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Les courses à obstacles ont la cote depuis... (EPIC ACTION IMAGERY)

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Les courses à obstacles ont la cote depuis quelques années. Battle Frog aimerait attirer au moins 3000 personnes à sa première épreuve présentée en sol québécois, le 9 juillet prochain à Saint-Édouard-de-Maskinongé.

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(Trois-Rivières) Plusieurs adeptes de courses à obstacles ont sans doute déjà encerclé la date du 9 juillet dans leur agenda.

Pour la première fois de sa courte histoire, l'entreprise américaine Battle Frog établira ses quartiers généraux au Québec, le temps d'une journée, et c'est à Saint-Édouard-de-Maskinongé qu'on accueillera des centaines de volontaires, prêts à défier un parcours aménagé par des mordus de sports extrêmes.

Battle Frog, c'est en quelque sorte le principal rival de Spartan. Les deux compagnies basées aux États-Unis connaissent une croissance fulgurante, notamment au Canada.

Si Spartan mise déjà sur des épreuves à Québec et Montréal, Battle Frog traversera la frontière pour la première fois cette année avec des courses prévues dans les régions de Toronto, Vancouver... et Trois-Rivières!

L'étape de la Mauricie a été confirmée mercredi sur les réseaux sociaux. Elle se retrouve au milieu d'une programmation comprenant des villes comme Las Vegas, Miami et Dallas.

Si on avance le nom de Trois-Rivières, c'est en fait à Saint-Édouard que quelques milliers de coureurs se donneront rendez-vous l'été prochain.

«On a trouvé un compromis entre Québec et Montréal», sourit Marc-André Bédard, un athlète originaire de la Vieille Capitale, devenu coureur professionnel et directeur de courses pour Battle Frog.

Bédard n'a pas eu à fouiller bien loin afin de dénicher l'endroit idéal pour le baptême de feu de Battle Frog dans la Belle Province.

La course de Saint-Édouard se tiendra sur le site de la Rushwood Race, un autre populaire événement ralliant chaque année de nombreux courageux en quête de sensations fortes.

«Le marché des courses à obstacles au Québec est pas mal saturé, on a donc un gros contrat. Mais j'ai très hâte de relever le défi. Il y a plusieurs courses pendant l'année, nous sommes rendus à une quarantaine d'événements, mais c'est celui auquel j'ai le plus hâte!»

Effectivement, Battle Frog ne cesse de prendre de l'expansion depuis trois ans. Inspirée par des membres de la marine de guerre des États-Unis (Navy), l'entreprise organise des courses aux quatre coins du continent. Bédard était à Las Vegas au moment de l'entretien avec Le Nouvelliste.

«L'année passée, il n'y avait que 16 courses au programme. Ç'a vraiment monté en flèche, nous sommes présents dans presque tous les États américains. C'est dire à quel point c'est devenu important. Moi, je pense qu'on peut atteindre 3000 personnes pour la course de Saint-Édouard, mais je ne serais pas surpris qu'on en reçoive encore plus. En tout cas, la réponse des gens jusqu'à maintenant est encourageante.»

Bédard fait partie d'une petite équipe dont le mandat consiste à faire connaître Battle Frog et à planifier les divers obstacles des prochaines courses. Lui-même un excellent coureur, il préparera 12 courses en 2016, dont celle de Saint-Édouard.

«C'est un travail très exigeant, on parle de 14 à 16 heures par jour. J'ai moins de temps pour m'entraîner depuis que j'ai commencé il y a quelques semaines.»

Car dans le domaine des courses à obstacles, Marc-Antoine Bédard s'impose comme une véritable référence. Avec sa conjointe Claude Godbout, ils sont surnommés le couple bionique de Québec. En 2015 seulement, Bédard a pris part à 64 épreuves de courses à obstacles tandis que sa douce moitié a été sacrée championne du monde de Spartan Race.

Si les deux étaient connus auparavant pour leur carrière en biathlon - Bédard a participé au relais avec l'équipe canadienne aux Jeux olympiques de Vancouver -, leur nom est désormais associé à Spartan, Battle Frog, Xterra et Xman.

«Je vois chaque course comme des Coupes du monde, mais je veux que celle-là soit comme les Jeux olympiques. Je veux que tout le monde veuille la faire», conclut Bédard, en parlant du rendez-vous de Saint-Édouard-de-Maskinongé le 9 juillet.

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