«On n'a pas encore vu les vrais Patriotes»

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Anthony Verret et ses coéquipiers des Patriotes ont balayé la série de deux matchs contre les Ridgebacks cette saison.

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(Trois-Rivières) Ils sont robustes à souhait, frappent tout ce qui bouge et viennent de vivre les moments les plus intenses de la courte histoire de leur programme de hockey universitaire.

Les Ridgebacks de l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario (UOIT), clairement négligés pour le début du deuxième tour, voudront sans doute prolonger le plaisir en tentant d'éliminer les Patriotes de l'UQTR.

La mise au jeu initiale de cette courte série deux de trois est prévue pour mercredi soir, à Oshawa, et les Trifluviens doivent s'attendre à un accueil pour le moins hostile. C'est que le style de jeu pratiqué par les Ridgebacks en dérange plusieurs dans la Ligue de l'Ontario. Disons qu'ils ne se gênent pas pour jouer les durs (lire les fauteurs de troubles).

Les hockeyeurs de UOIT se classent d'ailleurs au quatrième rang des équipes les plus pénalisées du circuit avec 506 minutes passées au cachot en saison régulière. Lors du match face aux Patriotes à Trois-Rivières le 9 janvier, les visiteurs ont écopé de plusieurs pénalités d'indiscipline et de frustration.

On se souvient entre autres d'un coup à la tête, gracieuseté de Jason Shaw. Ou encore ce geste de dardage de Luke VanMoerkerke. Au total, 12 pénalités avaient été attribuées par les officiels aux joueurs des Ridgebacks, contre six pour les Patriotes.

«Ils sont robustes, concède l'attaquant de l'UQTR Tommy Giroux. On sait qu'ils frappent et qu'ils vont essayer de nous déranger. En plus, ils n'auront rien à perdre. Ils sortent d'une série très émotive et auront sans doute l'appui d'une foule très partisane. Il paraît que ça pourrait être à guichets fermés.»

En tout cas, ça l'était dimanche, quand les Ridgebacks ont éliminé les Golden Gaels de Queen's, au terme d'une confrontation âprement disputée ayant atteint la limite des trois matchs.

C'était la première fois depuis la naissance du programme sur la scène universitaire canadienne, en 2007-08, que les Ridgebacks gagnaient une ronde en séries. Et ils ont presque célébré comme s'ils venaient de soulever la coupe Queen, emblème de la Ligue de l'Ontario. «L'arrivée de leur entraîneur-chef [Curtis] Hodgins a changé la mentalité du club», soulève le pilote des Patriotes Marc-Étienne Hubert, dont l'équipe est arrivée à Oshawa mardi. «Ils sont revenus forts après avoir échappé le premier match des séries, ils ont gagné sur la route. Non seulement ils sont physiques, mais ils peuvent aussi utiliser leur vitesse.»

Par rapport à ses propres joueurs, Hubert estime qu'on n'a pas encore vu leur plein potentiel, du moins pas lors des deux premiers matchs éliminatoires contre les Voyageurs de l'Université Laurentienne. «Non, on n'a pas encore vu les vrais Patriotes. Mais la bonne nouvelle, c'est que presque tout le monde est en santé.»

Tous, sauf Charles-David Beaudoin, incommodé par une blessure à une main. Le défenseur recrue ne devrait pas revoir d'action d'ici le début de la finale, si les Patriotes y prennent part.

Au moins, le meilleur franc tireur au Canada, Guillaume Asselin, est pleinement remis de sa blessure au bas du corps. «Bravo aux membres de l'équipe médicale», tenait à souligner Hubert, qui a vu les siens remporter leurs 11 derniers matchs.

Après ce match, la série se transportera au Colisée de Trois-Rivières, où les matchs deux et trois (ce dernier si nécessaire) seront joués.

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