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L'Académie de l'Impact et le Centre haute performance pigent en Mauricie

Shanie Soulières et Dumel Kamwa vont expatrier leurs... (François Gervais)

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Shanie Soulières et Dumel Kamwa vont expatrier leurs talents à Montréal dès l'automne prochain où ils évolueront respectivement avec le Centre national de haute performance et l'Académie de l'Impact.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Petit à petit, le soccer mauricien se forge une réputation enviable au coeur de l'élite provinciale. L'Académie les Estacades en a reçu la preuve récemment alors que deux de ses membres en Sport-études ont été invités à joindre les rangs des prestigieux programmes que sont l'Académie de l'Impact et le Centre national de haute performance, à Montréal.

Pendant que Dumel Kamwa a reçu son invitation pour l'équipe U-14 de l'Académie, Shanie Soulières a été invitée à se joindre à la crème québécoise au CNHP. Pour l'entraîneur-cadre Durnick Jean, ces sélections se veulent un beau reflet de la progression observée au soccer dans la région au cours des dernières années. «Il s'agit d'une très bonne reconnaissance pour nous à travers la province, tant pour notre programme Sport-études que nos programmes régionaux. Ça prouve qu'on est capable de produire des joueurs qui peuvent performer à un très haut niveau. C'est une énorme fierté pour nous de les voir partir vers Montréal où ils vont pouvoir amener leur cheminement à un autre niveau.»

Attaquant costaud, Kamwa deviendra le septième joueur de la région à oeuvrer au sein de l'Académie, après les Gabriel Balbinotti, Xavier Laneuville, Youssef Mouelhi, Michel Djaozandry, Loïc Bellefeuille et Émile Lacroix.

Né au Cameroun, il est déménagé au Canada à l'âge de six ans. D'abord installé dans la métropole, Kamwa est débarqué en Mauricie il y a quatre ans. «J'étais bouche bée quand j'ai su que j'avais été choisi. Il y avait vraiment de très bons joueurs aux sélections», mentionne l'adolescent qui pratique aussi le football et l'athlétisme. «En allant à Montréal, ça va me sortir de ma zone de confort. J'espère simplement pouvoir me rendre le plus loin possible», indique Kamwa, grand fan de Cristiano Ronaldo.

Du haut de ses 5pi 9po, cet attaquant est une véritable machine à marquer des buts. Cet été, avec la formation U-13 du Club de soccer de Trois-Rivières, il a fait vibrer les cordages 27 fois en 18 matchs! Cette production lui a d'ailleurs valu le titre de joueur de l'année au CSTR.

«Il est débarqué ici avec de grandes qualités athlétiques, en dominant physiquement. Le Sport-études lui a permis de progresser beaucoup techniquement. Il est rendu très habile avec le ballon. C'est tout un marqueur. Même s'il n'a que 13 ans, on l'a surclassé avec les gars de secondaire 5 cette année», mentionne Durnick Jean.

Increvable Shanie

À l'opposé, on remarque un peu moins Shanie Soulières au premier coup d'oeil sur un terrain. De petite stature, la porte-couleurs des Rebelles de l'Est n'hésite cependant jamais à se mettre le nez dans l'action, jusqu'à ce que l'adversaire soit à bout de souffle. «Elle est toute petite et frêle, mais son jeu est très vif et dynamique. Elle aussi très rapide et, en plus, on dirait qu'elle a quatre poumons. Elle ne se fatigue jamais!», sourit son entraîneur-cadre aux Estacades.

D'abord intimidée à l'idée de se mesurer aux meilleures joueuses de son groupe d'âge pour obtenir une place au CNHP, la jeune trifluvienne a pris confiance en elle au fur et à mesure que les sélections progressaient. «Je m'estimais déjà chanceuse d'être invitée aux sélections au début. Mais, j'ai fini par réaliser que j'avais ma place avec ces filles-là, grâce à ma rapidité et ma persévérance», indique la petite milieu latérale d'à peine 5 pieds qui sera convertie en défenseure à son arrivée au Centre national.

Au cours des dernières années, rares sont les joueuses de l'Association régionale de soccer de la Mauricie ayant réussi à se frayer une place de choix à l'échelle provinciale. Il faut remonter une dizaine d'années dans le temps pour y retrouver des Mauriciennes au CNHP, soit Annick Maltais et Pascale Pinard. Également, sans passer par le CNHP, Marie-Laurence-Ouellet a pour sa part frayé avec différentes étapes de sélection des équipes nationales. Pour la jeune Soulières, ce nouveau chapitre représente un pas supplémentaire vers son rêve ultime. «J'aimerais bien pouvoir jouer pour l'équipe nationale olympique, un jour», lance celle qui a pour idole la Trifluvienne Marie-Ève Nault.

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