en mesure d'assurer la sécurité des joueurs pour avoir un match propre, dit-il. Avant de penser à la façon que nous allons jouer avec l'avance, il faudra l'obtenir cette avance. Il faudra être prêt à jouer et offrir notre meilleure partie de l'année. Parce que dans cette ligue, en séries, ton match le plus important, c'est ton prochain, pas ce qui s'est passé avant», conclut l'entraîneur trifluvien.

Si un troisième et ultime match est nécessaire, il aura lieu dimanche à 16 h.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer